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Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

Mardi 7 décembre à Tournefeuille à 20h30, séance unique suivie d’une rencontre sur le thème La maternité est-elle parentalité ? avec Stéphanie Andreu-Seigne, sage-femme, conseillère conjugale et familiale, et Bertrand Chapuis, pédopsychiatre, psychothérapeute, président de l’association FARE (fareformation.fr). Places en vente au cinéma et sur billetweb.fr dès le 17 novembre

L’ÉTRANGER EN MOI

(DAS FREMDE IN MIR) Emily ATEF - Allemagne 2008 1h39mn VOSTF - avec Susanne Wolff, Johann von Bülow, Maren Kroymann, Hans Diehl, Judith Engel... Scénario d’Emily Atef et Esther Bernsrorff.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

L’ÉTRANGER EN MOILa belle Rebecca est béate devant son ventre rond, fruit de son histoire d’amour avec son Julian de mari, et tous les deux attendent, ravis, comme des millions de jeunes couples dans le monde, ce premier enfant merveilleux qui va enrichir encore leur relation, la prolonger pour le pire et le meilleur…

Mais quand le lardon se retrouve hors d’elle, Rebecca en est toute désorientée, le regarde comme une chose étrangère, et s’étonne de ne pas arriver à kiffer son odeur, de ne pas s’esbaudir de ses jolis cacas, s’irrite de ses cris. Est-il possible qu’une mère n’éprouve pas d’emblée un amour frénétique pour cette petite chose braillarde devenue le centre de l’univers autour duquel famille, amis et astres du cosmos semblent s’être mis à tourner en bêtifiant ? Monte alors du plus profond d’elle ce doute affreux : serait-elle une mauvaise mère, anomalie de la nature, chose inacceptable par toute société normalement constituée ? Son Julian ne comprend pas, ses copains s’étonnent de son indifférence : ne devrait-elle pas être au comble de la félicité, comblée de chez comblée ? À qui parler de sa situation, de ses sentiments ? Comment en parler ? Comment avouer cette chose horrible ? Qui pourrait admettre qu’elle n’éprouve aucun sentiment pour son fils ?

Rassurez-vous, le beau film de l’allemande Emily Atef n’a rien de glauque ni de désespéré. Il faudra juste du temps pour que le carcan de la culpabilité se desserre, pour que Rebecca commence à se laisser aller à respirer, à parler… L’étranger en moi montre avec beaucoup de finesse qu’après tout, il y a de multiples façons d’être mère, que Rebecca n’est pas pire qu’une autre, pourvu qu’on lui laisse exprimer sa nature sans la forcer à se plier à une norme faite d’a-priori contraignants et figés…

Rencontres au Féminin à Tournefeuille
Les femmes qui ont fait avancer leurs propres droits sont à l’honneur au mois de novembre. Le cycle Héroïnes Oubliées fête déjà ses 4 ans, on se remémore donc la première que nous avons célébrée, Federica Montseny l’indomptable (avec film et théâtre de marionnettes) ministre espagnole de la Santé en 1936, qui comme Simone Veil en France en 1975 (avec l’avant-première du film d’Olivier Dahan) a porté la loi pour la légalisation de l’avortement en Espagne 40 ans auparavant. L’avortement, qui est aussi le sujet de l’indispensable film d’Audrey Diwan L’évènement, d’après le livre d’Annie Ernaux et Lion d’or à Venise cette année. Quant à Aude Pépin, elle dresse dans À la vie le vibrant portrait de Chantal Birman, sage-femme, militante de la liberté des femmes à disposer de leurs corps, quand Emily Atef aborde, dans L’étranger en moi, le douloureux sujet de la dépression post-partum.

On peut aussi ajouter à toutes ces héroïnes du quotidien Amina et sa fille de 15 ans Maria, enceinte dans un pays où l’avortement est condamné par la religion et la loi dans Lingui, les liens sacrés de Mahmlat-Saleh Haroun, les gamines qui tentent de s’émanciper par le hip-hop à Casablanca dans le formidable Haut et fort de Nabil Ayouch, la résistance par l’écriture dans le beau film d’animation Où est Anne Frank ! de Ari Folman, sans oublier, pour revenir en Espagne, Las niñas de Pilar Palomero, touchant chronique d’émancipation adolescente et les Madres paralelas d’Almodovar, qui entremêle maternités et Guerre d’Espagne… La boucle est bouclée !