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Le blog des profondeurs...
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Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



BLOOD SIMPLE

Écrit et réalisé par Ethan et Joel COEN - USA 1984 1h36mn VOSTF - avec Frances McDormand, John Getz, Dan Hedaya, M. Emmet Walsh... VERSION RESTAURÉE.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BLOOD SIMPLEC'est le tout premier film des frères Coen, qui avait été un sacré choc à sa sortie il y a plus de trente ans – le distributeur de l'époque avait dégoté un titre français dont il n'était pas peu fier : Sang pour sang ! – et qui ma foi tient remarquablement le choc. Un vrai bonheur de film, un vénéneux régal, un délicieux morceau d'impertinence cynique, de provocation perfide, d'ironie sournoise… Succulente variation entre le banal quotidien et l'exceptionnel horrible, exécutée avec un brio sans pareil par les deux frères sus-nommés, aussi drôles que méchants, aussi fantaisistes que sarcastiques.

Il fait nuit, il tombe des cordes. Sur fond de balais d'essuie-glaces, deux visages se dessinent en ombre chinoise, éclairés en courant alternatif par les phares des rares voitures croisées sur cette petite route texane. Le désir de l'homme et de la femme est tangible, il a le lourd parfum du péché, de l'interdit. Les mots s'étranglent, les voix se nouent : ça sent l'adultère à plein nez.
L'homme est l'employé du mari, un jaloux répugnant et sans dignité qui tient un bar miteux en ruminant sa vengeance… L'époux bafoué engage un détective privé immonde et gras pour exécuter à sa place les basses besognes. Plus retors et plus malsain que ce privé-là, ce n'est pas imaginable, mais il a un sens de l'humour typiquement texan qui n'est pas pour rien dans le charme du film. Voilà, les personnages sont en place pour le quadrille funèbre… Peut alors commencer le ballet époustouflant : les personnages vont s'épier, prêts à s'entretuer pour une banale histoire de fesses qui va virer au drame sanglant. Les événements s'enchaînent sous les pulsions imprévisibles d'individus à la fois primaires et tordus. C'est biscornu, déroutant, et les moments les plus affreux sont aussi les plus jubilatoires. C'est bourré d'imagination et de fantaisie, et quand les lumières se rallument, on est déçu d'être déjà au bout…