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Le blog des profondeurs...
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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



L’ART DU MENSONGE

(The Good liar) Bill CONDON - USA 2019 1h50mn VOSTF - avec Helen Mirren, Ian McKellen, Russell Tovey, Jim Carter... Scénario de Jeffrey Hatcher, d'après le roman Le Menteur (The Good liar) de Nicholas Searle.

Du 29/01/20 au 18/02/20 à Toulouse (Borderouge) - Du 29/01/20 au 18/02/20 à Tournefeuille

L’ART DU MENSONGERoy, vieux roublard vétéran, monte des arnaques de haut niveau. Il cherche l’ultime gros coup qui lui permettra une retraite dorée sous les cocotiers. Sa prochaine cible : Betty, une veuve millionnaire et un peu trop confiante, ferrée sur un site de rencontre en ligne. Mais en marivaudant par écrans interposés, il s'avère que Roy et Betty se mentent à qui mieux mieux. Dès lors, et à tout moment, seuls le spectateur et l'un des deux protagonistes le savent, les rôles sont susceptibles de s'inverser. L'un des deux inoffensifs est la proie de l'autre, mais lequel ? Betty est-elle si dupe ? Qui arnaque qui ? Assez vite éventé, le suspense ménage heureusement de jolis retournements de situations, tour à tour drôles, sombres ou effrayants. La vraie question qui tient en haleine n'étant pas « qui ? » mais « quand ? », « comment ? » et surtout « pourquoi ? ». Des causes qui trouvent leurs racines dans un passé profondément enfoui et qui ne demande qu'à ressurgir.

Au premier abord, L’Art du mensonge est un bon vieux film d’arnaque « troisième âge » (c’est un genre en soi : cela fait longtemps que Michael Caine paie ses impôts grâce à ça) avec un duo d’acteurs rompus au cabotinage de haut vol. Mais ce n’est pas une comédie, c’est un thriller romanesque dont l’intrigue, particulièrement abracadabrante, est beaucoup, beaucoup plus ambitieuse que ses prémisses ne le laissaient deviner. On ne va rien vous dévoiler, bien sûr, sauf que l’on prend un réel plaisir à ces rebondissements, finalement plutôt rigolos malgré la noirceur intrinsèque du sujet. Ian McKellen rafle la timbale en jouant sur tous les tableaux. Il parvient à passer en l’espace d’une microseconde d’un personnage à un autre : l’arnaqueur gentleman devient un attendrissant papy gâteau, puis un terrifiant enfoiré garanti chimiquement pur. Tout cela en paraissant beaucoup s’amuser, mais sans jamais oublier la précision de son travail (c’est sa troisième fois devant la caméra du très aléatoire Bill Condon, après Gods and Monsters en 1998, inédit en France, et Mr Holmes en 2015). Sa performance est réellement très impressionnante.

(d'après S. Picard, Première)