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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LE SOUPIR DES VAGUES

Écrit et réalisé par Koji FUKADA - Japon 2019 1h29mn VOSTF - avec Dean Fujioka, Mayu Tsuruta, Taiga, Junko Abe...

Du 01/09/21 au 21/09/21 à Toulouse (Borderouge)

LE SOUPIR DES VAGUESC’est un jour de statu quo naturel où le ciel semble aussi paisible que la mer, jetant son bleu dans les reflets de l’eau. Un état naturel apaisé, sans altération ni remous. Le Soupir des vagues s’ouvre à Aceh, en Indonésie, coin de paradis que Sachiko, la japonaise, a décidé de rejoindre, en quête d’un apaisement qu’elle n’a pas su trouver jusque-là. Il lui faut régler ses comptes avec son passé pour ne plus se laisser nonchalamment balloter par le présent. Et quel meilleur lieu pour marquer un nouveau départ que de se rendre sur les traces du dernier voyage de son père ? C’est ainsi qu’elle débarque chez sa tante Takako, installée à Sumatra depuis 2004 – année où elle était venue en aide aux victimes d’un des tsunamis les plus dévastateurs de l’histoire. Celle-ci l’accueille tout naturellement dans sa maison, où vit aussi son fils Takashi. Sachiko ne tarde pas à se lier d’amitié avec son cousin, mais aussi avec son indétrônable copain de fac, Kris, et son ancienne petite-amie Ilma, tous deux Indonésiens.

Comme si l’arrivée de Sachiko ne suffisait pas à rendre la maison de Takako soudain un peu trop exigüe, il faut au même moment offrir l’hospitalité à un « autre ». Un jeune homme surgi des vagues, un inconnu découvert inanimé sur le sable… Qui est-il ? D’où vient-il ? Surnommé Laut (« mer » en indonésien), il se révèle aussi amnésique que muet, pourtant capable de comprendre le japonais, l’indonésien, l’anglais… et de réaliser de bien étranges merveilles, devant un village tout entier fasciné.
Contre toute attente, Sachiko s’identifie à ce jeune homme presqu’aussi mystérieux qu’elle… Rapidement, la présence énigmatique de Laut se banalise comme s’il faisait depuis toujours partie de la famille, comme s’il n’avait pas besoin de s’exprimer pour être instinctivement compris. Sachiko paraît chaque jour lire davantage sa nature profonde, faisant écho à la sienne. « N’ouvre la bouche que si tu es sûr que ce que tu vas dire est plus beau que le silence… » Une présence bientôt capable de relier Sachiko à ses rêves… et de cristalliser peu à peu un gracile jeu de piste amoureux entre les quatre jeunes gens qui partent en quête, bien décidés à mettre au jour le secret des origines de Laut.

Kôji Fukada multiplie ainsi les points de rencontre entre les cultures japonaise et indonésienne, sous couvert d’influences rohmériennes, de motifs romanesques en tous genres (le scénario est directement inspiré du Mystérieux étranger de Mark Twain). Le tout baigné d’un animisme lumineux, cette croyance que les éléments ont une âme. Laut s’avère en effet être une personnification de la Nature. Comme elle, il peut donner la vie comme la reprendre. Comme elle, son intention n’est jamais mauvaise. Et comme elle, si sa force est sans limite, si sa présence est évidente, il est fragile et insaisissable. Notre quatuor semble comprendre l’enjeu de ce qu’il incarne, la vision d’avenir et d’espoir écologique que l’homme mystérieux est venu porter, avec les vagues.
Avec une photographie doucement vaporeuse, le réalisateur déroule son allégorie de la connaissance de soi à travers celle de l’autre. À contre-courant de son récent thriller psychologique L’Infirmière, c’est du côté de l’enchantement qu’il se tourne, alimentant nos poésies intérieures en toute philosophie et innocence. Le Soupir des vagues est un film magique, dont il faut accepter les vertus salvatrices par le prisme de notre sensibilité plus que de notre raison. N’en va-t-il pas de même de l’amour ? (O.J. in V.O. Version Originale)