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Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...

C’était au mois de mars 2003...
C’était au mois de mars 2003… dix ans tout juste après qu’Utopia Toulouse ait ouvert ses portes. Pas moins de 1500 personnes s’étaient pressées ce jour-là pour découvrir le nouveau ciné : il y avait du beau monde, la compagnie Emmanuel Grivet nous avait régalés de quelques entrechats et pantomi...



Billy casse les stéréotypes : clôture du festival Identité : Faut pas faire genre ! avec les élèves du lycée Marie Louise Dissard Françoise vendredi 17 mai à 20h30. La séance sera précédée de deux saynètes écrites et jouées par l’association de lycéen.nes SENSIBE, 1er prix des Olympes de la parole à Paris en 2019. Un temps d’échange avec les élèves après la projection aura également lieu. Places aux tarifs habituels.

BILLY ELLIOT

(Dancer) Stephen DALDRY - GB 2000 1h50mn VOSTF - avec Jamie Bell, Gary Lewis, Julie Walters, Jamie Driven, Jean Heywood, Stuart Wells... Scénario de Lee Hall. Pour les enfants à partir de 10 ans.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

BILLY ELLIOTA Durham pendant les grèves des mineurs, un garçon prénommé Billy vit avec son père, son frère et sa grand-mère. Vous allez suivre l’histoire d’un jeune garçon qui va faire basculer les mentalités. Un garçon qui danse ?
Dans un village en rébellion du Nord Est de l’Angleterre du fait des grèves contre Thatcher, le jeune Billy âgé de seulement 11 ans se découvre une attirance particulière lors d’un cours de danse classique qui partage les mêmes locaux que ses cours de boxe. Durant tout le film, vous découvrirez le courage de Billy prêt à abandonner ses gants de boxe pour des chaussons de danse.
Ce film aborde plusieurs thématiques notamment celles de la famille et des différences. On y retrouve une réelle volonté de se délier des préjugés présents dans les années 80. Le réalisateur le fait comprendre à travers des scènes marquantes, parfois surprenantes, surtout les passages où Billy danse. Le fait d’attribuer la danse aux filles et la boxe aux garçons est un stéréotype typique de cette époque qui à l’heure actuelle persiste mais de manière restreinte. Pour la société, voir les choses différemment revient à être jugé durement et injustement par les personnes qui sont dites « normales ». Par exemple, l’intérêt que porte Billy à la danse est considéré comme un acte de faiblesse, d’inconscience et est associé à une transition de l’orientation sexuelle.
Cependant, c’est la force de caractère, l’acceptation des goûts, l’indulgence, la persévérance, et la tolérance qui finissent par triompher. Le réalisateur insiste sur la réussite d’une personne qui est partie de rien, pas d’argent et pas de soutien..
La technique cinématographique est très intéressante. La proximité, et les plans sur les visages, avec l’utilisation d’une musique de fonds adaptée permettent de mettre en valeur la réaction des personnages. Cet effet cinématographique suscite beaucoup d’émotions profondes chez le spectateur. Les acteurs sont attachants et certains ont eu une grande carrière suite à ce chef d’œuvre, on comprend très vite pourquoi.
Ce film nous a plu car il y avait beaucoup d’émotions diverses et variées, on passe de la tristesse à la joie, et du choc à la compréhension. La façon dont le film Billy Elliot aborde aussi des sujets sensibles comme les stéréotypes, c’est très intéressant. L’adolescence est pour nous une dure période où l’ on se cherche et s’identifier à certains comportements nous y aide. Le fait de nous faire passer un message par le biais du sport, qui est très couramment pratiqué à nos âges, nous oblige à rentrer dans la peau du personnage, c’est un concept encore une fois pertinent. Une scène nous a particulièrement marqués par son émotion : celle de la réconciliation entre le père de Billy et son autre fils Tony.
Pour conclure nous vous conseillons fortement ce film, il est riche en émotion et en réflexion et rend chacun d’entre nous meilleur. Il nous pousse en quelque sorte à l’acceptation des différences et au respect entre les Hommes. De plus, la qualité du scénario et de la réalisation est aussi au rendez-vous !
Les élèves de Seconde Métiers de la Sécurité



HARVEY MILK : une lutte multicolore
Le film Harvey Milk a été réalisé en 2008 par Gus Van Sant et a été récompensé de 2 Oscars, le prix du meilleur acteur et celui du meilleur scenario.
Ce biopique raconte l'histoire de Harvey Milk, un activiste gay qui a lutté toute la fin de sa vie pour les droits des homosexuels en Amérique. Ce film a pour contexte historique les années 1970 dans lesquelles nous suivront les aventures de Harvey Milk, Américain homosexuel ordinaire Discriminé, il décide de se lancer dans une carrière politique pour défendre le droit des LGBT et des minorités en général.
Cette œuvre retrace l’évolution du mouvement homosexuel et le chemin parcouru par ses membres pour obtenir l’égalité pour tous. Les années 1970 furent très importantes pour la communauté LGBT+ américaine. En effet, à cette époque les homosexuels subissent des discriminations. Ce film retranscrit à merveille les combats menés par les homosexuels pour obtenir leurs droits, avec une intrigue qui mêle des moments de joie intense et d'autres de profonde tristesse. De nombreux rebondissements se chargeront de vous tenir en haleine. Le personnage principal joué par Sean Penn saura vous transmettre ses émotions grâce à sa performance exceptionnelle et les costumes du film sauront vous transporter dans les années 70 ,sans le moindre problème. Ce film parvient à nous surprendre sans cesse, de par ses choix scénaristiques comme celui d'annoncer dès le début du film que Harvey Milk se fera assassiner en ne nous laissant aucun indice sur le coupable.
En plus d’être très bien réalisé, même 11 ans après sa sortie, ce film reste d'actualité. En effet, les homosexuels, même s'ils ont aujourd'hui acquis des droits dans certains pays, restent majoritairement victimes de discrimination, voire de violences, partout dans le monde. Ce chef d’œuvre du 7e art, saura vous montrer le combat déterminé qu'ont mené beaucoup de gens pour défendre leurs fiertés.
Les élèves de Première L Anglais Approfondi



