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Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

Dimanche 10 à 10h IRRINTZINA! Le cri de la génération climat…
Un film qui donne du courage! Des luttes non violentes, galvanisantes… ça existe! Il suffit de les rejoindre pour qu'elles soient encore plus efficaces. Alors? On vous attend? Vous amenez les croissants, on prépare le café!?    http://www.cinemas-utopia.org/toulouse/index.php?id=3410&mode=filmhtt...

Install-party à Tournefeuille samedi 17 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Mardi 31 octobre de 20h30 à l’aube blême à Tournefeuille, 5 films dont 1 surprise, intermèdes musicaux démoniaques par DeeJay No Breakfast et un buffet d’enfer concocté par le bistrot (achetez vos places à l'avance, tarif unique 28€).

9e NUIT FANTASTIQUE

Les frissons des premiers frimats courent le long de votre échine, les premières feuilles, précipitées vers le sol par la ronde des saisons, s’amassent inanimées, recouvrant les cadavres encore frais de la nuit précédente. Vous le sentez, le 31 octobre approche, date à marquer chaque année d’une pierre tombale… Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition, cette neuvième Nuit Fantastique sera un festin pour les sens (avec deux films interdits aux moins de 16 ans), dont l’immortel Massacre à la tronçonneuse qui nous permettra de rendre hommage au regretté Tobe Hopper. L’Association des donneurs de sang de Tournefeuille sera présente dans le hall pour recueillir vos offrandes aux vampires de What we do in the shadows (inédit en salles !) qui nous conteront les affres de leur colocation de Wellington.
Le hall sera orné des estampes de Berhart, artiste issu du mouvement Lowbrow, qui présentera son exposition/vente Famous Monsters. Mettez-vous sur votre 31 (octobre), déguisez-vous, revêtez vos plus beaux habits de ténèbres, car vous pourrez toute la nuit vous faire tirer le portrait par notre daguerréotype d’outre-tombe qui immortalisera vos plus effroyables accoutrements…

Du 31/10/17 au 31/10/17 à Tournefeuille


(LE FILM SURPRISE…)


WHAT WE DO IN THE SHADOWS (écrit et réalisé par
Jemaine Clement et Taika Waititi - Nouvelle Zélande 2015 1h22 VOSTF - Taika Waititi, Jemaine Clement…) Inédit en salles !!!

Depuis Peter Jackson, la Nouvelle Zélande est décidément une terre d’élection pour la comédie horrifique. Après vous avoir montré Housebound, voici un faux documentaire (ou « mockumentary »), dans la plus pure tradition Peter Jacksonienne, sur la vie quotidienne d’une colocation de vampires dans cette bonne ville de Wellington. Le film est signé Jemaine Clement, membre du duo comique néo-zélandais Flight of the Conchords, et Taika Waititi, réalisateur de quelques épisodes de la série éponyme. Bon, on connaît pas, mais ça cartonne là-bas !
Viago a 379 ans et s’avère être une personne extrêmement précieuse, courtoise et parfois maniaque. Vladislav a 862 ans et est un grand brun ténébreux, l’image du vampire sombre et inquiétant. Deacon est le plus jeune, il a 183 ans, le colocataire le plus insouciant. Le dernier colocataire, Peter, âgé de 8000 ans, s’apparente à un vieux vampire sénile qu’il faut surveiller en permanence sous peine de le voir courir après n’importe quel gibier ! Entre leurs soirées nocturnes où ils se font jeter de tous les bars, leurs chasses et leurs rituels pour se nourrir, ou encore leurs violentes confrontations avec un groupe de loups-garous, on n’a pas le temps de s’ennuyer.


THE STRANGERS (écrit et réalisé par Na Hong-jin - Corée du Sud 2016 2h30 VOSTF - Avec Hwang Jeong-min, Kwak Do-won, Chun Woo-hee, Jun Kunimura…)

Na Hong-jin n’a peur de rien, surtout pas des excès. Après avoir en­traîné le polar vers des sommets de violence graphique avec The Chaser (2008), puis The Murderer (2011), le cinéaste applique le même traitement de choc au cinéma fantastique. Toujours un cran plus loin dans la pro­fusion, la fureur et la virtuosité. Difficile de résumer l’intrigue foisonnante de The Strangers. Tout part d’une série de meurtres barbares dans un village de montagne. Pendant l’enquête, Jong-gu, inspecteur benêt et un peu couard, va être confronté à une succession de phénomènes inexplicables. Une épidémie de fièvre et de pustules purulentes frappe les habitants ; la forêt est hantée par un homme aux yeux rouges assoiffé de sang ; une mystérieuse jeune femme erre la nuit ; et, surtout, la propre fille de Jong-gu semble touchée par une malédiction : l’adorable gamine au visage d’ange se métamorphose en une furie ordurière, comme si elle était possédée par une entité maléfique…
Entre morts-vivants à la George A. Romero et fantôme féminin aux cheveux longs digne du fameux Ring, ce melting-pot surnaturel fait craindre la surchauffe mais Na Hong-jin ne se laisse jamais déborder par ses influ­ences tous azimuts et son imagination délirante. Au contraire, il les canalise par une manipulation diabolique du spectateur qui, pendant près de deux heures quarante, ne sait pas à quel saint (ou, plutôt, à quel démon) se vouer.


