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Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

THE CAPTAIN, l'usurpateur

Écrit et réalisé par Robert SCHWENTKE - Allemagne 2017 1h58mn VOSTF - avec Max Hubacher, Milan Peschel, Frederik Lau, Alexander Fehling...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE CAPTAIN, l'usurpateur« Scier la branche sur laquelle on est assis. » « Se tirer une balle dans le pied. » Les expressions populaires ne manquent pas pour signifier combien les choix que l'on fait peuvent se révéler infiniment préjudiciables à la raison, à la morale, voire même à la vie. Des choix qui peuvent, rétroactivement, paraître idiots.
Sans doute avez vous été frappés, à l'occasion de la projection d'un de ces documentaires qui témoignent dans les années 30 de la montée du nazisme en Allemagne, de l'expression saisissante des visages qui marquaient dans les manifestations une adhésion quasi mystique à Hitler. Je me souviens, en particulier, des yeux chavirant de bonheur et de sensualité d'une très jeune et très jolie blonde saisie l'espace d'un instant dans la foule. A l'inverse, il existe à Bordeaux un petit musée de la Résistance qui expose parmi tout un bric-à-brac plus ou moins guerrier la photo surprenante d'un homme, les bras très ostensiblement croisés sur la poitrine, qui se refuse, parmi les centaines de milliers de participants à la grand messe nazie de Nuremberg, à se joindre à la forêt immense des bras tendus vers le Führer. On pense à ce héros inconnu, passé lui à la postérité, à cet homme figé devant une colonne de chars, son sac à provisions à la main, qui s'oppose, inflexible, à sa progression lors de l'écrasement du printemps de Pékin. Qu'advint-il à cet homme aux bras croisés, opposant solitaire au cœur du système nazi ? Qu'advint-il à cet homme planté face aux chars ? Mais plus curieusement encore, qu'advint-il des voisins directs de l'homme aux bras croisés dans leur désintérêt presque amical pour leur pote manifestant sa dissidence ? Qu'advint-il aussi au conducteur du premier char, dans sa volonté obstinée de contourner l'obstacle humain contrevenant ainsi, manifestement, aux ordres d'écraser toute manifestation ?

Alors, pour le pire ou le meilleur, que peut-il se passer dans la tête de tous ces gens qui font ou ne font pas des choix attendus ? The Captain - L'Usurpateur, titre curieusement bilingue choisi pour l'exploitation en France de Der Hauptmann, nous en raconte une bien bonne en matière de choix pour le moins biscornu. Le film est inspiré de l'histoire vraie du soldat allemand Willie Herold qui, à dix huit ans, se retrouve, obscur parachutiste de la Wehrmacht et à un mois de la fin de la guerre, perdu, affamé et solitaire sur la ligne de front entre armée russe, pas très tendre et police militaire allemande, encore moins tendre, chargée de retrouver et d'exécuter de pauvres hères considérés comme déserteurs. Pourchassé, notre petit bout d'homme va trouver à l'intérieur d'un véhicule militaire abandonné un uniforme tout neuf de capitaine, bardé de médailles de guerre dont celle, magique, de Croix de fer de première classe.

Métamorphosé, notre Willie va s'inventer alors, sous son uniforme d'emprunt, une mission d'envoyé spécial du Führer chargé de rendre compte personnellement au plus haut niveau de la situation militaire. La Croix de fer alliée à un culot tout neuf fait alors merveille. Il sera bientôt rejoint par une garde rapprochée composée d'une douzaine de soldats perdus, bientôt portés à une centaine. La petite troupe se paie même le luxe de quelques accrochages avec l'ennemi bolchévique, mais va surtout, in fine, mettre la main dans la région nord de l'Allemagne sur un camp destiné aux soldats de la Wehrmacht accusés d'insubordination ou considérés comme déserteurs. En rupture même avec les autorités du camp, et contre la volonté de son commandant, Captain Herold et ses hommes mettent alors en place un régime d'exception encore plus redoutable, largement facilité par la désintégration de l'administration nazie. Malgré l'absence de preuves écrites du bien fondé de sa mission, tous les officiers et soldats du camp se rallient à lui…