LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



REINE D’UN ÉTÉ

Joya THOME - Allemagne 2018 1h07mn VF - Pour les enfants à partir de 7 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

REINE D’UN ÉTÉC'est la fin de l'année scolaire, les camarades d'école que l'on quitte et la promesse d'un d'été synonyme de vacances, de mille découvertes, d'évasion, de liberté. A dix ans, Léa et ses amis sont à un tournant de leur vie : ces vacances-là, précisément, marquent la fin d'un cycle – celui de l'école primaire, des jeux plus ou moins innocents, d'une certaine insouciance. La rentrée sera toute différente : nouveaux établissements, nouveaux rythmes, nouveaux amis, nouvelles façons de voir la vie… Certains, la plupart, ont hâte de sortir de l'enfance et se dépêchent, maladroitement, de copier sinon d'acquérir les nouveaux codes, les nouvelles règles de socialisation et de séduction. D'autres n'ont que faire de ces apparats qui nous invitent insidieusement à entrer trop tôt dans le monde des adultes. Léa serait plutôt de cette seconde catégorie : point de rouge à lèvres donc, ni fard sur les yeux et encore moins de mini-jupe. Du coup, ses amies, celles avec qui elle avait encore passé l'été précédent en colo mais qui ont déjà basculé dans cette période fantastique et vacharde qu'est la pré-adolescence, l'ont exclue de leur programme estival. Demi-mensonges et omissions volontaires qui camouflent l'indicible vérité : Léa ne fait plus partie de leur groupe. Les inscriptions pour la colo estivale se sont opérées en secret, sans elle, et voilà notre Léa délaissée qui s'apprête à passer un été en solitaire à la campagne.

En short ou en salopette pour mieux écraser rageusement les pédales de sa bicyclette, cheveux au vent, elle sillonne aussi souvent que possible les chemins qui l'éloignent du domicile familial où jamais rien de trépidant ne se passe. Sa destination de prédilection étant la ferme de son plus fidèle ami, Mark : un taiseux marginal, un brave type de l'âge de ses parents mais tellement moins coincé, qui vit à l'orée du village. Original qui prend des bains dans une vieille baignoire plantée au beau milieu de sa cour, musicien à ses heures, avec lui Léa se délecte de glaces à la pastèque, discute de tout, de rien mais montre à quel point elle aborde les gens sans aucun préjugé et le monde avec une avide curiosité.
Tout l'intéresse : le livreur de lait qui fait sa tournée, le pompier qui entraine ses fils à la course de fond – ainsi, tiens donc, qu'une petite bande de gamins de son âge, des garçons exclusivement, croisés à plusieurs reprises au gré de ses errances vélocipédiques. Comme ses (ex)copines, ils forment un groupe, fermé, un tantinet secret. Mais ces gars-là, qui se retrouvent dans des cabanes dans les arbres, chipent ça et là des ustensiles pour fabriquer un radeau (un vrai, qui va sur l'eau), ne semblent pas décidés à abandonner leur enfance et doivent vivre des aventures formidables.
Son ronron quotidien teinté de mélancolie ne résiste pas à cette rencontre. Avide d'action et n'oubliant jamais d'écouter son instinct, Léa va tout faire pour intégrer le groupe de garçons – lesquels, assez peu enthousiastes à l'idée d'accepter une fille dans leur bande (une fille !), ne vont pas manquer d'éprouver son courage et sa détermination. S'ensuit alors un été qui va se révéler riche en aventures et découvertes car le village recèle, sous ses faux airs de tranquille bourgade, tout un tas d'histoires plus ou moins secrètes dans lesquelles il fait bon mettre son nez…

Film d'aventures enfantines pas du tout godiche, épatant et solaire, qui parle tout autant aux enfants qu'aux adultes, Reine d'un été traite avant tout de la recherche d'appartenance à un groupe. Eclairé par un portrait de fille forte, déterminée mais pas toujours joyeuse et riante, il pose un très joli regard sur la place que chacun a dans la société, celle justement qu'on veut bien vous accorder… ou qu'il faut parvenir à se faire soi-même.