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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

LE CIEL PEUT ATTENDRE

(Heaven can wait) Ernst LUBITSCH - USA 1946 1h52mn VOSTF - avec Gene Tierney, Don Ameche, Charles Coburn, Marjorie Main... Scénario de Samuel Raphaelson, d'après le livre de Leslie Bush Fekete.

Du 28/03/18 au 01/05/18 à Tournefeuille

LE CIEL PEUT ATTENDRESi vous me dites : « je viens de voir un film de Lubitsch dans lequel il y avait un plan inutile », je vous traite de menteur. Ce cinéma-là, le contraire du vague, de l'imprécis, de l'informulé, ne comporte aucun plan décoratif, rien qui soit là « pour faire bien ». Non, on est dans l'essentiel, jusqu'au cou… (François Truffaut)

Heaven can wait, c'est une merveille de film sur l'amour et le temps qui sépare, la mort qui vous envoie au ciel sans vous demander votre avis… À peine défunt, Henry Van Cleeve, enfant gâté de la haute société new-yorkaise, se présente sans hésiter aux portes de l'enfer, persuadé que sa vie de coureur de jupons le voue sans recours possible à la damnation. Au prince des ténèbres qui veut évaluer son cas, Henry raconte sa turbulente existence, notamment son mariage avec la délicieuse Martha, qu'il aima profondément sans pouvoir toutefois résister aux charmes des autres femmes…

Lubitsch nous offre les plus subtiles, les plus ironiques variations sur l'amour qui dure contre le temps, et la tendresse et la tolérance qui vont avec… Et puis il y a cette mélancolie qui affleure et qui vient brouiller l'écran de quelques larmes… C'est l'un des miracles du film, on a souvent le rire au bord des pleurs… Même quand il aborde ce qui nous fait mal, ce qui nous fait peur, Lubitsch nous donne encore à rire… Et le viveur épicurien découvrira que son existence fut, sans qu'il s'en aperçoive, vouée aussi au bonheur de ceux qu'il aimait et que, dans ces conditions, son séjour en enfer n'est pas inscrit pour l'éternité dans les astres…
Le Ciel peut attendre est le premier film tourné par Lubitsch en technicolor, on admirera la beauté des décors et les couleurs flamboyantes qui ajoutent encore à l'enchantement.