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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



Soirée fantastique
Vendredi 13 décembre à partir de 20h30 à Tournefeuille : venez tou·te·s déguisé·es ou vêtu·es de rouge pour cette « soirée Prêt-à-découper ! » Bien qu'inspirée des romans Giallo (jaune en italien), la soirée tire pourtant plutôt vers le rouge… Deux films suivis d'un bal baroque pour lequel Nicolas Kononovitch et Nabi Cabestany joueront des danses sur violon et violoncelle d'époque avec la danseuse Elsa Chartres qui vous envoûtera et vous entrainera sur ses pas… (tarif unique 14 euros, achetez vos places à partir du 27 novembre aux caisses des cinémas et en ligne sur le site www.billetweb.fr)

SOIRÉE FANTASTIQUE « Prêt-à-découper »

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ciseaux

SIX FEMMES POUR L'ASSASSIN


Mario BAVA Italie 1964 1h28 VOSTF
avec Cameron Mitchell, Eva Bartok, Thomas Reiner…
Soirée fantastique
Après le large succès public et critique du Masque du démon, Mario Bava, déjà reconnu et respecté comme directeur majeur de la photographie, va trouver l’opportunité de réaliser des films de tout genre, et en trois films seulement, il créera son propre genre : le Giallo. Après deux essais plutôt réussis, Six femmes pour l’assassin aboutit ce genre qui servira de modèle à Dario Argento lorsqu’il réalisera ses propres giallos.
Un tueur masqué et ganté s’en prend, à l’arme blanche ou à mains nues, à de jeunes et belles femmes. Une dose de fétichisme, un soupçon d’érotisme, un peu d’angoisse, le tout emballé dans un univers coloré, voici les ingrédients de la recette giallo. Ce qui distingue Six femmes pour l’assassin, c’est l’absence d’un personnage extérieur menant l’enquête et portant le regard du spectateur. Il n’y a pas d’intrus dans le film qui fonctionne comme un monde clos, dans lequel tout le monde semble avoir quelque chose à se reprocher. Le réalisateur propose une approche plutôt misanthropique du monde, où chacun est coupable. Chez Bava, c’est ainsi l’humanité toute entière qui se livre à un jeu de massacre, chacun expiant ses mauvaises actions.
C’est ce jeu pervers qui intéresse le plus Bava et c’est dans cette logique qu’il utilise les nombreux effets de couleurs du film, qui en sont la signature la plus mémorable. Loin d’être utilisées à de simples fins esthétiques, les couleurs de Six femmes pour l’assassin ont chacune leur signification.



ciseaux

IN FABRIC


Peter STRICKLAND Grande Bretagne 2018 1h58 VOSTF
avec Marianne Jean-Baptiste, Léo Bill, Hayley Squires, Gwendoline Christie… Interdit aux moins de 12 ans

En trois longs-métrages, Peter Strickland s’est signalé comme l’auteur d’une œuvre hybride, se nourrissant d’influences exogènes voire impures, mêlant la stimulation à l’abstraction avec des titres comme Berberian Sound Studio ou The Duke of Burgundy. Les motifs et les images du cinéma d’exploitation ou de genre, de la série B d’hier, constituent aujourd’hui, pour certains réalisateurs, dont Strickland lui-même, une matière à travailler pour en faire le carburant de films exprimant une vision toute personnelle, entre l’ironie et l’expérimentation narrative. In Fabric semble vouloir continuer, en la nuançant, cette démarche.
Le récit du film est tout entier construit autour d’une robe rouge inquiétante et indestructible, une robe qui portera malheur à ceux qui l’acquièrent : Sheila, une employée de banque divorcée, guettant les petites annonces de rencontre à la recherche de l’âme sœur, puis Reg Speaks, un plombier timide humilié par ses collègues en passe de se marier avec la fille de l’un de ses camarades de travail. Depuis La Peau de chagrin, de Balzac, la circulation d’un objet maléfique est une constante d’un certain art fantastique et philosophique. Le motif a, pour cela même, été parfois utilisé par le cinéma d’épouvante.
Mais Peter Strickland choisit une autre voie que celle du simple frisson cinématographique. Son film s’amuse à mêler diverses sensations, à naturaliser le fantastique tout en stylisant un réalisme familier. In Fabric confronte la banalité de certains personnages à la bizarrerie des comportements d’autres, inquiétants par leur étrangeté, silhouettes venant contrarier la trivialité des situations mises en place. Le film est un voyage intérieur, une hallucination qui ne perd pourtant jamais complètement de vue l’existence concrète et le monde social de ses protagonistes, victimes sacrificielles d’une malédiction à première vue sans cause.
(D'après Jean-François Rauger, Le Monde)