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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

BURNING CASABLANCA

(Zanka Contact) Écrit et réalisé par Ismaël El IRAKI - Maroc 2019 2h VOSTF - avec Khansa Batma, Ahmed Hammoud, Saïd Bey, Fatima Attif...

Du 01/12/21 au 14/12/21 à Toulouse (Borderouge)

BURNING CASABLANCA« Tarantino et Leone sont Marocains ! J’ai grandi avec eux : dans ma tête, le souvenir de leurs films est mêlé aux souvenir de mon enfance… Pour moi c’était évident : Leone était berbère… Et je le dis, Tarantino, il est Casaoui ! » Ismaël El Iraki
Il y a dans ce film l’énergie brute de ceux qui ne veulent plus perdre de temps, un souffle de vie qui emporte tout sur son passage. Truffé de références, de Tarantino à Scorsese en passant par les westerns sous tous leurs codes et leurs coutures, c’est un film qui pourtant est profondément ancré dans sa terre natale : le Maroc, pays de contrastes à la jeunesse bouillonnante, tiraillé entre l’attachement aux traditions et la course derrière une modernité qui n’en finit pas d’aller à 200 à l’heure.

Tout commence à Casablanca, évidemment, dans un de ces taxis qui sillonnent la ville nuit et jour, quand la parole se livre, sans crainte ni tabou, sur la banquette arrière. Celle de Rajae, qui vient de monter, est libre, directe, provocatrice comme ses lèvres aussi rouges que son blouson de cuir. Clope au bec, elle raconte une histoire drôle au chauffeur qui l’écoute très – trop – attentivement. Et puis un choc, le noir, l’accident. Comment, pourquoi Larsen Snake se trouve-t-il justement là, sur cette route, à cet instant, à cette seconde précisément ? Certainement pas le fruit du hasard : ces deux là étaient faits pour se percuter, pour croiser leurs blessures et mêler au tumulte de la ville le chaos rythmé de leur feu intérieur.
Larsen Snake (comme un larsen et comme un serpent) revient à Casa après de longues années d’absence. Il avait quitté le pays en pleine gloire, quand il était encore le leader charismatique, adulée et totalement shooté, d’un fameux groupe de rock. Il a des comptes à rendre, et surtout, pas mal d’ardoises à régler…
L’histoire qui suivra sera aussi mélancolique qu’une chanson d’Oum Khalthoum et aussi violente qu’un riff de Jimi Hendrix. Car entre la prostituée rebelle qui voudrait s’affranchir de son mac paternaliste et le chanteur revenu de tout mais qui n’a pas encore vaincu ses vieux démons, la tendresse, soudain, s’impose et se compose. Car Rajae a une voix en or et à son contact, le sang froid de Larsen Snake soudain se réchauffe… Mais on n’échappe pas comme ça ni à son passé, ni à sa condition, et les deux amants, comme souvent dans les beaux films, vont devoir s’enfuir.

Burning Casablanca est un film qui a la flamme, qui brûle la vie et le cinéma par les deux bouts, déborde de désirs, d’élans, de pulsions qui caracolent sur un rythme endiablé. La bande son est sublime et les comédiens exceptionnels. Et l’on aimerait alors héler un « petit taxi » rouge et défraichi, grimper à bord, passer devant les rares vieilles murailles blanches qui font face au port de Casa, dépasser la Grande Mosquée et quelques hauts buildings, se laisser avaler par la ville, se glisser dans une salle de concert et écouter la chanson d’amour de Larsen et de Raja.