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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



MAUVAISES HERBES

Écrit et réalisé par KHEIRON - France 2018 1h40mn - avec Kheiron, Louison Blivet, Adil Dehbi, Hakou Benosmane, Youssouf Wague, Ouassima Zrouki, Catherine Deneuve, André Dussolier...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

MAUVAISES HERBESComme écrit Jérôme, ce jeune homme charmant qui virevolte entre les tables pour vous servir au bistrot d’Utopia : « Un film qui cite en préambule Victor Hugo ne peut pas être un mauvais film. Mes amis, retenez ceci : il n’y a ni mauvaises herbes, ni de mauvais hommes. Il n’y a que des mauvais cultivateurs ». C’est donc à lui que vous devez de trouver ce film (vu depuis et apprécié aussi par nous-mêmes) en bonne place dans cette gazette :

Si le film est pétri de bonnes intentions, il est suffisamment enlevé, drôle, fantaisiste, et sa foi en l’humain réjouira les éternels optimistes que vous êtes. On est séduit par la vivacité des dialogues, la fantaisie des situations qui en font une comédie populaire bien au-dessus du lot.
Si Nous trois ou rien, le premier film de Kheiron, était directement inspiré de l’histoire de ses parents, c’est sur sa propre expérience d’éducateur qu’il se penche. Mauvaises herbes est avant tout un message fort, parce que non péremptoire et non donneur de leçons, sur l’éducation, la jeunesse, le temps qui file et les secondes chances qu’il ne faut pas rater.

Waël (Kheiron lui-même) vit avec Monique (Catherine Deneuve) de petites arnaques en banlieue parisienne jusqu’au jour où ils tombent sur Victor (André Dussolier) victime médusée de leur « arnaque au caddie » (idée géniale qu’on vous déconseille de reproduire). Une arnaque de trop qui va les conduire à soutenir bénévolement Victor, qui gère une association venant en aide à des jeunes sortis du système scolaire pour des raisons diverses (absentéisme, insolences, port d’armes…).
Inhérents à ce genre de comédie populaire (non, ce n’est pas un gros mot !) les clichés sont balayés par le comique des situations ou par l’émotion que Kheiron y fait naître sans crier gare. On est saisi dès qu’il change de registre et filme à la bonne distance, et avec pudeur, un ado en souffrance dont il recueille les confessions.

On aurait pu craindre que Kheiron laisse ses apprentis-comédiens en rade… mais il ne se laisse pas subjuguer par les deux « monuments » du cinéma qui occupent le haut de l’affiche et porte sur eux le même bienveillant et généreux regard que sur un André Dussolier charmeur et charmé, offrant à chacun une fine partition entre rire et larmes.