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Nuit Fantastique X (debriefing)
Nous avons célébré en grandes pompes (funèbres) la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique. Le film surprise était cette année… The Neon Demon, de Nicolas Winding Refn qui, nous hypnotysant jusqu’à l’aube avec ses rythmes syncopés de musique électro et ses lumières str...

Install-party samedi 29 septembre
Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas vers la liberté est toujours délicat, de vous aider à ...

Nuit Fantastique, dixième édition !
Le 31 octobre prochain aura lieu la 10e édition de la terrifiante et rituelle Nuit Fantastique. (Pour revisiter les éditions précédentes, c’est par ici : http://www.cinemas-utopia.org/U-blog/toulouse/index.php?tag/Nuit%20fantastique).Berhart, qui exposera à nouveau cette année dans le hall du ci...

Mercredi 31 octobre de 19h30 à l’aube blême à Tournefeuille, 5 films dont 1 surprise, intermèdes musicaux démoniaques par DeeJay No Breakfast et un buffet d’enfer concocté par le bistrot (achetez vos places à partir du 3 octobre, tarif pour la Nuit 28€).
Berhart a pour l’occasion de ce 10e anniversaire dessiné une affiche collector, 10€ à l’unité ou 7€ si vous l’achetez avec votre place pour la Nuit (soit 35€ en tout)

10e NUIT FANTASTIQUE

Les frissons des premiers frimats courent le long de votre échine, les premières feuilles, précipitées vers le sol par la ronde des saisons, s’amassent inanimées, recouvrant les cadavres encore frais de la nuit précédente. Vous le sentez, le 31 octobre approche, date à marquer chaque année d’une pierre tombale… Cette année est un peu particulière, car c’est la dixième édition ! (certains d’entre vous ont même assisté à chacune d’entre elles). Le hall sera orné des estampes de Berhart, artiste issu du mouvement Lowbrow, qui présentera son exposition/vente Famous Monsters et a réalisé pour l’occasion une affiche collector. Mettez-vous sur votre 31 (octobre), déguisez-vous, revêtez vos plus beaux habits de ténèbres, car vous pourrez toute la nuit vous faire tirer le portrait par notre daguerréotype d’outre-tombe qui immortalisera vos plus effroyables accoutrements…

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)


LA NUIT A DÉVORÉ LE MONDE (Écrit et réalisé par Dominique Rocher - France 2018 1h34, avec Anders Danielsen Lie, Golshifteh Farahani, Denis Lavant… D’après le roman de Martin Page)

En se réveillant ce matin dans cet appartement où la veille encore la fête battait son plein Sam doit se rendre à l’évidence : il est tout seul et des morts vivants ont envahi les rues de Paris. Terrorisé, il va devoir se protéger et s’organiser pour continuer à vivre. Mais Sam est-il vraiment le seul survivant ?
Huis clos apocalyptique, La Nuit a dévoré le monde est un mélange entre Seul au Monde et Die Hard, mais Dominique Rocher ne cherche jamais à vouloir faire un film comme John McTiernan ou George Romero. Son souci est de retranscrire toute l’originalité du roman d’origine, qui faisait le grand écart entre Boris Vian et Stephen King. Il semble plus réfléchir à comment gérer l’espace d’un immeuble haussmannien qu’à répéter bêtement ses influences cinématographiques. Cette modestie dans la forme rappelle un autre film qui alliait avec un certain génie l’horreur et l’humour : Shawn of the Dead. Comme le film d’Edgar Wright, La Nuit a dévoré le monde est un film avec des zombies, plutôt qu’un film de zombies. En plus des gags macabres, l’auteur cherche comment retranscrire la zombification du monde, avant qu’un zombie pointe son nez, comment montrer l’opportunisme carnassier d’un chat ? À toutes ces questions, le réalisateur trouve avec un talent certain une idée de cinéma.


THIRST, ceci est mon sang (Écrit et réalisé par Park Chan-Wook - Corée du Sud 2009 2h13 VOSTF - avec Song Kang-ho, Kim Ok-vin, Kim Hae-sook, Shin Ha-kyun, Park In-hwan… Librement inspiré de Thérèse Raquin d’Émile Zola) Prix du Jury, Festival de Cannes 2009

Comment ? Un roman d’Émile Zola transposé au cinéma pour un film de vampires ? C’est quoi cette histoire ? L’adaptation, fidèle aux situations de départ et aux rebondissements du roman, extrapole et nous entraîne sur des terres que la littérature naturaliste n’aurait pas même imaginées... Pas étonnant quand on connaît le réalisateur, qui est tout sauf naturaliste... Park Chan-wook, au style furieusement baroque, aux questionnements vertigineux sur la perdition, la culpabilité, la rédemption impossible... Une invention visuelle incroyable, une caméra virtuose aux mouvements hallucinants, un sens inouï des ruptures de rythme et de ton, une bande son foisonnante : la patte Park Chan-wook est toujours aussi impressionnante. Le film fait le grand écart entre mélodrame tragique et humour burlesque et réussit à créer un univers unique et excitant au possible : charnel, érotique, d’un romantisme fou, d’une poésie macabre... un film impur, comme le sang...


