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Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ON ATTAQUE L'ÉTAT FRANÇAIS EN JUSTICE: C'EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE!
UN PETIT CLIC POUR UNE GRANDE CLAQUE! Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vie...

THE CAPTAIN, l'usurpateur

Écrit et réalisé par Robert SCHWENTKE - Allemagne 2017 1h58mn VOSTF - avec Max Hubacher, Milan Peschel, Frederik Lau, Alexander Fehling...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

THE CAPTAIN, l'usurpateur« Scier la branche sur laquelle on est assis. » « Se tirer une balle dans le pied. » Les expressions populaires ne manquent pas pour signifier combien les choix que l'on fait peuvent se révéler infiniment préjudiciables à la raison, à la morale, voire même à la vie. Des choix qui peuvent, rétroactivement, paraître idiots.
Sans doute avez vous été frappés, à l'occasion de la projection d'un de ces documentaires qui témoignent dans les années 30 de la montée du nazisme en Allemagne, de l'expression saisissante des visages qui marquaient dans les manifestations une adhésion quasi mystique à Hitler. Je me souviens, en particulier, des yeux chavirant de bonheur et de sensualité d'une très jeune et très jolie blonde saisie l'espace d'un instant dans la foule. A l'inverse, il existe à Bordeaux un petit musée de la Résistance qui expose parmi tout un bric-à-brac plus ou moins guerrier la photo surprenante d'un homme, les bras très ostensiblement croisés sur la poitrine, qui se refuse, parmi les centaines de milliers de participants à la grand messe nazie de Nuremberg, à se joindre à la forêt immense des bras tendus vers le Führer. On pense à ce héros inconnu, passé lui à la postérité, à cet homme figé devant une colonne de chars, son sac à provisions à la main, qui s'oppose, inflexible, à sa progression lors de l'écrasement du printemps de Pékin. Qu'advint-il à cet homme aux bras croisés, opposant solitaire au cœur du système nazi ? Qu'advint-il à cet homme planté face aux chars ? Mais plus curieusement encore, qu'advint-il des voisins directs de l'homme aux bras croisés dans leur désintérêt presque amical pour leur pote manifestant sa dissidence ? Qu'advint-il aussi au conducteur du premier char, dans sa volonté obstinée de contourner l'obstacle humain contrevenant ainsi, manifestement, aux ordres d'écraser toute manifestation ?

Alors, pour le pire ou le meilleur, que peut-il se passer dans la tête de tous ces gens qui font ou ne font pas des choix attendus ? The Captain - L'Usurpateur, titre curieusement bilingue choisi pour l'exploitation en France de Der Hauptmann, nous en raconte une bien bonne en matière de choix pour le moins biscornu. Le film est inspiré de l'histoire vraie du soldat allemand Willie Herold qui, à dix huit ans, se retrouve, obscur parachutiste de la Wehrmacht et à un mois de la fin de la guerre, perdu, affamé et solitaire sur la ligne de front entre armée russe, pas très tendre et police militaire allemande, encore moins tendre, chargée de retrouver et d'exécuter de pauvres hères considérés comme déserteurs. Pourchassé, notre petit bout d'homme va trouver à l'intérieur d'un véhicule militaire abandonné un uniforme tout neuf de capitaine, bardé de médailles de guerre dont celle, magique, de Croix de fer de première classe.

Métamorphosé, notre Willie va s'inventer alors, sous son uniforme d'emprunt, une mission d'envoyé spécial du Führer chargé de rendre compte personnellement au plus haut niveau de la situation militaire. La Croix de fer alliée à un culot tout neuf fait alors merveille. Il sera bientôt rejoint par une garde rapprochée composée d'une douzaine de soldats perdus, bientôt portés à une centaine. La petite troupe se paie même le luxe de quelques accrochages avec l'ennemi bolchévique, mais va surtout, in fine, mettre la main dans la région nord de l'Allemagne sur un camp destiné aux soldats de la Wehrmacht accusés d'insubordination ou considérés comme déserteurs. En rupture même avec les autorités du camp, et contre la volonté de son commandant, Captain Herold et ses hommes mettent alors en place un régime d'exception encore plus redoutable, largement facilité par la désintégration de l'administration nazie. Malgré l'absence de preuves écrites du bien fondé de sa mission, tous les officiers et soldats du camp se rallient à lui…