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Le blog des profondeurs...
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Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



SAUVER OU PÉRIR

Frédéric TELLIER - France 2018 1h56mn - avec Pierre Niney, Anaïs Demoustier, Vincent Rottiers, Sami Bouajila, Chloé Stefani... Scénario de David Oelhoffen et Frédéric Tellier.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SAUVER OU PÉRIRIl est beau gosse et il a tout ce dont chacun rêve : l'amour, l'amitié, un boulot qui a du sens, mieux… c'est une passion, quasi un sacerdoce qui lui confère une aura qui se lit dans le regard des autres… y compris celui de sa jolie femme qui vient de lui apprendre qu'ils vont avoir des jumelles.
Il avait dix huit ans quand il s'est engagé dans le corps des sapeurs pompiers de la ville de Paris, encore incertain et fragile… « J'aimais l'idée que ce métier puisse me rendre fort, invincible »… Il a bossé dur, avec une soif de vivre et de réussir qui a mangé tout son temps : servir, sauver, devenir ce héros sans faiblesses en qui ses coéquipiers peuvent avoir une confiance absolue. Obnubilé par cet idéal au point de ne pas voir que sa douce étouffe un peu dans le logement de fonction qu'il occupe dans la caserne suite à sa récente promotion : pas vraiment fastoche de vivre au quotidien avec un héros, avec toujours ce sentiment latent d'inquiétude qu'elle a du mal à cacher chaque fois qu'il doit partir en urgence, l'entrainant dans des choix de vie qui ne sont pas tout à fait les siens.

Mais le beau conte de fées va être pulvérisé lors d'une intervention de sa brigade sur un feu terrible…
Dans la chambre stérile pour grand brûlés où il émerge de son coma, Franck réalise peu à peu qu'il ne sera plus comme avant, sa belle gueule est méconnaissable, il lui faut réapprendre dans la douleur des gestes qui ne vont plus de soi, les regards sur lui ont changé et les rôles se sont inversés : le sauveur est devenu le sauvé et il doit endosser de devenir celui qui accepte d'être aidé. L'esprit de corps qui le soudait à ses camarades, les élans de solidarité qui les galvanisaient, il les perçoit aujourd'hui du côté de celui qui a besoin, dans un renversement des forces qui le plonge dans un désarroi proche du désespoir. Il se voulait fort, il se découvre faible, et doit apprendre à s'aimer tout de même pour arriver à gagner à nouveau l'amour des autres dont il était si sûr et qui ne savent plus eux-mêmes s'ils vont aimer encore celui qui sort de cette épreuve-là. Il se croyait perdu et ce sont les autres qui vont le sauver à son tour, l'aidant à se trouver lui-même, à se reconstruire une identité et donner une nouvelle chance à cette histoire d'amour qui ne coule plus tout à fait de source.
Que devient la vie quand on doit la gagner sur le terrain de la souffrance physique aussi bien que morale, jour après jour, sans jamais renoncer, trouver en soi l'humilité nécessaire pour ne pas refuser l'indispensable main tendue ?

Si l'histoire d'amour est belle, si le héros est attachant, si le talent de Pierre Niney et Anaïs Demoustier donne aux personnages leur photogénie, leur épaisseur, leur romanesque, le film nous plonge dans une vision quasi sociologique de ceux qui, constamment dans l'urgence, sont conduits par leurs interventions au cœur de la souffrance de tous, riches ou pauvres, inconnus ou célèbres, étrangers ou bien « d'cheu nous »… Un film qui raconte une histoire d'amour, une histoire de vie qui en basculant nous rappelle qu'il peut en être de même pour tous et que sans la compréhension et la solidarité des autres humains, on ne pèse pas bien lerche.