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Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

SOS Méditerranée lance un appel aux dons
Chères citoyennes, chers citoyens,À l’heure où nous vous écrivons, l’Ocean Viking fait route vers la Méditerranée centrale pour porter secours aux personnes en détresse en mer. Durant ces dernières semaines et suite à la fin de notre partenariat médical avec Médecins Sans Frontières, nous avons dû n...

Pour un cinéma durable et des rencontres d’une nuit (par Anna Pitoun)
La chance quand on est réalisatrice de films documentaires c’est que vos travaux suscitent des débats. Alors on vous invite. Pour une soirée, une matinée. A une rencontre avec le public. C’est l’une des choses que je préfère. Ces moments d’échange, quand la lumière se rallume et que les spectateurs ...

Atelier d'écriture YAKSA 7 : Kévin
La première fois que je l’ai vu, c’était à mon anniversaire, il était sorti d’un énorme gâteau avec des oreilles de lapin et un pompon blanc coincé entre les fesses. On peut pas vraiment dire que ce soit mon genre de mec mais il s’était passé un truc, je ne sais pas quoi exac...



Séance unique mercredi 16 septembre à 20h à Borderouge en présence de Pierre Carles. Préventes à la caisse d’Utopia (Borderouge ou Tournefeuille) à partir du 2 septembre.

GÉBÉ, ON ARRÊTE TOUT, ON RÉFLÉCHIT (et c'est pas triste)

Pierre Carles - documentaire France 2020 1h -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

À la fin des années 60, Gébé, l’un des dessinateurs historiques du journal Hara-Kiri (à l’origine de Charlie Hebdo, de La Gueule ouverte, « le journal qui annonce la fin du monde », et d’autres publications indépendantes) se lance dans la création de L’An 01, une bande dessinée utopiste dont le slogan est « On arrête tout, on réfléchit ». Il y imagine un moment historique fort singulier : un arrêt général de la production des biens et des services qui conduit les citoyens à s’interroger collectivement sur ce qu’il serait nécessaire de continuer de produire et de consommer mais aussi ce qu’il serait souhaitable de cesser de fabriquer dans notre société. Et de poursuivre par un « et c’est pas triste ». On y découvre les formes revêtues par cette utopie aux accents de fable écologique, et dans laquelle est prônée avant l’heure une sorte de décroissance joyeuse et décomplexée. La même année, en 1972, ce sont des industriels et des scientifiques réunis sous l’égide du Club de Rome qui, s’appuyant sur le rapport Meadows, amènent les journalistes de télévision et une partie de la classe politique à questionner l’utilité de la croissance économique. Dans une grande économie de moyens mais avec la participation de centaines de lecteurs, le long-métrage autoproduit L’An 01, principalement réalisé par Jacques Douillon, voit rapidement le jour. Le film résonne avec la situation actuelle, même si l’arrêt – partiel – de la production est de nos jours quelque chose de subi et non pas une situation choisie.

Une trentaine d’années plus tard, Gébé défendra dans les colonnes de Charlie Hebdo un autre long-métrage autoproduit, réalisé par un certain Pierre Carles, et qui rencontrera un certain succès en salles : Pas vu pas pris (1998). Il sera même le président de l’association PVPV (Pour voir pas vu) qui permettra la sortie de ce premier documentaire de critique de la télévision au cinéma. En 2020, prenant appui sur des archives et pas mal de documents inédits, l'ami Pierre Carles rend donc (enfin) l'hommage qu'il mérite à Gébé, ce grand bonhomme à qui nous devons beaucoup, à cet esprit indépendant dont l’œuvre, parfois déroutante, mérite (largement) le détour.