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Le blog des profondeurs...
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C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

LA MULE

Clint EASTWOOD - USA 2018 1h57mn VOSTF - avec Clint Eastwood, Bradley Cooper, Diane Wiest, Laurence Fishburne, Michael Peña, Andy Garcia... Scénario de Nick Schenk d’après le livre de Sam Dolnick.

Du 20/02/19 au 26/03/19 à Tournefeuille

LA MULENous avions un petit peu perdu de vue Clint Eastwood depuis quelques films. Disons que le très moyen 15h17 pour Paris, et auparavant le guerrier American sniper ne nous avaient pas emballés et nous avions fait l’impasse sur leur programmation. Le retour devant la caméra de l’acteur Eastwood, que l’on avait pas vu depuis 2012 dans le très faiblard Une nouvelle chance, est pour beaucoup dans l’intérêt que nous portons à La Mule. Si, en apparence du moins, Eastwood s’éloigne de ses derniers sujets qui retraçaient le parcours de ces héros du quotidien dont l’Amérique a le secret, La Mule revient pourtant une fois encore sur l’itinéraire véridique d’un vétéran – en même temps, aux USA, combien d’homme ou de femme n’ont pas participé à une guerre ? – mais cette fois en version plutôt anti-héros.

Parce qu’à plus de 80 ans, Earl Stone, horticulteur reconnu par ses pairs, est aux abois. Il a pourtant encore fière allure. Earl est ce que l’on pourrait appeler un beau vieux. Il suffit de le voir dans ses costumes bien taillés, recevoir des prix dans les salons pour ses créations horticoles, serrer des mains, balancer une œillade suggestive aux dames rougissantes pour deviner l’homme qu’il a été. Bien sûr, derrière les apparences, une réalité plus triviale est à l’œuvre et comme tout homme ou presque à son âge, Earl balade quelques casseroles au cul de son pick-up. On comprend vite que sa femme et sa fille ne le portent pas dans leur cœur, qu’il n’a pas vraiment été un mari modèle et encore moins un père présent et affectueux. Il n’y a guère que sa petite fille qui lui accorde encore un peu de crédit. Et puis surtout sa petite entreprise est en faillite et Earl est en banqueroute.
Il accepte alors un boulot qui – en apparence – ne lui demande que de faire le chauffeur. Sauf qu’il s’est engagé à être passeur de drogue pour un cartel mexicain. Ce que l’on appelle faire la mule.
Extrêmement performant, Tata – c’est le nom de code qui va très vite lui échoir et qui veut dire grand-père en espagnol – transporte des cargaisons de plus en plus importantes. Ce qui pousse les chefs du cartel, toujours méfiants, à lui imposer un « supérieur » chargé de le surveiller. Mais ils ne sont pas les seuls à s’intéresser à lui : l’agent de la DEA Colin Bates est plus qu’intrigué par cette nouvelle « mule ». Entre la police, les hommes de main du cartel et les fantômes du passé menaçant de le rattraper, Earl est désormais lancé dans une vertigineuse course contre la montre…

Le film, au-delà du thriller, parle du temps perdu, de seconde chance et de pardon et si La Mule n’a pas la même puissance narrative que Gran Torino, déjà scénarisé par Nick Schenk, on prend un plaisir certains à suivre les aventures malfamées de cet octogénaire débonnaire et presque inconscient.