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Install-party et après-midi jeux, bricolage Ludique et Geek samedi 23 juin
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

LA MAUVAISE RÉPUTATION

Écrit et réalisé par Iram HAQ - Norvège/ Allemagne 2017 1h47mn VOSTF - avec Maria Mozhdah, Adil Hussain, Sheeba Chaddha, Rohit Saraf...

Du 06/06/18 au 26/06/18 à Tournefeuille

LA MAUVAISE RÉPUTATIONS’il est une chose amère pour une adolescente, c’est bien de constater que le futur au sortir de l’enfance n’est pas aussi réjouissant qu’on l’avait fantasmé. Quelle déculottée de découvrir que les maîtres du royaume familial n’ont pas les pouvoirs qu’on leur attribuait, que les géniteurs souverains qu’on vénérait benoîtement ne sont en définitive que d’infimes rouages d’un engrenage oppressant, alimenté par la peur du qu’en-dira-t-on ! La belle Nisha en est là, prise en tenaille entre deux mondes, ballottée dans la tourmente de leurs contradictions, tiraillée entre deux modes de vie antagonistes. Comment concilier les valeurs de ses parents, qui perpétuent vaille que vaille les traditions de leur Pakistan natal, et celles de la Norvège progressiste dans laquelle elle a grandi ? Comment parvenir à se conformer à des attentes sociales aussi contradictoires ? Il en faut si peu pour se sentir mise sur la touche, ostracisée pour avoir adopté une tenue trop libérée pour les uns ou pas assez pour les autres, car c’est bien cela qui se joue sous ces considérations de bouts de chiffons.

Nisha avance en équilibriste mal aguerrie sur le fil du rasoir tendu entre les exigences de la petite communauté pakistanaise émigrée et celles de sa tribu d’amis autochtones. Tellement désireuse d’obtenir la reconnaissance de chaque clan qu’elle en oublie son identité propre. Elle s’évertue à être la jeune fille modèle dont rêve sa famille et de ce fait ne peut revendiquer les mêmes espaces de liberté que sa bande de copines norvégiennes, lesquelles sont loin d’imaginer le duel intime schizophrénique qui l’agite.
À l’heure où ceux de son âge s’émancipent progressivement de leurs parents, Nisha n’a d’autre alternative que de dissimuler aux siens des fragments de sa vie qui n’ont pourtant rien de si extraordinaire : une soirée entre amis où l’on boit quelques bières, une innocente partie de basket, le plaisir de traîner après la classe… Quelques menues cachotteries qui ne la mettent guère à l’aise face à Mirza, son paternel, qui déborde de fierté et de tendresse malgré ses airs autoritaires, qu'il oublie d'ailleurs parfois d'adopter : qu’il est drôle quand il se lâche et se montre capable de défier lui-même quelques règles un peu trop étouffantes ! Le voilà qui danse en public, faisant fi du jugement des autres, alors que son épouse rougit, s’offusque, essayant de le ramener à la raison. Nisha lui lance alors des regards fiers, pleins d’une connivence complice qui réchauffe leurs cœurs. Il est clair que ces deux-là débordent d’amour l’un pour l’autre et de confiance mutuelle. Rien ne semble dans ces instants pouvoir les séparer.
Mais un soir, Mirza découvre le pot aux roses du flirt entre Nisha et son copain Daniel. Ce flagrant-délit d'amourette va mettre le feu aux poudres et déclencher une descente aux enfers interminable. Fou furieux, Mirza n’écoute plus que son courroux aveugle. La voix de Nisha devient inaudible, d’autant plus quand ses profs et les services sociaux du lycée s’en mêlent malgré elle. L’entourage s’émeut, s’emballe, prodiguant force conseils. Ce qui aurait dû rester dans la sphère de l’intime devient l’affaire de tout le monde, presque une affaire d’état. La seule échappatoire que trouvera Mirza sera de renvoyer l’insoumise au pays de ses origines : le Pakistan !

Histoire subtile et poignante que seule une personne l’ayant vécue (la réalisatrice en l’occurence) pouvait raconter sans en trahir toute la complexité, sans sombrer dans la caricature. Tout en faisant corps avec son héroïne principale, on comprend les dilemmes de chaque partie, notamment ceux des parents, prisonniers d’une culture d’autant plus pesante que leur petite communauté immigrée a besoin de se tenir les coudes pour survivre, garder ses racines, sa raison d’être. Une histoire parmi tant d’autres…