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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



RETOUR À HOWARDS END

(HOWARDS END) James IVORY - GB 1992 2h20mn VOSTF - avec Anthony Hopkins, Emma Thompson, Vanessa Redgrave, Helena Bonham Carter... Scénario de Ruth Prawler Jhabvala, d'après le roman de E.M. Forster .

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

RETOUR À HOWARDS ENDJames Ivory, avec ce splendide Retour à Howards End, parvient à une sorte d'apothéose de son style. Revenant pour la troisième fois au romancier E.M Forster (après Chambre avec vue et Maurice), portant toujours sur l'Angleterre, lui le cinéaste natif des Etats-Unis, un regard d'entomologiste amoureux, il offre un récit d'une somptueuse perversité, servi par une troupe d'acteurs magnifiques. Dans la valse des apparences, dans les mensonges édifiés en système, dans l'élégance qui n'est plus que de la mousse cachant un précipice, il donne à voir un siècle qui commence et un monde qui meurt. Il décrit l'arrogance innocente des riches et la solitude ignorée des pauvres. Il raconte la puissance de l'argent en effleurant le comptoir écrasant d'une banque, la lutte des classes en photographiant deux tables à l'heure du thé. Le rôle du destin est tenu par un parapluie volé, et le rôle-titre par un cottage anglais… Jame Ivory et sa scénariste attitrée Ruth Prawler Jhabvala s'emparent avec virtuosité des mots de Forster, font parler la nature et les objets pour exprimer l'insondable hypocrisie des hommes.

Nous sommes en 1910. Trois familles n'auraient jamais dû se rencontrer. Margaret Schlegel, une jeune femme énergique, cultivée, émancipée (Emma Thompson), a été spoliée. Elle était la légitime héritière de Howards End, cette divine maison sous les glycines, léguée sur son lit de mort par la riche Madame Wilcox (Vanessa Redgrave dans une courte mais saisissante apparition). Un jeune employé de banque impécunieux entrera dans la ronde, deviendra le père de l'enfant illégitime d'Helen, la sœur de Margaret, tandis que celle-ci épousera le veuf Wilcox (Anthony Hopkins), croyant encore pouvoir changer le monde par la force des sentiments.

Tout se lézarde, sauf les maisons, tout se flétrit, sauf la tendresse. Les bons sont punis, les méchants aussi : c'est la morale douce amère de Retour à Howards End. La splendeur visuelle et décorative ne glace rien, n'étouffe rien. La trace d'une robe grise sur l'herbe douce a la sensualité d'une étreinte, le frémissement d'un champ de narcisses dans le vent a le charme irrémédiable d'un adieu…