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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

CINÉ THÉÂTRE dimanche 12 décembre à 11h à Tournefeuille : à 11h, Le fil qui nous lie, spectacle proposé par La petite compagnie, suivi à 11h45 de la séance unique du film, organisée en partenariat avec l’association coordination caminar. Places disponibles dès le 11 novembre au cinéma ou sur billetweb.fr - Tarif unique 8 euros. Pour un public familial dès 10 ans.

LE FIL QUI NOUS LIE : dans un solo sobre et intimiste mêlant théâtre et marionnette, Audrey Langellotti détricote la pelote d’une histoire familiale emmêlée à celle d’un conflit. En hommage à sa grand-mère espagnole qui vécut à Toulouse, elle nous raconte la guerre d’Espagne, passant tour à tour de ses propres réflexions à celle d’un aïeul.

FEDERICA MONTSENY, L’INDOMPTABLE

Jean-Michel Rodrigo - documentaire France 2016 52mn - Avec la voix de Carmen Maura...

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

FEDERICA MONTSENY, L’INDOMPTABLEFederica Montseny, première femme Ministre (de la Santé) d’Espagne durant la IIe République, excellente oratrice, poétesse, écrivaine, philosophe, femme politique, anarchiste et syndicaliste, fût une battante infatigable, fermement engagée dans les droits des femmes, notamment dans l'organisation féminine libertaire Mujeres Libres.
Pendant le semestre d’exercice de sa fonction (novembre 1936 – mai 1937), elle met en place des lieux d’accueil pour les enfants, des cantines pour les femmes enceintes, des groupes d’éducation et de prise de conscience pour sortir les femmes de la prostitution (liberatorios de la prostitucion), des propositions de créations d’emplois pour les personnes en situation de handicap et le premier projet de loi pour l’avortement en Espagne.

Ce fut sa mère, Teresa Mañé, qui avait su lui transmettre un sens profond de la liberté individuelle pour décider par elle-même et choisir sa vie, les fondements de pensée d'une femme libre, indépendante, autonome et non soumise. Exilée tragiquement à la fin de la guerre civile, elle traversa les Pyrénées à pied comme tant d’hommes et femmes Républicains, fuyant vers la France. Installée à Toulouse, dans le quartier d’Empalot, elle fut persécutée par les polices nazie et franquiste et vécut en liberté surveillée jusqu'à la libération de la France en 1944. Federica Montseny n'arrêta jamais de se battre pour ses idéaux et ses principes, publiant et dirigeant des périodiques anarchistes comme CNT et Espoir, ce qui lui a valu l'appellation de « l'indomptable ».

Avec le rétablissement de la démocratie en Espagne en 1977, elle rentre en Espagne et continue son activisme pour la CNT et l'anarchisme, où elle gardera un énorme prestige jusqu'à sa mort. Décédée à Toulouse en 1994, elle repose au cimetière de Rapas, dans le quartier St Cyprien.

Rencontres au Féminin à Tournefeuille
Les femmes qui ont fait avancer leurs propres droits sont à l’honneur au mois de novembre. Le cycle Héroïnes Oubliées fête déjà ses 4 ans, on se remémore donc la première que nous avons célébrée, Federica Montseny l’indomptable (avec film et théâtre de marionnettes) ministre espagnole de la Santé en 1936, qui comme Simone Veil en France en 1975 (avec l’avant-première du film d’Olivier Dahan) a porté la loi pour la légalisation de l’avortement en Espagne 40 ans auparavant. L’avortement, qui est aussi le sujet de l’indispensable film d’Audrey Diwan L’évènement, d’après le livre d’Annie Ernaux et Lion d’or à Venise cette année. Quant à Aude Pépin, elle dresse dans À la vie le vibrant portrait de Chantal Birman, sage-femme, militante de la liberté des femmes à disposer de leurs corps, quand Emily Atef aborde, dans L’étranger en moi, le douloureux sujet de la dépression post-partum.

On peut aussi ajouter à toutes ces héroïnes du quotidien Amina et sa fille de 15 ans Maria, enceinte dans un pays où l’avortement est condamné par la religion et la loi dans Lingui, les liens sacrés de Mahmlat-Saleh Haroun, les gamines qui tentent de s’émanciper par le hip-hop à Casablanca dans le formidable Haut et fort de Nabil Ayouch, la résistance par l’écriture dans le beau film d’animation Où est Anne Frank ! de Ari Folman, sans oublier, pour revenir en Espagne, Las niñas de Pilar Palomero, touchant chronique d’émancipation adolescente et les Madres paralelas d’Almodovar, qui entremêle maternités et Guerre d’Espagne… La boucle est bouclée !