LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

(Ex-Utopia Toulouse)


NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Séances sur fond gris : 4€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Install-party samedi 29 septembre
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Nuit Fantastique, dixième édition, appel à participation
Le 31 octobre prochain aura lieu la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique.  Vous avez envie de célébrer avec nous ce funeste évènement ? Envoyez-nous de courtes vidéos (de 10 à 30 secondes maxi) de votre cru, nous en diffuserons une sélection durant la nuit, avec d’autres su...

Le manifeste de la haine islamophobe (communiqué UJFP)
Un manifeste « contre le nouvel antisémitisme » écrit par Philippe Val a été signé par 300 personnalités. Vous avez dit antiracistes ? Qui sont ces éminents antiracistes qui nous viennent en aide ? Il y a Manuel Valls, qui expliquait en septembre 2013 que « les Roms ont vocation à retourner en R...

LE MONDE EST À TOI

Romain GAVRAS - France 2018 1h34mn - avec Karim Leklou, Oulaya Amamara, Isabelle Adjani, Vincent Cassel, Gabby Rose, François Damiens, Philippe Katerine... Scénario de Romain Gavras, Karim Boucherka et Noé Debré.

Du 05/09/18 au 25/09/18 à Tournefeuille

LE MONDE EST À TOIDepuis Notre jour viendra, un premier film très singulier sorti en 2010, presque nihiliste et pourtant débordant de tendresse pour ses personnages, avec Vincent Cassel déjà dans un rôle surprenant pour sa filmographie, on avait plus de nouvelles de Romain Gavras qui s’était tourné vers les clips et la publicité, murissant durant près de huit ans un sens aigu du rythme et de l’efficacité narrative. Il nous revient avec une pépite raffinée au titre généreux, vint-quatre carats par seconde d’or qui brille sous le soleil du mois d’août, une heure trente-quatre de concentré d’énergie pure et d’inventivité étincelant sous les lumières colorées de la boule à facettes méditerranéennes. Un film au casting à multiples facettes lui aussi, où, autour d'un magnifique Karim Leklou, on retrouve notamment avec bonheur la « divine » Oulaya Amamara, découverte dans le film du même nom, la toujours plus magnifique Isabelle Adjani dans un rôle qui fera date de marraine méridionale des petites combines et casses foireux, l’inénarrable François Damiens dans l’impayable rôle de François Damiens, et un Vincent Cassel au contre-emploi magnifique et hilarant de petit malfrat vieillissant perdu dans les méandres confusionnistes du web et des chaines vidéos spécialisées sur le complot Illuminati.

François, petit dealer, a un rêve : devenir le distributeur officiel de Mr Freeze au Maghreb. Cette vie, qu’il convoite tant, vole en éclat quand il apprend que Dany, sa mère, a dépensé toutes ses économies. Poutine, le caïd lunatique de la cité, propose à François un plan en Espagne pour se refaire. Mais quand tout son entourage – Lamya son amour de jeunesse, Henri un ancien beau-père à la ramasse tout juste sorti de prison, les deux jeunes Mohamed complotistes et sa mère chef d’un gang de femmes pickpockets – s’en mêlent, rien ne va se passer comme prévu !
Toujours à l’équilibre entre thriller et comédie, le film ne verse jamais dans la mauvaise série B car il part d’une fine observation du réel, loin de l’emphase mythologique d’un Scarface, et s'inspire des petites histoires très humaines des tribunaux et des comparutions immédiates, en empathie avec le monde de la délinquance ordinaire, fragile, absurde, drôle et même touchante, sur fond de migrants et de narco-terrorisme. Cette approche humble est servie par une mise en scène au contraire baroque, dont la fraîcheur, la vitalité, rappellent la fulgurance de True romance, la même urgence à vivre, avec la légèreté méridionale en plus.

Fan de John Landis et des Blues Brothers, Romain Gavras assume pleinement avoir voulu faire un film « pop » avec l’ambition des grandes comédies qui mine de rien sont témoins de leur époque comme Les Tontons flingueurs ou Le Pigeon. Le titre est comme une invitation, en cette fin d’été, à prolonger un peu les vacances, goûter la saveur d’une dernière escapade à l’horizon, au-delà des mers : le monde est à toi… vous reprendrez bien un Mr Freeze et une ligne de coke ?