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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



Séances uniques en présence de Marie-Monique Robin mardi 18 février à 20h30 à Tournefeuille et mercredi 19 février à 20h à Borderouge, en partenariat avec ATTAC et ATD Quart-monde. Préventes à partir du 1er février.

NOUVELLE CORDÉE

Marie-Monique Robin - documentaire France 2019 1h52mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

NOUVELLE CORDÉEÀ Utopia on connait bien les documentaires de Marie-Monique Robin dénonciateurs d’abus de pouvoir tant économiques que politiques, Le Monde selon Monsanto (2008) et Le Roundup face à ses juges (2017) ou Torture made in USA (2011), et ceux qui valorisent des alternatives au capitalisme, qui saccage la nature et détruit des vies… En mai 2015, elle part à Mauléon dans les Deux-Sèvres pour enquêter sur une nouveauté législative qui veut contrer le chômage de longue durée, la mise en place d’un « territoire zéro chômeur ».

De quoi s’agit-il ? D’une initiative menée conjointement, dès 2014, par l’association ATD Quart Monde et le député socialiste Laurent Grandguillaume. Celui-ci propose en 2016 une loi – adoptée par l’Assemblée nationale et le Sénat – qui permet à l’État de verser à une « entreprise à but d’emploi » (EBE) 18 000 euros par an et par salarié à plein temps (un chômeur d’au moins un an), durant cinq ans, cette somme correspond au total des allocations diverses (RSA, APL, ASS…) qu’il attribue à n’importe quel nouvel embauché n’ayant jamais travaillé. L’EBE rémunère ses salariés au SMIC et doit trouver un complément par ses propres activités qui doivent être rentables. Celles-ci ne doivent aucunement concurrencer des entreprises locales, qui pourraient alors licencier… On recense dix territoires zéro chômeurs de longue durée (TZCLD) en France, dont Mauléon avec son EBE, dénommée l’ESIAM (Entreprise solidaire d’initiatives et d’actions du Mauléonais), qui emploie soixante-dix anciens chômeurs. Chacun est polyvalent, même s’il a une préférence, tout dépend des « boulots » que l’EBE dégotent, parfois pour une fois, parfois de manière plus pérenne. Recyclage de vêtements, entretien d’espaces verts, services à la personne, dépannage auprès d’autres entreprises et des collectivités territoriales, atelier bois, etc. La démarche de l’EBE est l’inverse de celle de toute entreprise capitaliste : elle crée un emploi (avec un CDI), puis cherche du travail !

Marie-Monique Robin filme quelques-uns de ces aventuriers anti-chômage : Anne, 62 ans, une ancienne secrétaire médicale victime d’un burn out qui s’occupe de l’administration tout en assurant la permanence d’un dépôt de pain ; Philippe, 58 ans, un taiseux qui en a visiblement bavé, confie ne plus boire et se plaît à jardiner ; Magali, 44 ans, accidentée du travail, menuisière, qui reprend confiance en elle en pratiquant son métier…

En avril 2017, les trente-quatre premiers salariés sont officiellement engagés et signent leur contrat de travail, la gorge nouée, les larmes aux yeux, les images de ces « perdants », marginaux malgré eux, « exclus » d’un système économique sans état d’âme, sont d’une incroyable dignité. Par le travail, chacune et chacun ne sont plus des « assistés ».
La réalisatrice filme durant plusieurs années ces personnes « cassées » et le spectateur assiste à une incroyable métamorphose qui fait plaisir à voir… Ils appartiennent à la « nouvelle cordée » et comme tous les montagnards le savent, chacun est solidaire des autres dans l’ascension. Cette « nouvelle cordée », en pays plat, à Mauléon, raconte une autre ascension, celle que tout individu entreprend pour grandir en lui-même, refuser de perdre pied, de couler.

(d'après Thierry Paquot / Revue Esprit)