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Le blog des profondeurs...
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Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ON ATTAQUE L'ÉTAT FRANÇAIS EN JUSTICE: C'EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE!
UN PETIT CLIC POUR UNE GRANDE CLAQUE! Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vie...

MAUVAISES HERBES

Écrit et réalisé par KHEIRON - France 2018 1h40mn - avec Kheiron, Louison Blivet, Adil Dehbi, Hakou Benosmane, Youssouf Wague, Ouassima Zrouki, Catherine Deneuve, André Dussolier...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MAUVAISES HERBESComme écrit Jérôme, ce jeune homme charmant qui virevolte entre les tables pour vous servir au bistrot d’Utopia : « Un film qui cite en préambule Victor Hugo ne peut pas être un mauvais film. Mes amis, retenez ceci : il n’y a ni mauvaises herbes, ni de mauvais hommes. Il n’y a que des mauvais cultivateurs ». C’est donc à lui que vous devez de trouver ce film (vu depuis et apprécié aussi par nous-mêmes) en bonne place dans cette gazette :

Si le film est pétri de bonnes intentions, il est suffisamment enlevé, drôle, fantaisiste, et sa foi en l’humain réjouira les éternels optimistes que vous êtes. On est séduit par la vivacité des dialogues, la fantaisie des situations qui en font une comédie populaire bien au-dessus du lot.
Si Nous trois ou rien, le premier film de Kheiron, était directement inspiré de l’histoire de ses parents, c’est sur sa propre expérience d’éducateur qu’il se penche. Mauvaises herbes est avant tout un message fort, parce que non péremptoire et non donneur de leçons, sur l’éducation, la jeunesse, le temps qui file et les secondes chances qu’il ne faut pas rater.

Waël (Kheiron lui-même) vit avec Monique (Catherine Deneuve) de petites arnaques en banlieue parisienne jusqu’au jour où ils tombent sur Victor (André Dussolier) victime médusée de leur « arnaque au caddie » (idée géniale qu’on vous déconseille de reproduire). Une arnaque de trop qui va les conduire à soutenir bénévolement Victor, qui gère une association venant en aide à des jeunes sortis du système scolaire pour des raisons diverses (absentéisme, insolences, port d’armes…).
Inhérents à ce genre de comédie populaire (non, ce n’est pas un gros mot !) les clichés sont balayés par le comique des situations ou par l’émotion que Kheiron y fait naître sans crier gare. On est saisi dès qu’il change de registre et filme à la bonne distance, et avec pudeur, un ado en souffrance dont il recueille les confessions.

On aurait pu craindre que Kheiron laisse ses apprentis-comédiens en rade… mais il ne se laisse pas subjuguer par les deux « monuments » du cinéma qui occupent le haut de l’affiche et porte sur eux le même bienveillant et généreux regard que sur un André Dussolier charmeur et charmé, offrant à chacun une fine partition entre rire et larmes.