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Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Berhart, L’esthétique vulgaire Lowbrow art et pop-symbolisme
Qu’est-ce que le lowbrow art ? Le Lowbrow Art est l’expression la plus récente de la Pop Culture dans l’art, opérant une synthèse surréaliste de tous les courants et les icônes qui l’ont traversé. Né à l’initiative de Robert Williams, le Lowbrow Art, plus largement appelé Pop Surréalisme, rencon...

LE PORTRAIT INTERDIT

Charles DE MEAUX - Chine / France 2017 1h43mn VOSTF - avec Fan Bing Bing, Melvil Poupaud, Jin Shi-Jye, Wu Yue... Scénario de Charles De Meaux et Michel Fessler.

Du 17/01/18 au 30/01/18 à Tournefeuille

LE PORTRAIT INTERDIT« Un portrait énigmatique… Une sorte de Joconde chinoise peinte par un jésuite français et visible dans le musée d’une petite ville française, Dole. Je passe beaucoup de temps en Asie et notamment en Chine. Quand j’ai vu ce tableau, le visage de cette femme est resté dans ma mémoire et la position de ce jésuite français m’a intrigué. Comment pouvait se passer une vie de peintre, une séance de pose à Pékin au xviiie siècle ? » Charles De Meaux

Chine, milieu du xviiie siècle. La Cité Interdite est absolument inaccessible pour les Occidentaux. Seuls quelques Jésuites ont pu, après s'être initiés à la culture et à la langue, pénétrer dans son enceinte afin de servir l'Empereur. Jean-Denis Attiret est l'un d'eux. Devenu peintre officiel de la cour impériale, il se voit confier la tâche honorifique de réaliser le portrait d'Ulanara, concubine devenue impératrice suite à la mort de la première femme de l'empereur Qjen Long. Ce projet revêt pour Ulanara une importance toute particulière car la jeune femme sent poindre la disgrâce et espère avec ce portrait regagner les faveurs de l’empereur. Pour imposer sa marque et se différencier des précédentes épouses impériales, elle désire que le tableau soit réalisé en dehors des codes de la peinture asiatique, qu'il soit sous « influence occidentale ». De son côté Attiret ne veut pas froisser son impérial employeur – et son armée de conseillers, d'éminences grises, de courtisans en tous genres – en s'éloignant trop manifestement des traditions artistiques de la cour. L'exécution du portrait se charge donc aussi d'enjeux quasi diplomatiques… Quoi qu'il en soit Ulanara prend la chose très au sérieux – même si elle manifeste quelque impatience devant les obligations de la pose et les exigences du peintre – et offre au regard du Jésuite qui n'en est pas moins homme sa beauté cristalline qui ne manque pas de le troubler même s'il sait qu'un tel trouble lui est interdit…

Pour les besoins du film, Charles de Meaux a fait entièrement reconstituer ses décors dans l'immense studio de Hengdian et nous invite à plonger au cœur de la Cité Interdite. Dans cet univers clos et fascinant, il orchestre une mise en scène soignée à l'extrême : rien n'a été laissé au hasard, les costumes en soie ont été brodés à la main, les bijoux, les accessoires et le mobilier sont des originaux ou de fidèles répliques d'époque. Cet écrin somptueux sert à merveille la magnifique Fan Bing Bing, impériale c'est le cas de le dire dans ce rôle tout en frémissement, entre retenue hautaine, élégance innée, sensualité discrète et fébrilité latente. La grâce incarnée… Face à l'astre radieux Melvil Poupaud tient le choc, parfait en occidental décalé qui essaie de remplir son rôle, tiraillé entre ses désirs, sa foi, ses obligations. Et chapeau pour sa maîtrise, au moins phonétique, d'une langue aussi difficile que le chinois !
Ce fameux tableau restera comme le seul témoignage de l'existence de la jeune Ulanara dans l'histoire de La Chine Impériale.