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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

PETIT PAYS

Écrit et réalisé par Éric BARBIER - France / Belgique 2020 1h51mn VOSTF - avec Djibril Vanccoppenolle, Jean-Paul Rouve, Isabelle Kabano, Dayla de Medina, Veronika Varga... D'après le roman Petit pays de Gaël Faye (Prix Goncourt des Lycéens 2017).

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

PETIT PAYSAdaptation très fidèle et très réussie du roman, Petit pays le film a eu l'intelligence de garder le mode de narration choisi par Gaël Faye et de raconter cette histoire bouleversante à hauteur d'enfant, sans donner aux adultes plus de place qu'ils n'en ont dans le bouquin, les laissant certes présents mais toujours au second plan des événements. L'équilibre ainsi trouvé donne une formidable respiration à ce récit qui pourrait être douloureux, voire insupportable mais qui sait toujours, parce que porté par les enfants, demeurer dans la pudeur, la délicatesse, voire même l'humour. Un subtil alliage de douceur et de violence, de drame et de drôlerie émanent du film comme du roman. Et si vous êtes parents et/ou enseignants et que vous vous posez la question de savoir si ce film peut être montré à vos jeunes, la réponse est OUI, mille fois OUI parce qu'il permet justement d'aborder sans détour mais sans traumatisme inutile cette page tragique de l'Histoire de l'humanité où, dans l'indifférence quasi générale, près d'un million de personnes furent massacrées en 100 jours.

Mais avant cela, avant les appels de Radio Mille Collines, avant la folie, avant que la fureur n'emporte le destin ordinaire d'un môme et de sa famille, le jeune Gabriel fait les quatre-cents coups dans un petit coin de paradis qui a pour nom Burundi. Un petit pays, un petit bout d'Afrique coincé entre le Rwanda, le Congo et la Tanzanie où il vit avec son père français qui fait des affaires, sa petite sœur Ana et sa mère rwandaise de plus en plus absente du foyer. Une vie de môme à la Sempé, à la Doisneau avec l'école, les virées dans le vieux combi Volkswagen qui sert de repère à la bande de copains, les clopes fumées en douce et les mangues que l'on pique dans l'arbre généreux du voisin pour se faire quelques sous. L'enfance minuscule dans toute sa majesté, avec sa beauté immédiate, sa poésie, ses trahisons parfois et toute son insouciance. Mais le cocon va commencer à se fissurer. Le cocon familial quand les parents de Gaby, à force de trop se disputer, vont choisir de se séparer, puis celui de son petit pays quand un coup d'État va entraîner une guerre civile. Dès lors, la vie ne sera plus jamais la même et la violence, d'abord perçue au loin comme une rumeur sourde qui ne peut ni ne doit atteindre l'innocence de l'enfance, va peu à peu envahir l'espace de Gaby jusqu'à devenir un cri d'effroi. C'est le cri des Tutsis et des Hutus modérés de l'autre côté du fleuve, les cris de la famille maternelle… Dès lors tout va s'enchaîner… les copains ne vont plus avoir les mêmes jeux ni faire les mêmes blagues, les hommes vont se regarder d'un mauvais œil et de toutes parts, l'humanité va peu à peu se dissoudre dans le chaos de l'Histoire.

« J’ai écrit ce roman pour crier à l’univers que nous avons existé, avec nos vies simples, notre train-train, notre ennui, que nous avions des bonheurs qui ne cherchaient qu’à le rester avant d'être expédiés aux quatre coins du monde et de devenir une bande d’exilés, de réfugiés, d’immigrés, de migrants. » Gaël Faye