TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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TARIF NORMAL : 7€
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Le blog des profondeurs...
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Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

La cagnotte ULULE pour UTOPIA, ça marche !
Petit point d’étape : plus de 70% collectés en quelques jours auprès de 171 contributeurs : c’est un peu la classe ! Et le signe que, malgré la morosité ambiante, on y croit un bon peu à ce monde meilleur ! Il reste un mois et quelques pour compléter, voir enrichir encore notre projet. Que vous ...

Le cinéma et le bistrot d'Utopia Tournefeuille sont fermés jusqu'au 12 août
Le lieu sera fermé jusqu’au 12 août pour réalisation des grosses œuvres afin de conforter le terrain qui héberge le cinéma. En effet un affaissement du terrain concernant l’annexe de la salle 1, sortie de secours côté bistrot, a mis à rude épreuve notre bâtiment, comportant de problèmes divers e...

NO WAY

Ton van ZANTVOORT - documentaire Pays-Bas 2018 1h21mn VOSTF - Primé dans moult festivals à travers le monde, il serait fastidieux de les citer tous.

Du 15/12/20 au 22/12/20 à Toulouse (Borderouge)

NO WAYÔ combien de justes, combien de braves ères sont restés oubliés de nos bréviaires ?
Spectatrices et spectateurs, sachez-le, vous allez être conquis, emballés par Stinj, magnifique héros de l’ordinaire. Et vous allez suivre les péripéties de son quotidien aussi goulûment que les aventures d’un personnage de western, d’ailleurs il en a la carrure et les splendides landes néerlandaises au cœur desquelles il vit avec sa famille et ses bêtes prennent dans le couchant des allures de paysages de rêve. Le combat de Stinj est silencieux et se livre sans arme, il n’en est pas moins admirable, même s’il lui ne viendrait pas une seconde à l’idée de s’en vanter. C’est une version contemporaine de David contre Goliath, du pot de terre contre le pot de fer. Et quel que soit celui qui perd ou gagne, l’homme qui reste droit, ne plie pas, reste fidèle contre vents et marées à ses convictions sèmera toujours des ferments de résistance, donnera à d’autres l’envie d’entrer à leur tour dans la bataille… « Ami si tu tombes, un ami sortira de l’ombre à ta place… »

Nous voilà, une fois de plus mais on ne s’en plaint pas, plongés dans le formidablement cinégénique monde agricole… Ce coup-ci au milieu des moutons. Si tant de cinéastes s’emparent actuellement de cet univers, ce n’est pas un hasard. C’est l’épicentre où s’incarnent les enjeux du futur, là d’où le malheur peut se répandre comme un tsunami. Il faut reconnaitre que sans boire, sans manger, on ne survit pas bien longtemps… Pourtant, cette terre nourricière, nos sociétés dites « évoluées » mais surtout égoïstes, trop gâtées, l’ont bien mal traitée, ainsi que ceux qui l’entretiennent. « Grossissez, grossissez » leur disait-on, l’injonction à produire devenait toujours plus féroce, elle était la voie dominante, à laquelle nul ne semblait pouvoir échapper. Qu’importait le bien être des hommes et des bêtes, au diable la préservation de la nature… L’économie de marché et ses banquiers étaient toujours plus gourmands, obnubilés par l’idée de faire fructifier leur capital et les paysans leur emboitaient le pas, ne voulant pas rester à la traîne de cette course frénétique à la productivité qui promettait des lendemains qui chanteraient gaiement. Mais pour Stinj ce fut « no way » : pas question de se plier à un système qui allait à l’encontre de sa façon de concevoir son métier et son savoir faire séculaire. Et l’on touchera du doigt, au fil de ce splendide documentaire, qu’aucune norme parachutée par des énarques ne remplacera jamais le bon sens de ceux qui vivent en écoutant la terre, la comprennent à force d’observation constante. Dans un monde idéal, sans machine, cela aurait pu continuer encore quelques millénaires. Le berger menant ses ovins, ces derniers se nourrissant des herbes de la lande tout en l’entretenant. Mais ces considérations ne font pas le poids face à des machines qui proposent de raser gratis la lande, enfin… moins cher. Les propriétaires des terrains, entre protection de la biodiversité et rentabilité, font vite leur choix. Celui de Stinj, véritable « attachiant » qui ne mâche pas ses mots, sera de partir en guerre dans les médias ! Pour sûr, s’il était seul à affronter toutes ces galères, il continuerait de ne pas baisser les bras… Mais le voilà devenu père de famille, avec de nouvelles bouches à nourrir… Alors, tout arrêter ou continuer ?

Le récit du film le cueille là, à ce moment crucial où on se demande le cœur palpitant s’il va pouvoir résister encore longtemps…