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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LE DERNIER DUEL

(The Last Duel) Ridley SCOTT - USA 2020 2h32mn VOSTF - avec Jodie Comer, Matt Damon, Adam Driver, Harriet Walter, Ben Affleck... Scénario de Ben Affleck, Matt Damon et Nicole Holofcener, d’après Eric Jager.

Du 10/11/21 au 14/12/21 à Toulouse (Borderouge)

LE DERNIER DUELOn pensait avoir définitivement perdu sir Ridley Scott, tout occupé qu’il était à remettre sur l’établi ses fresques héroïques empesées ou son univers de science-fiction hermétique. On n’attendait rien ou presque de ce Dernier duel, sorti en loucedé exclusivement dans les multiplexes français par la Warner, sans promo, sans tambours, encore moins de trompettes – visiblement, cette estimable maison n’y croyait pas trop non plus. Mollement motivés, on y a traîné notre ennui un soir d’automne, se souvenant tout de même que le bonhomme avait débuté sa carrière avec d’épatants Duellistes – et qu’il avait un jour signé le rageusement féministe Thelma et Louise. Et bingo ! Sans clinquant, sans esbroufe ni effets inutiles, avec une précision et une sécheresse de style qu’on ne lui connaissait plus, l’artisan Ridley Scott nous a scotchés dans nos fauteuils. Non seulement il ose une écriture un peu plus complexe que le tout venant de la si paresseuse production hollywoodienne, mais encore, à travers les siècles, il se frotte avec sensibilité et intelligence à une actualité ô combien brûlante. On partage totalement l’enthousiasme du rédacteur de Première : « Le Dernier duel, film classique, est un putain de grand film ! »

« Le film s’inspire d’une histoire vraie, celle du dernier duel judiciaire ayant eu lieu en France ; c’était en décembre 1386, et le chevalier Jean de Carrouges affrontait à mort un écuyer, Jacques Le Gris, le premier accusant le second d’avoir violé sa femme Marguerite. Si Jean gagne, Jacques est coupable, et si Jacques gagne, Marguerite sera brûlée vive. C’est le jugement de Dieu. Il faudra évidemment attendre la toute fin du film pour assister à ce dernier duel, tandis que le film adopte une structure en trois chapitres épousant chacun le point de vue d’un des trois protagonistes de l’affaire. Ce procédé n’est pas un simple gimmick imitant le Rashomon de Kurosawa, pour relativiser la vérité en changeant de points de vue. Et c’est là que le film devient passionnant.
On commence par l’histoire (la « vérité ») selon Jean – un guerrier honorable, ombrageux, désargenté, et dépassé par les intrigues des courtisans, qui fait un mariage intéressé pour étendre son domaine et sauver l’honneur de sa famille. Mais après la version de Jacques, et enfin celle de Marguerite, cette belle image se déconstruit, se décompose devant nos yeux. Les chevaliers comme Jean sont des professionnels de la guerre, qui combattent non pour des notions abstraites comme la liberté ou l’honneur mais pour le fric et la survie. Les quelques scènes de bataille nous plongent dans la boue et le sang… L’heure n’est plus à l’héroïsme, aux grands discours belliqueux de Gladiator ou Kingdom of Heaven, ces grands films romantiques dont Le Dernier duel serait l’exact négatif. « Seul compte le pouvoir des hommes », dit la belle-mère de Marguerite dans une scène terrifiante où elle avoue avoir été elle aussi violée et affirme qu’il faut faire avec, que les choses sont ainsi et qu’on ne peut rien y changer. Marguerite (Jodie Comer, géniale) devient ainsi l’héroïne du film, son centre, le seul enjeu qui vaille. Le Dernier duel a beau être classique, c’est un film au présent, dont l’explosion de violence finale n’exorcise rien, ne guérit rien, ne réjouit même pas. Seul reste le pouvoir des hommes. Et un film définitivement immense, qui semble contenir toute la violence du monde ».

(S. PicardPremière)