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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



LE CHOIX D’ALI

Écrit et réalisé par Amor HAKKAR - France 2019 1h33mn - avec Yassine Benkhadda, Sophia Chebchoub, Hafida Tahri, Florian Guillaume...

Du 11/12/19 au 31/12/19 à Toulouse (Borderouge) - Du 01/01/20 au 14/01/20 à Tournefeuille

LE CHOIX D’ALIAli est jeune, beau, insouciant, il vit à Paris et il est heureux : il partage depuis deux ans une histoire d'amour tout en douceur avec Éric, son compagnon timide.
Et puis, la vie… Sa vie d'avant, sa vie à Besançon qu'il avait fui il y a cinq ans pour échapper à l'étouffement d'un quartier intolérant, d'une famille qui ressentait ses amours comme une honte, une maladie à soigner… lui revient tout à coup en plein cœur par un appel inquiet de sa sœur : sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Ali n'hésite pas une seconde, même s'il se doute que son père ne lui ouvrira pas spontanément les bras, même s'il sait que son frère a grandi en son absence et le considère comme une sorte d'étranger, même s'il redoute que son quartier de jeunesse ne se soit encore plus replié sur lui-même, et même si Éric ne comprend pas cette subite décision de partir en pleine nuit pour rejoindre Besançon, peut-être un peu jaloux de cet attachement à une famille qui éloigne son compagnon de lui.
Les racines d'Ali, malgré tout, l'attachent à cette ville, à ce quartier qu'il avait quittés apparemment sans regrets. Il n'a jamais été très causant, il faudrait qu'il en dise davantage à Éric qui fait l'effort de l'accompagner, qu'il explique, qu'il raconte l'intolérance, la haine, le rejet d'une famille où l'homosexualité est haram, péché si intolérable que cinq ans d'éloignement ne suffisent pas à oublier et à faire oublier. Il ne comprend pas, Éric, pourquoi Ali lui demande de ne pas l'accompagner à l'hôpital, de rester à l'hôtel, de ne pas afficher leur relation… Ali devrait lui dire la culpabilité qui se mélange à cet amour filial et lui pourrit la vie, le fait se sentir responsable des soucis de santé de sa mère, il devrait lui expliquer combien ce retour sur sa vie passée le tourneboule et le déchire… mais jamais le beau visage ne laisse entrevoir le mal profond qui le ronge, et les mots ne lui viennent pas…

On avait aimé les films précédents d'Amor Hakkar : La Maison jaune, Quelques jours de répit… et on aime celui-ci tout autant ! Dans le contexte d'une industrie du cinéma qui fait son gras sur les recettes de divertissements creux et de blockbusters omniprésents, ce franc-tireur arrive néanmoins, miraculeusement, à tracer son chemin, obstiné, modeste et formidable, nourri de sa propre histoire qui fait de lui un réalisateur au parcours peu banal : originaire des Aurès, arrivé à Besançon à l'âge de six mois, il grandit dans un bidonville de la cité Founottes dont il s'extirpera en partie grâce au soutien de l'abbé Chays, un de ces bonshommes qui, après avoir pris position pendant la guerre d'Algérie, ont continué à militer pour l'émancipation des migrants… il faudra qu'on vous en cause un jour… Amor Hakkar a très vite pris goût à l'écriture, au cinéma et à toutes ces choses qui vous ouvrent au vaste monde, vous donnent du plaisir et après avoir écrit un premier roman, il s'est essayé à réaliser des courts-métrages, puis des documentaires, puis une première fiction, La Maison jaune déjà citée, célébrée et primée abondamment. Parce qu'il n'est pas évident d'arriver à faire des films en se pliant aux contraintes du marché, il a créé sa propre maison de production, distribuant lui-même ses films… Un parcours dont on se doute qu'il n'a pas été simple et facile et ses films, jamais vains, n'en sont que plus personnels, racontant le monde au travers de fictions subtilement ancrées dans le réel, avec des personnages qui s'en accommodent comme ils peuvent…