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Le blog des profondeurs...
(de champ)

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

SUSPIRIA

Écrit et réalisé par Dario ARGENTO - Italie 1977 1h35mn VOSTF - avec Jessica Harper, Joan Bennet, Stefania Casini, Udo Kier, Alida Valli... D'après l'oeuvre de Thomas De Quincey, Suspiria de Profondis. Restauration numérique par Dario Argento himself !.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SUSPIRIATourné en Technicolor, mis en musique par les Goblin et hanté par le Mabuse de Fritz Lang, Suspiria ressemble à un opéra rock, une sorte de voyage enchanteur et terrifiant à l’intérieur d’un train fantôme qui ne connaît pas de répit. Suzy, une jeune Américaine, débarque à Fribourg pour suivre des cours dans une académie de danse prestigieuse. À peine arrivée, l'atmosphère du lieu, étrange et inquiétante, surprend la jeune femme. Suzy apprend alors que l'académie était autrefois la demeure d'une terrible sorcière surnommée la Mère des Soupirs. Et si l'école était encore sous son emprise ? Avec Suspiria, Dario Argento marque une étape fondamentale dans l'histoire du cinéma fantastique, dont l'influence est encore aujourd'hui perceptible.

Italien, fils d'un père producteur et d'une mère photographe, d'abord critique de cinéma, il coécrit le scénario de II était une fois dans l'Ouest au moment où, dans les années soixante, les genres hollywoodiens viennent chercher en Italie un second souffle. Depuis son premier film en 1969, L'Oiseau au plumage de cristal, Argento a principalement œuvré lui-même à l'intérieur d'un genre, le giallo, récit criminel où la violence se teinte de sadisme, et caractérisé par des codes immuables, connus du spectateur qui vient y chercher des sensations fortes et jouir pleinement de sa peur. Mais loin de rester confinée à l'intérieur de ces frontières, l'œuvre d'Argento, au confluent d'influences multiples – tant de la peinture maniériste, de l'art baroque que des nouvelles vagues européennes –, constitue une sorte de synthèse entre la modernité et le cinéma de genre.
Ainsi de la modernité, il a su tirer une audace formelle, le goût de l'expérimentation ; du cinéma de genre, il a conservé les personnages : criminels, victimes, enquêteurs, et les récits à base de complots occultes et de rituels sanglants.

Suspiria est certes l’un des chefs-d’œuvre de son auteur mais c’est surtout une étape fondatrice du cinéma de la peur que beaucoup (David Lynch, Brian de Palma…) ont regardé depuis. Le film s’ouvre et se clôt par une pluie torrentielle, image climatique d’un déluge formel qui nous laisse à bout de souffle. Ici les images semblent comploter contre ceux qui les traversent. « La forme, a souvent déclaré le maître du giallo, c’est comme un coup de poignard ». Voici l’un des plus beaux de son auteur.

Jean-Baptiste Thoret (Dario Argento, magicien de la peur, Éd. Cahiers du Cinéma)