TOULOUSE Borderouge et TOURNEFEUILLE

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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

SAINT MAUD

Écrit et réalisé par Rose GLASS - GB 2020 1h23mn VOSTF - avec Morfydd Clark, Jennifer Ehle, Lily Frazer, Mark Hutton... Grand vainqueur du Festival du Film Fantastique de Gérardmer 2020 : Grand Prix, Prix de la Critique et Prix du jury Jeune.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

SAINT MAUDDans une lugubre station balnéaire du nord de l’Angleterre se terre une souris grise en quête de rédemption. Maud, c’est son nom, est infirmière à domicile, et c’est à peu près toute sa vie. Cloîtrée dans sa chambre de bonne dans l’entresol d’un immeuble sans grâce, elle n’en sort que pour accomplir son devoir. Le reste du temps elle le passe à… à quoi au juste ? On ne sait trop. Vivre, ce n’est pas vraiment sa tasse de thé…
Jusqu’au jour où elle rentre au service d’Amanda, ancienne danseuse vedette, maîtresse de ballet qu’une maladie foudroyante a clouée au lit en mettant prématurément fin à une carrière internationale. Amanda est fantasque, extravertie, boit trop mais s’en moque, se paye du bon temps avec des gigolos ou des gigolotes, bref, tout l’oppose à Maud, et cependant un lien va naître entre elles, tissé de leur solitude commune : Amanda est prisonnière de sa chair, elle sait son temps compté ; elle va donc s’attacher à cette jeune femme murée dans ses complexes et tenter de faire éclore chez elle un peu de joie. Or ce qu’elle ignore, c’est qu’en vérité Maud n’est pas seule derrière sa carapace. Quelqu’un lui parle dans le silence de ses nuits blafardes, qui la berce, la réconforte mais aussi, parfois, la met à l’épreuve. Et ce Dieu intérieur qu’elle seule entend va la charger d’une tâche impossible : sauver l’âme de la pécheresse, sauver l’âme d’Amanda. Quoi qu’il en coûte.

Drame psychologique flirtant avec le fantastique, Saint Maud est le premier long-métrage d’une toute jeune cinéaste qui n’a pas froid aux yeux. S’attaquer à un sujet aussi casse-gueule que la possession religieuse sans choir dans la fable moralisatrice ou la caricature pure et simple, c’est marcher sur une corde raide enduite de savon noir… mais de toute évidence Rose Glass a des talents d’équilibriste. Sans jamais tomber dans ces écueils, elle dresse au contraire le portrait en creux d’une jeune femme sans attraits pour le monde, invisible mais pas insensible, meurtrie par un douloureux secret, et qui fait de nécessité vertu. Ses crises mystiques, les voix qu’elle entend, les visions qui la hantent, la tordent et la déchirent sont-elles réelles, ou ne sont-elles que l’expression d’une détresse intérieure qu’elle ne peut pas communiquer ? Toute la sagesse du film est de ne pas trancher, de nous laisser suspendus dans un entre-deux dérangeant, un pas-chassé au-dessus du vide, entre incrédulité et effroi jusqu’au choc de la toute dernière image.

Mis en scène avec une grande science du cadrage, du tempo et de la direction d’acteur, le film de Rose Glass créé une ambiance poisseuse où réalisme et onirisme s’entremêlent indistinctement, évoquant les cauchemars éveillés de certains films de Polanski, Hitchcock ou Wojciech Has. Une épiphanie de l’horreur, certes, mais avant tout une expérience de cinéma, puissante et perturbante, qui ne vous laissera pas indemne.