MASSACRE À LA TRONÇONNEUSE (écrit et réalisé par Tobe Hooper - USA 1974 1h30 VOSTF - avec Marilyn Burns, Allen Danziger, William Vail, Gunnar Hansen…) Interdit aux moins de 16 ans

On à peine à imaginer de nos jours le choc qu’a constitué pour toute une génération la découverte de ce diamant brut du cinéma d’horreur. Sans aucun recours au fantastique ou au surnaturel, mais bien au contraire enfoncé jusqu’au cou dans un hyper-réalisme poisseux, Tobe Hooper parvient à créer paradoxalement une atmosphère cauchemardesque et irréelle par son refus de tout psychologisme et de toute rationalité. Tourné en 16mm puis gonflé en 35, le film développe un grain énorme et des teintes hideuses oscillant entre le vert morveux et le jaune vomi, soutenu par une musique anxiogène et des plans de coupe d’un soleil térébrant dont la seule présence suffirait à rendre fou furieux le plus flegmatique des lamas tibétains. Se dérobant à toutes tentatives d’explications, le film a suscité des tombereaux de commentaires, certains allant jusqu’à y voir la métaphore d’une Amérique moribonde de n’avoir pas su mener à terme la vague contestataire de la décennie précédente. Brulôt politique ou pamphlet nihiliste, au fond peu importe, car Massacre à la tronçonneuse demeure le film emblématique d’une décennie unique dans l’histoire du cinéma américain.
Texas,1974. La radio annonce qu’un cimetière a été profané, les corps exhumés et exhibés en une mise en scène macabre. Non loin de là un groupe d’amis voyageant dans une camionnette prennent un autostoppeur qui finit par les agresser et dont ils se débarrassent à grand peine. Choqués, et à la recherche d’un coin où se reposer, ils font halte près d’une maison délabrée qui semble abandonnée. Évidemment ils se jettent dans la gueule du loup, et vont devenir les gibiers d’un géant au visage recouvert d’un masque en peau humaine et armé d’une tronçonneuse XXL, ainsi que de toute une pittoresque parentèle de dégénérés dont le loisir consiste en une variante très texane d’art brut qui consiste à créer des sculptures monumentales à base d’os humains et d’animaux de basse-cour (très chic).


THE HOST (Bong Joon-ho Corée du Sud 2006 2h VOSTF - avec Song Kang-ho, Byun Hee-bong, Park Hae-il, Bae Doo-na... Scénario de Bong Joon-ho, Hah Joon-won et Baek Chul-hyun)

Bong Joon-ho a fait l’actualité cette année avec la ressortie du polar brillant qui l’avait fait découvrir en France, Memories of murder, qui remporta le Grand Prix au festival de Cognac en 2004. Et aussi avec la sortie, sur Netflix uniquement, d’Okja, très jolie fable pour flexitariens, icone drôle et mouvementée sur la maltraitance animale dans notre affreux monde capitaliste. Il n’en est pas à son galop d’essai animalier, car bien avant Okja, Bong Joon-ho secouait en 2006 le film de genre avec The host, une autre bestiole transgénique magnifiquement animée par les effets spéciaux de chez Weta Workshop (Le Seigneur des anneaux, King Kong…), toujours avec le même humour, la même originalité, et un goût prononcé pour la satire sociale.
Sur les berges de la rivière Han, très fréquentées par les habitants de Séoul, Park Hee-bong tient un petit snack dans un mobile-home où il vit avec les siens : sa fille Nam-joo, une championne malchanceuse de tir à l’arc, Nam-il, son fils cadet éternellement au chômage, et l’immature Gang-du, son fils aîné qui a pour fille unique Hyun-seo. En amont, une base américaine rejette des produits chimiques qui vont provoquer une mutation monstrueuse et donner naissance à une bestiole dont on ne risque guère de trouver la description dans les cahiers naturalistes d’Alexander von Humboldt…