GIRL : Lara, une jeune fille pas comme les autres
Lara, c’est l’héroïne de Girl, film belge réalisé en 2018 par Lukas Dhont. Lara est une jeune femme de 16 ans qui aspire à devenir danseuse étoile. Mince, blonde, cheveux longs, yeux bleus, elle vit avec son père et son petit frère. Le film débute sur une scène de vie familiale. Jusque là, rien de bien spécial. Mais l’apparence est trompeuse, car Lara est née dans le corps d’un garçon et souhaite par-dessus tout devenir une femme.
Méfiez-vous, le titre est trompeur, ne vous attendez pas à voir un film sur les péripéties d’une jeune fille en pleine crise d’adolescence. Ce n’est pas un film qui ne parle que des adolescentes ou de la danse. C’est un film beaucoup plus puissant, qui traite du mal-être de ces personnes qui sont persuadées de ne pas être nées dans le bon corps. Au début du film Lara a déjà commencé à prendre des hormones, et vous verrez, tout au long de l’intrigue, jusqu’où elle ira pour atteindre son but, les situations par lesquelles elle va passer, ses peurs et ses joies. On la suit pas à pas, lorsqu’elle se fait des amies dans sa nouvelle école, lorsqu’elle passe des visites médicales…
Le réalisateur fait ressortir tout en finesse le personnage du père, qui se montre aimant et soutenant durant toutes ces épreuves. Il se heurte au masque d’impassibilité de sa fille, qui affirme toujours que tout va bien. Les deux acteurs qui incarnent la fille et le père déroulent leur jeu tout en finesse, sans jamais tomber dans le pathos. L’ensemble des interprètes montre une belle spontanéité, et leurs dialogues sonnent juste. Mention particulière à Victor Polster, acteur et danseur belge qui incarne Lara avec beaucoup de justesse. Il parvient à exprimer la volonté et la fragilité de l’héroïne sans fausse note.
La caméra bouge beaucoup autour des corps qui dansent, et se rapproche du corps de Lara, qui souffre lors des entrainements. Quant à la musique, elle accompagne l’alternance des scènes de douceur et de douleur. La lumière tamisée de la chambre de Lara éclaire les scènes intimistes avec son petit frère, tandis que la lumière crue des toilettes de l’école de danse dévoile la manière dont Lara s’acharne à contenir son corps de garçon.
Que vous soyez hétérosexuelle, homosexuelle, transgenre… cette réalisation ne vous laissera pas indifférent. Elle vous fera prendre conscience de la difficulté d’être transsexuel dans la vie de tous les jours.
Allez voir Girl, c’est un film bouleversant, qui vous touchera profondément !
Les élèves de Première Vente

Dans le lycée Marie Louise Dissard Françoise à Tournefeuille, comme nos camarades l’année dernière, nous avons décidé de nous investir dans un projet cinématographique : l’organisation d’un festival. Il s’agit de proposer une journée de projection à l’Utopia, autour du rapport à la norme dans la sexualité et dans le genre.
L'une des particularités de notre lycée est de favoriser la mixité des filières (générale, professionnelle et technologique) lors des projets culturels et pédagogiques. Cette année trois classes, les Premières L, les Premières Vente et les Secondes Métiers de la Sécurité, participent à ce projet. Nous avons visionné trois films différents : Harvey Milk, Girl et Billy Elliot.
Notre travail s’est divisé en plusieurs étapes. Tout d’abord la rédaction d’une critique de chaque film a été réalisée en classe. Ensuite, une journée de rencontres et de débats a été organisée le 26 mars en mélangeant les 3 classes, dans trois ateliers différents, traitant de la question du genre. Le premier atelier animé par l’APIAF interrogeait les questions de genre et d’égalité par la pratique du débat mouvant. Rien de tel pour nous bousculer dans tous les sens du terme !
Le deuxième atelier sur l’homophobie animé par l’association Contact prolongeait le travail de sensibilisation déjà mené à travers une exposition vue au lycée sur ce thème, avec informations, débats et témoignages. La particularité du troisième atelier était d’être pris en charge par une association d’élèves du lycée, SENSIBE, qui se mobilise contre le sexisme et les stéréotypes véhiculés notamment par le masculinisme. Certains d’entre nous ont pu être bousculés dans leurs certitudes. Les débats ont parfois été vifs, mais cela s’est fait avec une grande écoute et un respect mutuel.
Nous avons ensuite préparé des exposés que nous présenterons aux classes de seconde conviées à la projection, pour les sensibiliser notamment à la discrimination à l'égard de la communauté LGBT+ et plus particulièrement pour montrer la lutte de cette communauté dans les années 70, aux Etats Unis. Enfin, au cours de la soirée du 17 mai, nous aurons la chance de voir, avant la projection de Billy Eliott, nos camarades de SENSIBE,1er prix des Olympes de la parole à Paris en 2019, dans deux saynètes sur la place de la femme dans l’espace public. Nous clôturerons cette soirée par un échange avec le public. Nous vous espérons nombreux !