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Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



Dimanche 19 mai à 18h CINÉ RADIO avec le Lycée Francoise. Rendez-vous dans le hall du cinéma à 18h pour une émission de radio et un débat animé en direct par l’équipe de la Web Radio du lycée Françoise. Le thème de cette émission : « une céréale qui commence à prendre sa place dans nos assiettes, le quinoa. » L’émission-débat dans le coin de la cheminée sera suivi de la projection du film Good Morning England à 20h. Tarifs habituels du cinéma sans réservation.

GOOD MORNING ENGLAND

(The Boat that rocked) Écrit et realise par Richard CURTIS - GB 2008 2h15mn VOSTF - avec Philip Seymour Hoffman, Bill Nighy, Rhys Ifans, Nick Frost, Gemma Arterton, Emma Thompson, Kenneth Branagh...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

GOOD MORNING ENGLANDLa liberté, le rock’n roll, le sexe et un peu de substances illicites pour pimenter le tout : que demander de plus à la vie et au cinéma ? Ça tombe bien : dans Good Morning England, comédie trépidante de Richard Curtis, il y a tout ça. L’action se situe dans l’Angleterre du milieu des années 60, quand la BBC se faisait fort d’ignorer le triomphe des Beatles et du rock’n roll, la radio nationale diffusant au grand maximum 40 minutes de rock et de pop par jour ! La vie de l’Angleterre des pourtant swinging sixties ressemblait aux rues de Londres dans les premières saisons de « Chapeau Melon et Bottes de Cuir » : vides et trop calmes pour être honnêtes. Car dès que les enfants ou les adolescents avaient quitté le repas familial mortifère au rythme lancinant des musiques ringardes de la BBC, ils se refugiaient dans leur chambrette et allumaient en cachette leur petit poste de radio et là whaou ! déboulaient dans leurs oreilles tout excitées les meilleurs sons des Kinks, des Rolling Stones, d’Otis Redding et de tous ces artistes merveilleux capables de faire entrer en transe des millions de Grands Bretons. Ce son interdit venait de radios pirates, très souvent installées sur des bateaux au large de la Mer du Nord.

Good Morning England est l’histoire de l’un de ces rafiots, où des DJ’s firent danser la trop sage Albion et brisèrent les murs de la sagesse britannique. Car ces animateurs mystérieux, formant une joyeuse communauté de barberousses du rock’n roll, diffusaient non seulement une musique encore considérée comme diabolique par une grande partie des Anglais, mais promouvaient une vie différente où alcool, liberté sexuelle, langage peu châtié et usage des drogues faisaient assez bon ménage. A la tête des pirates, Richard Curtis a placé Le Comte, alias Philip Seymour Hoffman, acteur caméléon génial qu’on ne présente plus. On dirait que Seymour Hoffman a causé dans le poste toute sa vie et il renvoie les animateurs radio contemporains au rang de tristes sires, alignant au micro les pires allusions sexuelles, qui surexcitaient les auditeur(trice)s adolescent(e)s. La vie sur ce bateau de patachons est vue à travers l’œil d’un tout jeune homme, puceau dans tous les sens du terme mais beau comme un dieu, qui embarque par surprise, envoyé auprès de son oncle par sa mère et qui va faire l’apprentissage de la vie plus vite qu’il ne le pensait. Il découvrira toute une galerie de personnages détonants : Simon le débile, Dave le grassouillet lubrique, Gavin le tombeur ténébreux, Quentin le propriétaire dandy, esthète et toxicomane, Felicity la cuisinière lesbienne, seule femme à bord en dehors d’un jour hebdomadaire où tout le monde invite des filles et où chaque coursive devient un baisodrome.

Good Morning England est un film franchement hilarant, tendre et surtout libre et sans prétentions, comme on aimerait en voir plus souvent. Mais c’est aussi un film d’aventures à suspense puisque, face à la joyeuse équipe, les autorités représentées par Kenneth Branagh, formidable en fonctionnaire nazillon (Richard Curtis lui a vraiment donné la coiffure et les mimiques pathétiques du Führer) vont s’employer à faire en sorte que le bateau pirate cesse d’émettre. Et c’est enfin (surtout ?) un film musical, un vrai bonheur pour les fans des standards des années 60 aussi bien dans le rock pur et dur que dans le psychédélique. Et au moment où quelques rares radios réellement indépendantes tentent de résister face au rouleau compresseur des robinets à pubs et musiques formatées (NRJ, Skyrock, etc.), Good Morning England a l’avantage de nous rappeler ce que furent les vraies radios libres (respect à Lafesse, Robert LeHaineux, David Grossexe qui furent les héros de Carbone 14 dans les années 80).