HÉRÉDITÉ (Écrit et réalisé par Ari Aster - USA 2018 2h07 VOSTF - avec Marilyn Burns, Allen Danziger, William Vail, Gunnar Hansen…)

Si Hérédité fait montre d’une maturité étonnante, il s’agit pourtant du premier long-métrage de son réalisateur. Le plan d’ouverture est aussi virtuose qu’annonciateur de quelque chose de très ambitieux et de profondément perturbant. Mais si il était normal de s’attendre à un long-métrage au minimum atypique, rien ne pouvait vraiment nous préparer à l’horreur viscérale à laquelle Aster parvient à donner vie en deux heures, ne reculant devant rien pour donner à son cauchemar filmique l’impact et l’écho nécessaires à son bon épanouissement.
Hérédité est vraiment choquant. Visuellement, avec des plans d’une violence inouïe, mais aussi et surtout psychologiquement. Aster n’entrevoit l’épouvante que par le biais d’une habile combinaison de puissantes évocations et d’une histoire dont les rebondissements précèdent une mise en place certes longue mais parfaitement agencée. Si Hérédité fonctionne aussi bien, se montrant tour à tour audacieux, courageux et méchamment extrême, c’est parce qu’il s’agit avant tout d’un drame prégnant, dont la construction prend bien le temps de faire exister les personnages.
Il s’agit d’une œuvre adulte, qui prend le spectateur par la main pour mieux le torturer au fil d’une intrigue retorse remarquablement écrite, et donne naissance à une peur durable. Un film mis en scène avec une virtuosité se jouant des perceptions, de l’espace et de tout un tas de codes, une tragédie sur l’héritage et la famille, parcourue de fantômes, Hérédité tutoie les sommets, va jusqu’au bout de son propos, serpente entre les clichés et reste longtemps en tête. C’est le moins que l’on puisse dire…


LES AVENTURES DE JACK BURTON DANS LES GRIFFES DU MANDARIN (John Carpenter USA 1986 1h40 VOSTF - avec Kurt Russell, Kim Cattrall, Dennis Dun... Scénario de Gary Goldman, David Z. Weinstein et W.D. Richter)

Jack Burton, camionneur ordinaire, accompagne son ami Wang Chi qui doit accueillir Miao Yin, sa fiancée, à l’aéroport de San Francisco. Jusque là, rien que de très banal, me direz-vous, pas de quoi faire un film ! Sauf que ça se complique sévère lorsque Lo Pan, un puissant sorcier désincarné, se met en tête d’épouser Miao Yin pour récupérer son enveloppe charnelle : Jack se voit alors transporté au coeur des luttes mystiques de Chinatown, où le Bien et le Mal s’affrontent déjà depuis des siècles...
Loin des héros bodybuildés et revanchards qui squattèrent les écrans dans les années 80, Jack Burton est un prolétaire qui va, malgré lui, se retrouver embarqué dans une histoire rocambolesque et pleine d’événements fantastiques dans le seul but de récupérer son camion volé... et accessoirement sauver la belle Miao Yin.
Pour la première fois, John Carpenter, chantre du cinéma fantastique noir, se plonge avec délectation et révérence dans la comédie d’aventures. Le réalisateur insuffle de la nouveauté dans le cinéma d’action américain en intégrant l’univers ultra-codé et virevoltant du cinéma populaire asiatique, une décennie avant l’explosion de celui-ci en occident.
Le film sera un échec, incompris – en pleine ère reaganienne – par un public peu enclin à la nouveauté, préférant applaudir les exploits d’un Stallone ou d’un Schwarzenegger. Trente deux ans après, cette comédie sans temps morts, où la magie noire se mêle au kung-fu et aux combats de sabre, sans oublier des effets spéciaux kitsch et bricolés, n’a rien perdu de son charme. Venez vous perdre dans les tréfonds de Chinatown en compagnie de Jack Burton…


(LE FILM SURPRISE…)