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Le blog des profondeurs...
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Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

CANDELARIA

Jhonny Hendrix HINESTROZA - Cuba 2017 1h27mn VOSTF - avec Veronica Lynn, Charles Alden Knight James, Manuel Viveros, Philipp Hochmair... Scénario de Maria Camila Arias et Johnny Hendrix Hinestroza.

Du 18/04/18 au 15/05/18 à Tournefeuille

CANDELARIALe héros masculin de ce film épatant est Victor Hugo ! Un Victor Hugo qui n'a rien à voir avec notre barbu national, un Victor Hugo qui est né et habite à Cuba, qui vit non de littérature mais de trafic de cigares…
Nous sommes en 1994, à Cuba donc, au moment où l'embargo se montre aussi féroce qu'un rhinocéros braconné. Les privations sont le lot quotidien des habitants de l'île et chacun traficote comme il peut pour grappiller quelques piécettes. Victor Hugo et sa femme Candelaria cherchent comme tout le monde à tirer leur épingle du jeu et à affronter, tant bien que mal, la disette alimentaire. Même si cela implique de manger les cinq petits poussins qui gambadent dans la maison et que Candelaria traite comme des enfants-rois ? Hors de question, bien sûr : car quand Victor Hugo évoque le sujet, Candelaria se crispe et rouspète aussi sec. Il faudra donc se contenter de l'éternel gâteau de carottes et des quelques bouts de viande que Victor Hugo se procure grâce aux cigares volés qu'il vend sous le manteau… Tant pis si les murs de la baraque s'effritent comme des peaux mortes et si l'électricité est coupée : un joli dessus de lit, des dîners aux chandelles et hop, on finirait presque pas trouver tout cela romantique. D'ailleurs, de romantisme, Candelaria n'en manque pas quand elle chante tous les soirs dans un bar pour touristes : il n'y a qu'à voir la minutie qu'elle met à farder sa bouche et ses joues, à souligner sa paupière d'un léger trait de noir et à se vêtir de sa robe rouge, qui lui donne le chien d'une danseuse de flamenco. Et l'on comprend pourquoi son prénom a été choisi comme titre du film, puisqu'il porte en lui les mêmes qualités que cette Cubaine au cœur chaud comme une bouillotte : tendresse, intelligence, humanisme et un brin de malice qui ferait rougir les plus coincés d'entre nous…

Car il faut préciser que Candelaria va sur ses 80 printemps, typiquement l'âge où l'on s'imagine que le vieux lambda fait des mots croisés pendant que fiston pousse le chariot et que pimprenelle arrose les plantes… Sauf que Candelaria n'a jamais eu d'enfants (à son grand dam, d'ailleurs) et que tout ce qu'elle a, elle le doit à elle seule. Y compris cette petite étincelle qu'elle ravive et qui va pimenter sa vie de couple avec Victor Hugo, avec qui elle entretenait depuis quelques temps une relation bien plus de l'ordre fraternel que charnel…
Tout arrive quand elle trouve un jour une mystérieuse caméra, égarée dans la pile de linge sale de l'usine où elle travaille. Tentée de la rendre à son patron, elle se ravise : voilà un engin qui rapportera plus gros que les quelques cigares volés de son mari et qui mettra fin, pour un temps du moins, à l'intérêt glouton que celui-ci porte à ses poussins chéris. Mais plutôt que d'être revendue, la caméra devient peu à peu l'intermédiaire d'un jeu malicieux entre nos deux héros, ravivant la passion enfouie de leur jeunesse… Comme si voir l'autre par le prisme d'un écran permettait de le voir d'une autre manière, là où il n'y avait que routine et fatalité du temps qui passe. « Quand ai-je cessé de te regarder ? » s'étonne même Victor Hugo, ébloui par la beauté de sa femme qu'il avait perdu l'habitude de remarquer.

Voilà un joli film d'amour, un teen movie du troisième âge, généreux, drôle, vivifiant, avec des acteurs tellement complices et merveilleux que le moindre de leurs fous rires nous fait fondre, le tout rehaussé d'un retournement de situation tout à fait inattendu, et dont il serait dommage de vous parler ici… Allez, un indice : « c'est pour faire plaisir aux touristes ».