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Utopia Toulouse Borderouge : un nouveau cinéma est né !
Utopia, le cinéma au mûrier… Holà ! Habitants de Borderouge, des Minimes, des Trois cocus, de Saint-Selve, de Montastruc, de la Croix Daurade, de Montauban, des Izards, de Saint Jean Lherm, de Granague et d’ailleurs… ! Approchez qu’on vous dise ! Voilà, nous sommes fins pr...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...

Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...



Dans le cadre de la Semaine du Cerveau, vendredi 15 mars à 20h30, projection unique suivie d’une discussion sur le stress post-traumatique avec Nicolas Cazenave (maître de conférences UT2J en psychologie de la santé à Octogone-Lordat), Virginie Voltzenlogel (MCF en Neurosciences, UFR de Psychologie, CERPPS, UT2J), et Pascal Roullet (CRCA, Professeur UT3). Préventes à partir du 2 mars aux tarifs habituels.

GOOD KILL

Écrit et réalisé par Andrew NICCOL - USA 2015 1h42mn VOSTF - avec Ethan Hawke, January Jones, Zoë Kravitz, Bruce Greenwood...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

GOOD KILLPassé inaperçu à sa sortie, ce film du réalisateur de Lord of War et Bienvenue à Gattacca est le parfait contrepoint à l’American Sniper de Clint Eastwood. Plus directement politique, Good Kill incrimine la « guerre contre le terrorisme » menée par les États-Unis à l’aide de drones. Alors que le film de Clint Eastwood s’attachait surtout à exhumer la violence intrinsèque à l’héroïsme américain, plus intéressé par le mythe fondateur guerrier de son pays qu’à la politique Bush, celui d’Andrew Niccol témoigne, à la manière de Citizenfour, du basculement de l’héroïsme américain en cette année 2015. Le héros semble se défaire progressivement d’un certain patriotisme qui le constituait presque entièrement jusqu’ici.

Publiée le 5 Avril 2010 par Wikileaks, la vidéo intitulée Collateral Murder, non éditée, montrait un hélicoptère Apache américain exécutant des civils irakiens parmi lesquels figuraient deux reporters de l’agence Reuters. 18 personnes au moins furent tuées dont des enfants. Le point de vue distancié des ces images, sans voir le pilote, glaçait le sang. Cinq ans plus tard, les pilotes étaient eux aussi derrière des écrans, pilotant des drones à distance, n’ayant, comme nous spectateurs, pour seul visuel que les images des caméras.
Ce film a pour mérite de montrer les hangars déshumanisés dans lesquels les pilotes de drones tuent en batteries, à l’aide de joysticks comme dans un jeu vidéo (la console de jeu X-Box a servi de modèle pour les drones), des personnes vivant à des milliers de kilomètres, par l’entremise d’écrans plasma high tech dans de confortables fauteuils de bureau. Quels traumatismes psychologiques et quels choix moraux peuvent faire ces pilotes dans de telles circonstances ?

« Je n’ai rien inventé. Comme on le voit dans mon film, l’armée américaine a délibérément bombardé un enterrement. La CIA ne fait plus dans l’espionnage mais dans l’assassinat. Depuis le 11 septembre et la guerre contre le terrorisme, tout lui est permis. Mais comme elle n’a pas de pilotes, elle doit faire appel à l’armée. Bien sûr, l’assassinat est illégal aux Etats-Unis. Sauf qu’ils emploient des termes différents. Ils ont mis au point tout un lexique qui ferait bien rire George Orwell. Ils parlent d’"auto-défense préventive". Comme dans "Minority Report" : on tue le coupable présumé avant qu’il n’ait agi ! Il y a aussi la "frappe signature" qui consiste à tirer sur tout un groupe de gens dont vous ne connaissez pas forcément l'identité. Ils justifient cela par l'idée de "proportionalité". Traduction : il est si important d’éliminer la personne ciblée que peu importe si on tue les types d’à côté. Dans le film, j’ai choisi de ne montrer que le point de vue du drone, si j’ose dire, car c’est le seul à la portée du pilote qu’interprète Ethan Hawke. Une chose m’a marqué : aujourd’hui, les habitants des pays du Moyen-Orient où l’Amérique est en guerre détestent le ciel bleu. Ils sont heureux quand la météo se couvre : cela signifie que les drones ne peuvent pas voler. » (Andrew Niccol)