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Le blog des profondeurs...
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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



L’ART DU MENSONGE

(The Good liar) Bill CONDON - USA 2019 1h50mn VOSTF - avec Helen Mirren, Ian McKellen, Russell Tovey, Jim Carter... Scénario de Jeffrey Hatcher, d'après le roman Le Menteur (The Good liar) de Nicholas Searle.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ART DU MENSONGERoy, vieux roublard vétéran, monte des arnaques de haut niveau. Il cherche l’ultime gros coup qui lui permettra une retraite dorée sous les cocotiers. Sa prochaine cible : Betty, une veuve millionnaire et un peu trop confiante, ferrée sur un site de rencontre en ligne. Mais en marivaudant par écrans interposés, il s'avère que Roy et Betty se mentent à qui mieux mieux. Dès lors, et à tout moment, seuls le spectateur et l'un des deux protagonistes le savent, les rôles sont susceptibles de s'inverser. L'un des deux inoffensifs est la proie de l'autre, mais lequel ? Betty est-elle si dupe ? Qui arnaque qui ? Assez vite éventé, le suspense ménage heureusement de jolis retournements de situations, tour à tour drôles, sombres ou effrayants. La vraie question qui tient en haleine n'étant pas « qui ? » mais « quand ? », « comment ? » et surtout « pourquoi ? ». Des causes qui trouvent leurs racines dans un passé profondément enfoui et qui ne demande qu'à ressurgir.

Au premier abord, L’Art du mensonge est un bon vieux film d’arnaque « troisième âge » (c’est un genre en soi : cela fait longtemps que Michael Caine paie ses impôts grâce à ça) avec un duo d’acteurs rompus au cabotinage de haut vol. Mais ce n’est pas une comédie, c’est un thriller romanesque dont l’intrigue, particulièrement abracadabrante, est beaucoup, beaucoup plus ambitieuse que ses prémisses ne le laissaient deviner. On ne va rien vous dévoiler, bien sûr, sauf que l’on prend un réel plaisir à ces rebondissements, finalement plutôt rigolos malgré la noirceur intrinsèque du sujet. Ian McKellen rafle la timbale en jouant sur tous les tableaux. Il parvient à passer en l’espace d’une microseconde d’un personnage à un autre : l’arnaqueur gentleman devient un attendrissant papy gâteau, puis un terrifiant enfoiré garanti chimiquement pur. Tout cela en paraissant beaucoup s’amuser, mais sans jamais oublier la précision de son travail (c’est sa troisième fois devant la caméra du très aléatoire Bill Condon, après Gods and Monsters en 1998, inédit en France, et Mr Holmes en 2015). Sa performance est réellement très impressionnante.

(d'après S. Picard, Première)