LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

VENTE D'AFFICHE LES 15 ET 16 DÉCEMBRE DANS LE HALL D'UTOPIA AU PROFIT DU CERCLE DES VOISINS.
Durant deux jours les bénévoles du Cercle des Voisins vous accueillent dans notre hall. Pour soutenir leurs actions, vous pouvez leur acheter les affiches des films que vous avez aimé cette année (LISTE EXHAUSTIVE SUR LEUR SITE: https://www.cercledesvoisins.org/blog/) . Le Cercle des Voisins est un ...

Toulouse Borderouge, le cinéma et le mûrier...
C’est un magnifique mûrier plus que bicentenaire… Un des derniers survivants à Toulouse de l’époque où Colbert avait fait planter des arbres pour l’élevage des vers à soie… Un mûrier aux branches noueuses qui, l’été, protège de son ombre fraîche les passants venus rêver là, l...

Nuit Fantastique X (debriefing)
Nous avons célébré en grandes pompes (funèbres) la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique. Le film surprise était cette année… The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn qui, nous hypnotysant jusqu’à l’aube avec ses rythmes syncopés de musique électro et ses lumières str...

FRAISE ET CHOCOLAT

(FRESA Y CHOCOLATE) Tomas GUTIEREZ ALEA et Juan Carlos TABIO - Cuba 1993 1h50mn VOSTF - avec Jorge Perugorria, Vladimir Cruz, Mirta Ibarra, Francisco Gattorno... Scénario de Tomas Gutierrez Alea et Senel Paz, d'après sa nouvelle El Bosque, el lobo y el hombre nuevo. VERSION RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FRAISE ET CHOCOLATDavid, un jeune étudiant cubain, ne doute pas de la validité des idéaux castristes. Sa vie amoureuse est moins assurée… Vivian, la femme qu’il courtisait, ne vient-elle pas d’épouser un autre homme ? Désappointé, David erre dans La Havane et finit par rencontrer Diego. Il préfère la glace au chocolat, Diego choisit la fraise. Mais qu’importent les différences, pourvu qu’on ait le souci de se comprendre ! Diego emmène David chez lui et l’introduit dans son univers d’artiste homosexuel. D’abord choqué, David retourne pourtant chez Diego, avec l’intention d’espionner ce dangereux délinquant contre-révolutionnaire…

« Fraise et chocolat est certainement le film cubain le plus populaire à Cuba et pour cause : à la fois drôle, tendre, critique, lucide et néanmoins joyeux, il nous brosse un tableau qui aborde par le biais de la comédie une multitude de sujets pas si faciles : de la place de l’intellectuel et de l’artiste à celle des homosexuels, de l’enthousiasme de la jeunesse pour la révolution au désenchantement de la génération précédente, de la place de la religion à la foi dans les principes établis, Tomas Gutierrez Alea rebat les cartes de son engagement politique en mettant en avant toute la diversité – et les contradictions – de la société cubaine. Un vrai régal.
« Fraise et chocolat est une fenêtre sur Cuba aujourd’hui. A travers le film, on voit les contraintes qui pressent les Cubains vers la sortie malgré l’amour et la fierté que l’île suscite chez ceux qui y sont nés. Et l’on observe les mécanismes infiniment ingénieux que met en œuvre un régime qui veut à la fois être la plus efficace des dictatures et la plus aimable. […] La morale de Fraise et chocolat est simple. Le militant-policier oubliera ses soucis de normalité, l’artiste homosexuel fera passer son désir à l'arrière-plan et les deux hommes laisseront s’épanouir entre eux une amitié faite de compréhension mutuelle et de tolérance. Cette idée simple ne va pas de soi à Cuba, où les homosexuels ont été souvent pourchassés depuis 1959…
« C'est la découverte en images voulues, désirées, d’un univers que l'on ne connaît souvent que par les miroirs réciproquement déformants des discours militants. C'est le portrait d’une ville, d’un peuple extraordinairement attachants. En bref, c'est un signe que le vieux pouvoir du cinéma – montrer le monde – n’est pas tout à fait mort. » (T. Sotinel, Le Monde)