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Install-party et après-midi jeux, bricolage Ludique et Geek samedi 23 juin
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Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
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LA PASSION VAN GOGH

Écrit et réalisé par Dorota KOBIELA et Hugh WELCHMAN - GB/Pologne 2016 1h34mn - avec les voix de Pierre Niney, Chloé Berthier, Xavier Fagnon, Danièle Douet... Prix du Public, Festival du Film d'animation d'Annecy 2017.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA PASSION VAN GOGHLa Passion Van Gogh est un projet aussi insensé que démesuré. Il y a sept ans, Dorota Kobiela, réalisatrice de courts-métrages animés, a entrepris de raconter les derniers feux de la vie de l’artiste néerlandais en animant des peintures à l’huile réalisées dans le style de Van Gogh. Une idée qui devait donner d’abord lieu à un film court. Mais quand Hugh Welchman, son mari, co-réalisateur et co-scénariste, a fait la queue pendant trois heures pour une exposition du peintre néerlandais, il l’a persuadée de tenter l’aventure du long métrage.
Après avoir longtemps tâtonné, le couple de scénaristes s’est concentré sur les dix dernières semaines de la vie de Van Gogh (1853-1890). Une période prolifique durant laquelle, installé à Auvers-sur-Oise, il peint 70 toiles, avant de mettre fin à ses jours.

Quelques semaines après la mort du peintre, Armand Roulin, fils turbulent du postier Roulin, est chargé par son père, qui a bien connu Vincent Van Gogh lors de son passage à Arles, de remettre une lettre posthume à son frère Théo. Alors qu’il s'en fait fait une piètre image, le jeune homme découvre, au fil de ses rencontres, quel homme et quel artiste était vraiment Van Gogh. Apprenant la mort de Théo et n'ayant plus de destinataire pour la lettre que lui a confiée son père, Roulin se rend à Auvers-sur-Oise pour chercher à découvrir les raisons qui ont poussé Vincent à se suicider. La simple mission que lui a confiée son père tourne à l’enquête…
Le récit a d’abord des airs de docu-fiction édifiant et quelque peu compassé. Mais on se laisse vite emporter par une trame bien ficelée, dont il est toutefois difficile de démêler le vrai de l’invention. Hugh Welchman assure avoir vu des dizaines de documentaires et d’expositions sur le peintre, lu son abondante correspondance, ainsi qu’une quarantaine d’ouvrages. Une biographie récente a particulièrement intéressé le duo d'auteurs-réalisateurs puisqu’elle remet en cause, ni plus ni moins, la thèse du suicide ! Pour donner du crédit à leur entreprise, ils ont également échangé avec des experts du Musée Van Gogh d’Amsterdam, qui est partenaire du long-métrage.
… Le film a d'abord été tourné avec de vrais acteurs, et ces images en prise de vue réelle ont été peintes « à la manière de Van Gogh » par 125 animateurs recrutés dans toute l'Europe.
Pour chaque plan, les peintres utilisaient le même tableau qu’ils modifiaient imperceptiblement entre chaque prise. Puis l’ensemble était retravaillé sur ordinateur pour assouplir les transitions. Un travail titanesque pour fournir les 64 000 images, certains plans de 3 secondes ayant demandé jusqu’à un mois de travail !

Natures mortes, champs de blé, scènes au café, portraits du Père Tanguy ou du docteur Gachet… : 94 tableaux ont été reconstitués intégralement et 31 partiellement. Chaque début et fin de plan est une copie d’un tableau de Van Gogh. Le résultat est, il faut le dire, spectaculaire, le spectateur ayant véritablement l’impression de voir la peinture prendre vie comme par magie…

(S. Dreyfus, La Croix)