LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ON ATTAQUE L'ÉTAT FRANÇAIS EN JUSTICE: C'EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE!
UN PETIT CLIC POUR UNE GRANDE CLAQUE! Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vie...

LE PORTRAIT INTERDIT

Charles DE MEAUX - Chine / France 2017 1h43mn VOSTF - avec Fan Bing Bing, Melvil Poupaud, Jin Shi-Jye, Wu Yue... Scénario de Charles De Meaux et Michel Fessler.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LE PORTRAIT INTERDIT« Un portrait énigmatique… Une sorte de Joconde chinoise peinte par un jésuite français et visible dans le musée d’une petite ville française, Dole. Je passe beaucoup de temps en Asie et notamment en Chine. Quand j’ai vu ce tableau, le visage de cette femme est resté dans ma mémoire et la position de ce jésuite français m’a intrigué. Comment pouvait se passer une vie de peintre, une séance de pose à Pékin au xviiie siècle ? » Charles De Meaux

Chine, milieu du xviiie siècle. La Cité Interdite est absolument inaccessible pour les Occidentaux. Seuls quelques Jésuites ont pu, après s'être initiés à la culture et à la langue, pénétrer dans son enceinte afin de servir l'Empereur. Jean-Denis Attiret est l'un d'eux. Devenu peintre officiel de la cour impériale, il se voit confier la tâche honorifique de réaliser le portrait d'Ulanara, concubine devenue impératrice suite à la mort de la première femme de l'empereur Qjen Long. Ce projet revêt pour Ulanara une importance toute particulière car la jeune femme sent poindre la disgrâce et espère avec ce portrait regagner les faveurs de l’empereur. Pour imposer sa marque et se différencier des précédentes épouses impériales, elle désire que le tableau soit réalisé en dehors des codes de la peinture asiatique, qu'il soit sous « influence occidentale ». De son côté Attiret ne veut pas froisser son impérial employeur – et son armée de conseillers, d'éminences grises, de courtisans en tous genres – en s'éloignant trop manifestement des traditions artistiques de la cour. L'exécution du portrait se charge donc aussi d'enjeux quasi diplomatiques… Quoi qu'il en soit Ulanara prend la chose très au sérieux – même si elle manifeste quelque impatience devant les obligations de la pose et les exigences du peintre – et offre au regard du Jésuite qui n'en est pas moins homme sa beauté cristalline qui ne manque pas de le troubler même s'il sait qu'un tel trouble lui est interdit…

Pour les besoins du film, Charles de Meaux a fait entièrement reconstituer ses décors dans l'immense studio de Hengdian et nous invite à plonger au cœur de la Cité Interdite. Dans cet univers clos et fascinant, il orchestre une mise en scène soignée à l'extrême : rien n'a été laissé au hasard, les costumes en soie ont été brodés à la main, les bijoux, les accessoires et le mobilier sont des originaux ou de fidèles répliques d'époque. Cet écrin somptueux sert à merveille la magnifique Fan Bing Bing, impériale c'est le cas de le dire dans ce rôle tout en frémissement, entre retenue hautaine, élégance innée, sensualité discrète et fébrilité latente. La grâce incarnée… Face à l'astre radieux Melvil Poupaud tient le choc, parfait en occidental décalé qui essaie de remplir son rôle, tiraillé entre ses désirs, sa foi, ses obligations. Et chapeau pour sa maîtrise, au moins phonétique, d'une langue aussi difficile que le chinois !
Ce fameux tableau restera comme le seul témoignage de l'existence de la jeune Ulanara dans l'histoire de La Chine Impériale.