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Le blog des profondeurs...
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Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

COEURS PURS

(Cuori puri) Roberto De Paolis - Italie 2017 1h55mn VOSTF - avec Selene Caramazza, Simone Liberati, Barbora Bobulova, Stefano Fresi... Scénario de Roberto De Paolis, Luca Infascelli et Carlo Salsano.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

COEURS PURSQuel régal de retrouver un cinéma italien riche et vibrant ! Ici rien n’est petitesse, tout est ampleur. Pas de clichés éculés, nul personnage caricatural. On peut être de gauche sans voir tous les miséreux de manière angélique, ne pas aimer la religion sans bouffer du curé. Alors forcément ça fait du bien de se plonger dans un univers jamais manichéen, profondément attaché à l’humanité jusque dans ses noirceurs. C’est tout autant un film qui amène à réfléchir qu’un enchantement où l’on prend plaisir à pénétrer dans l’histoire d’un amour naissant bercé par la langue italienne qui chante et s’emballe constamment.
L’affaire ne commence pas chez les bourgeois. Elle naît dans un des quartiers qu’ils évitent, redoutant leur réputation. À l’Est de Rome, Tor Sapienza est un vivier explosif. Ici se côtoient pêle-mêle Roms, réfugiés venus de tous les rivages de la Méditerranée, Italiens au chômage, surendettés… On survit, on s’adapte, on se regarde de travers… C’est qu’il faut bien trouver des coupables à la misère ordinaire, ou au moins des gens sur qui cracher son aigreur, puisque les vrais responsables, ceux qui font la pluie et le beau temps, sont hors de portée. Jamais ils ne viendraient traîner leurs guêtres, leurs mannequins et leurs berlines de luxe ici bas. Alors on s’en prend au premier venu qui passe à sa portée : celui qui décroche un boulot de merde avant vous, ceux qui n’ont pas les mêmes coutumes, ceux qui vivent en caravane… D’autant plus sans doute qu’on a peur de devoir faire pareil et qu’on n’est pas si loin de leur ressembler… Ainsi se trompe-t-on tragiquement d’ennemi…

Parmi ceux qui vivent-là, il y a les rejetés d’un système qui les a usés mais les trouve trop vieux, trop apathiques, trop gras, trop irresponsables, trop alcooliques… Ce sont parfois des parents, des grands-parents qui donnent des conseils à n’en plus finir mais les suivent rarement, ou pire les ont suivis… Désormais sans crédit face à leur indomptable progéniture.
Il y a aussi ceux qui se débrouillent comme ils peuvent, survivent grâce à des magouilles et rêvent de devenir un caïd redouté comme à la télé… Stefano a fait partie de ces derniers et il n’en est pas loin encore. Mais à 25 ans, ce beau brun aux airs pas commode aspire à se ranger, ressentant les limites de ce mode de vie sans lendemain. Le seul boulot qu’il trouve, avec son bagage social, culturel, vous le devinerez, c’est évidemment vigile ! Voilà notre gardien, qui n’est décidément pas un ange, en train de surveiller des voitures sur un parking minable auprès d’un camp de Roms… En chiens de faïence, ils se toisent haineusement, se provoquent, roulent des mécaniques au sens propre comme au figuré.

Mais sa vie va basculer vers quelque chose qu’il n’imaginait pas le jour où il croise Agnese, dans des circonstances pour le moins incongrues (mais il fallait bien cela tant l’univers de la jeune brunette au regard lumineux est éloigné du sien). Alors que Stefano bataille pour éviter à ses parents l’expulsion imminente, Agnese est couvée par une mère aimante qui l'a élevée dans le strict respect des préceptes d'une religion censée la protéger des affres de la vie, du pouvoir des hommes. Agnese y croit, elle fait tout pour, même si c'est parfois étouffant. Mais Don Luca, le curé de sa paroisse, un brave bonhomme plus attaché à soutenir ses semblables et son Dieu d’amour qu’à faire bonne figure face à sa hiérarchie, est toujours là pour arrondir les angles, écouter, comprendre, montrer la voie. Celle d’Agnès est donc toute tracée, elle croit que les cœurs purs verront Dieu, est bien décidée à rester chaste jusqu’au mariage, tandis que sa mère va aider les « métèques » qu’exècre Stefano. Bref… Entre lui et Agnese rien n’était gagné et pourtant, il va vite éclater que ces deux-là sont comme des aimants attirés par leur contraire… Autant vous dire que ce ne sera pas simple, mais que leur amour sera beau, et exaltant, comme le film !