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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

ELLE ET LUI

(LOVE AFFAIR) Leo McCAREY - USA 1939 1h28mn VOSTF - avec Irene Dunne, Charles Boyer, Maria Ouspenskaya, Lee Bowman... Scénario de Delmer Daves et Donald Stewart Ogden, d’après une histoire de Mildred Cram et Leo McCarey.

Du 01/12/21 au 14/12/21 à Tournefeuille

ELLE ET LUIUne merveille de comédie sophistiquée qui est aussi un des plus beaux mélodrames jamais filmés : c’est le grand écart miraculeux qu’offre ce Love affair, chef d’œuvre du finalement assez méconnu Leo McCarey.
Terry McKay (Irene Dunne) et Michel Barney (Charles Boyer) se rencontrent par hasard – autrement dit par « chance » si on parle en anglais – à bord du paquebot qui les ramène à New York, où ils doivent l’une et l’autre se marier très prochainement (mais pas ensemble, vous l’avez compris). Lui est un séducteur international à la réputation pas forcément flatteuse, elle est une chanteuse de cabaret récemment retirée de la scène. Ils se découvrent, se tournent autour, s’escarmouchent à coups de réparties affutées, s’émoustillent et ont tôt fait de s’enamourer. Ils se l’avouent juste avant la fin de la traversée, et se donnent rendez-vous dans six mois sur la terrasse du cent deuxième étage de l’Empire State Building. Six mois pour se convaincre qu’ils n’agissent pas sur un coup de tête, six mois pour éprouver la solidité de leur amour, six mois pour se défaire dans les règles de leurs engagements précédents, six mois dans le cas de Barney pour trouver un travail qui lui permettra de gagner sa vie. Les six mois s’écoulent et… le film s’envole définitivement vers les sommets de l’émotion.

Découvrir ou revoir aujourd’hui ce film ne peut que faire naître un sentiment de bonheur et de plénitude : jeu des acteurs, mise en scène, dialogues… tout coule de source, rien ne semble daté, abîmé par le temps. Si le film est si évident aujourd’hui encore, s’il nous semble aussi actuel, nous touche et nous transporte comme un spectateur des premiers temps, c’est en partie dû à l’universalité de ses thèmes mais surtout à la précision d’orfèvre avec laquelle McCarey a ciselé sa Love affair. La façon dont le cinéaste construit son intrigue, agence les séquences – on pense en particulier à celle de la visite à la grand-mère de Charles Boyer, sur l’île de Madère, qui est a priori une incidente dans le déroulement de l’intrigue et qui en devient le moment charnière, 17 minutes d’enchantement, de douceur et de mélancolie –, maîtrise chaque rouage du récit pour nous mener du rire aux larmes laisse pantois d’admiration.
Elle et lui (1939) s’impose ainsi comme un des sommets de la filmographie de McCarey, avec Cette sacrée vérité (1937), chef d’œuvre de la pure comédie pour le coup, et avec Elle et lui (1957) ! Car on ne peut pas ne pas évoquer cette particularité hors du commun qui ajoute à la légende de Elle et lui : Leo McCarey a tourné lui-même, en 1957 donc, avec Deborah Kerr et Cary Grant en vedettes, un remake de Love affair qu’il a intitulé An affair to remember mais qui est sorti en France sous le même titre de Elle et lui. Plus qu’un remake, cette seconde version fait un quasi-décalque de la première – certaines scènes étant même reproduites à l’identique. Et pourtant elle dure presque 30 minutes de plus ! Mine de rien, c’est sans doute une des raisons pour lesquelles on préfère pour notre part Love affair à An affair to remember (qui est malgré tout magnifique, entendons-nous bien) : le premier fait preuve, dans la fantaisie comme dans l’émotion, d’une précision, d’une limpidité, d’un sens de l’épure incomparables. (merci à O. Bitoun, dvdclassik.com)