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Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ON ATTAQUE L'ÉTAT FRANÇAIS EN JUSTICE: C'EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE!
UN PETIT CLIC POUR UNE GRANDE CLAQUE! Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vie...

LA PROMESSE DE L’AUBE

Eric BARBIER - France 2017 2h10mn - avec Pierre Niney, Charlotte Gainsbourg, Didier Bourdon, Jean-Pierre Darroussin, Finnegan Oldfield, Catherine MacCormack... Scénario d'Eric Barbier et Marie Eynard, d'après le roman autobiographique de Romain Gary.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA PROMESSE DE L’AUBEWilno, en Pologne, dans les années 20. Roman Kacew est élevé par sa mère Mina qui se démène à gagner sa vie en confectionnant des chapeaux. Face au manque d’argent, elle se fait passer pour l'amie d’un grand couturier parisien pour attirer dans son atelier la bourgeoisie locale. Mina ne renonce jamais devant l’adversité et dire qu’elle nourrit les plus grands espoirs pour son fils est pour le moins un euphémisme tant toute sa vie tourne autour des projets qu’elle lui prédit. Elle le voit tour à tour diplomate, écrivain célèbre, aviateur, chevalier de la légion d’honneur. « Je veux que tu sois célèbre de ton vivant ». Il accomplira chacun des rêves de Mina, quitte à s'arranger un peu avec la réalité, pour toujours se montrer à la hauteur des espoirs de cette mère si aimante et presqu'autant étouffante. Tous deux quittent la Pologne pour s’installer en France, à Nice. Mina vénère la France et est persuadée que son fils pourra s’y réaliser. A Nice, la vie est douce. Mina a trouvé sa place et vient de reprendre une pension tandis que Romain découvre les plaisirs de la chair et se met sérieusement à l’écriture.

Mina l’envoie à Paris finir ses études mais quand la guerre éclate, Romain est envoyé dans l’aviation et sera le seul à ne pas être nommé sous-officier à cause de sa naturalisation trop récente. Là encore, Romain embellit l’histoire lorsqu’il revient à Nice rendre visite à sa mère afin de ne pas la décevoir. A Paris il a réussi à publier quelques nouvelles dans un journal et s’attelle à son premier roman alors qu’il est en Afrique et vient de contracter le Typhus. « Tu n’as pas le droit de mourir, tu entends ? » lui ordonne la voix imaginaire de sa mère. Il achève son roman Education européenne et ignore que sa mère n’est déjà plus de ce monde…
On le sait grâce à ce roman autobiographique qu'est La Promesse de l'aube, qui l'imposa définitivement en littérature, Romain Gary a vécu une vie extraordinaire. Mais cet acharnement à vivre mille destinées en une, à devenir un grand homme et un écrivain célèbre, c’est à Nina, sa mère, qu’il le doit. C’est l’amour fou de cette mère attachante et excentrique qui fera de lui un des romanciers majeurs du xxe siècle, à la vie pleine de rebondissements, de passions et de mystères. Mais cet amour maternel sans bornes sera aussi son fardeau pour la vie…

L'adaptation d'Eric Barbier est classique mais emporte l'adhésion tant son matériau est riche, tant ses personnages sont hors du commun et attachants. Au sein d'une distribution solide, c'est Charlotte Gainsbourg qui resplendit en mère courage, endossant les costumes d'époque avec une aisance impériale, assumant maquillage et postiches – inévitables à la représentation de son vieillissement au fil du film – avec un naturel, une assurance imperturbables, incarnant avec une conviction sans faille l'amour inconditionnel pour son Pierre Niney (parfois un peu raide) de fils autant qu'une force de caractère inouïe… Un de ses plus grands rôles.