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Nuit Fantastique, dixième édition, appel à participation
Le 31 octobre prochain aura lieu la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique.  Vous avez envie de célébrer avec nous ce funeste évènement ? Envoyez-nous de courtes vidéos (de 10 à 30 secondes maxi) de votre cru, nous en diffuserons une sélection durant la nuit, avec d’autres su...

Install-party et après-midi jeux, bricolage Ludique et Geek samedi 23 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

Dimanche 22 avril à 10h, séance suivie d'un débat animé par Jacques Prades,
professeur d'économie sociale à l'université de Toulouse, dans le cadre du Festival d'éducation populaire le Vent se lève (www.collectif-job.com). La séance sera précédée d'un petit déjeuner (9h30) : on fournit les boissons chaudes et vous les gâteaux maison ou autres viennoiseries ! (places à 4€ en prévente dès le 10 novembre).

NUL HOMME N'EST UNE ÎLE

Écrit et réalisé par Dominique MARCHAIS - documentaire France 2017 1h36mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

NUL HOMME N'EST UNE ÎLESubtile invitation au voyage à travers le temps, les paysages, notre humanité, ses savoirs et ses arts, qui commence par ce très beau titre tiré d’un poème anglais du xviie siècle. « Nul homme n’est une île, un tout, complet en soi ; tout homme est un fragment du continent, une partie de l’ensemble ; si la mer emporte une motte de terre, l’Europe en est amoindrie… la mort de tout homme me diminue, parce que j’appartiens au genre humain… »

C’est une Europe aux couleurs naturelles, originelles et pourprées, que nous dépeint ce film, à l’instar de cette sublime fresque du Moyen Âge par laquelle il débute et qui sera le fil conducteur subtil pour guider nos pas. La fresque du « Bon et du Mauvais Gouvernement » d’Ambrogio Lorenzetti, éminemment politique, qui orne la Salle des neuf à Sienne depuis 1338 et continue de transmettre ses enseignements sept siècles plus tard. Que peut bien nous dire cette œuvre vénérable qui puisse avoir une résonance aujourd’hui ? Elle nous dépeint les effets du bon gouvernement, le décrit tel qu’il doit-être : harmonieux, ne dissociant pas la gestion de la ville de celle de la campagne ; équitable, attentif à ne laisser personne sur le bas côté ; joyeux, animé par une démocratie éclairée, toujours en progression. Un peuple élisant des représentants qui ne seraient pas des oligarques, ne se comporteraient pas en maîtres mais resteraient, comme tous, au service de l’essentiel, du Bien Commun. Un idéal intemporel, ancré dans l’essence de la vie, qui semble soudain d’une actualité brûlante. À l’heure où l’humanité semble vouloir s’autodétruire, poursuivant les paillettes d’un confort illusoire, on serait tenté de baisser les bras… Et pourtant ! C’est dans un tourbillon intense et vivifiant que va nous entraîner le réalisateur, à la rencontre d’une poignée d’irrésistibles humains bien décidés à se faire une vie belle et bonne, à ne pas laisser en pâture ce monde à ceux qui le gouvernent sans partage et pour tout dire pas très bien !

Contre vents et marées, ou plutôt contre déboisement et centres commerciaux, les voilà qui s’enracinent, ne cèdent pas, font la fête, car cette dernière véhicule le ferment des constructions communautaires. Ils sont d’Italie, de Suisse, d’Autriche… Ils sont de tous les horizons, ne se connaissent pas forcément et pourtant, d’un bout à l’autre du continent leurs mots se répondent, renforcent la solidarité, l’intelligence collective. Petit à petit on est galvanisé, porté par leurs expériences, l’envie de contribuer modestement à ce bel édifice, ne serait-ce qu’en consommant différemment, en ouvrant large nos bras, nos portes et surtout nos esprits. Car en définitive, c’est de cela dont il s’agit. Ce sont des paysans, des architectes, un menuisier, un élu et même un technocrate qui nous ouvrent la voie, sans donner de leçons. Animés par le bonheur de faire, de créer, d’inventer, de collaborer, de protéger la terre, les trésors qu’elle recèle. Ce sont des collectifs qui bâtissent, rendent un autre monde possible au quotidien. En Sicile c’est la coopérative des Galline Felici – Les Poules Heureuses – qui vaillamment bouscule les règles du jeu de la loi du marché. Dans le Vorarlberg c’est l’improbable « Bureau des questions du futurs » qui œuvre au changement. Quant au mouvement des « baukünstler », il développe une nouvelle culture du bâti… On découvre encore d’autres collectifs, tous bien ancrés dans notre époque moderne, développant des savoir-faire, acquérant une précieuse expertise. Des expériences qui prennent force d’exemples. Des choix humains tellement cohérents que les frontières entre privé et professionnel se dissolvent progressivement. Ces pionniers magnifiques nous disent tranquillement, joyeusement, que la solution sera collective ou ne sera pas : nous ne sommes définitivement pas des îles.