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Le blog des profondeurs...
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Install-party samedi 29 septembre
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Nuit Fantastique, dixième édition !
Le 31 octobre prochain aura lieu la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique. (Pour revisiter les éditions précédentes, c’est par ici : http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?tag/Nuit%20fantastique).Berhart, qui exposera à nouveau cette année dans le hall du ci...

Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

LA FIANCÉE DU DÉSERT

Écrit et réalisé par Cecilia ATAM et Valeria PIVATO - Argentine 2017 1h18mn VOSTF - avec Paulina García, Claudio Rissi...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA FIANCÉE DU DÉSERTAinsi va la vie… Certains la traversent comme qui rigole, d’autres se battent pour la forger selon leurs idéaux, tandis que d’autres encore se réveillent un jour au seuil de la vieillesse en réalisant qu’ils n’ont même pas osé la rêver. Teresa est suffisamment discrète pour qu’on ne sache pas réellement de quel bois elle est faite, ni ce qu’elle a réellement traversé, même si on croit le deviner. Au fil de l’histoire, son personnage gracile va s’étoffer de façon délicieuse, loin de l’image qu’on croyait avoir cernée. C’est la force de ce premier film lumineux et subtil qui nous conduit sur des chemins de traverse inespérés. Il y a quelque chose de magique dans ce petit scénario tout simple, qui progressivement ensorcelle son monde et en bout de course transcende tout ce qui fait notre humanité.

Cela commence par le début de la fin ou par la fin de tout, en tous cas tout semble foutu ! Après une vie entière passée à panser, torcher, dorloter, choyer ses patrons, leurs mômes, voir vieillir les uns, grandir les autres, Teresa semble si proche de leur famille qu’il y aurait de quoi oublier qu’elle n’en fait pas partie. Mais autant le dire tout de go, son magnifique dévouement pendant un tiers de siècle va peser bien peu dans la balance lorsqu’on lui signifiera qu’on n’a plus besoin de ses services. La voix distante de celle dont elle changeait jadis les langes et qui la congédie désormais sans même la regarder dans les yeux a quelque chose de lâche et de glaçant. Certes on propose généreusement à Teresa une vague place à l’autre bout du pays, mais personne ne semble mesurer l’effondrement que cela peut représenter d’être mise à la rue à cinquante quatre balais, déracinée, essorée comme une serpillère usagée… Teresa pourtant encaisse sans broncher, sans mot dire, remercie comme elle l’a toujours fait. Ses maigres effets personnels vite empaquetés, elle monte dans un de ces grands bus long courrier qui traversent l’Argentine et part sans un regard pour l'univers familier qu’elle laisse à tout jamais derrière elle.
Un malheur n’arrivant jamais seul, quelques centaines de kilomètres plus tard, son nouveau départ forcé prend des allures de pétard mouillé. Le car tombe en rade au beau milieu de nulle part, laissant en plan l’ensemble de ses passagers. Charge à chacun de trouver un coin pour dormir. Tout ce petit monde échoue donc en rang dispersé dans la bourgade de Vallecito, haut lieu de pèlerinage. Dans ce désert aride, dit la légende, la vénérée Déolinda Correa, à bout de force, à court d’eau et de vivres, mourut tout en continuant de donner le sein à son nourrisson qu’ainsi elle sauva. Voilà notre Teresa qui se fond dans une myriade de pèlerins à l’affut de miracles espérés. Ayant désormais du temps à perdre, elle se prend à flâner, à essayer maladroitement une robe sans oser l’acheter dans le camion d’un forain gouailleur, puis continue sa route, tranquille. Répit de courte durée, soudain la tempête gronde, l’averse tombe, les marchands remballent vite leurs étals, trop vite… Trop tard ! Teresa réalise qu’elle a oublié son sac dans le salon d’essayage sur roure qui vient de démarrer sous ses yeux affolés. Il ne manquait plus que ça ! La voilà trempée comme une soupe, sans le sou, n’ayant d’autre choix que de retrouver la trace du vendeur avec pour tout indice son surnom : El Gringo !

C’est là que commence le vrai voyage de Teresa, dans ces terres inconnues et arides. Un véritable road movie tendre et drôle où elle trouvera en bout de course bien plus que sa simple besace et on ne vous dira pas quoi !