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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

WEST SIDE STORY

Steven SPIELBERG - USA 2021 2h36mn VOSTF - avec Rachel Zegler, Ansel Elgort, Ariana DeBose, David Alvarez, Rita Morena, Corey Stoll... Scénario de Tony Kushner, d’après la comédie musicale d’Arthur Laurents (livret), Stephen Sondheim (paroles des chansons) et Leonard Bernstein (musique).

Du 19/01/22 au 08/02/22 à Toulouse (Borderouge)

WEST SIDE STORYAllez, ne perdez pas espoir… d’accord il va bientôt falloir mettre une combinaison intégrale pour aller au cinéma, et oui c’est vrai, il sera sans doute encore difficile cet hiver de prendre un ticket d’avion pour aller ici ou ailleurs et non, ce n’est pas encore cette année que vous flânerez sur Time Square, à Broadway. Mais heureusement, un certain Steven Spielberg, grand gamin de 75 piges, a pensé à vous, et pour le prix décidément bien modeste d’un ticket d’entrée, vous pouvez embarquer pour New York.

Ce n’est pas un remake du film aux 10 oscars réalisé en 1961 par Jerome Robbins et Robert Wise, mais une nouvelle adaptation du drame lyrique créé en 1957 au Winter Garden Theatre de Broadway que Steven Spielberg signe ici et c’est bien sur la base de ce musical qu’il a construit son film. Et c’est une réussite. Un spectacle en cinémascope et technicolor, du grand show impeccable parfaitement huilé, sans fausse note ni faute de goût, sans temps ni angle morts. Dès les premières notes et images, nous sommes plongés dans ce coin de New York en pleine réhabilitation, au cœur d’un quartier multiculturel, bouillonnant et coloré qui sera le théâtre de ce Roméo et Juliette moderne. Et c’est parti pour 2h36 de romance et de bastons, de chansons, de trahisons, de déclarations d’amour et de chorégraphies et jupes virevoltantes !
Le parti pris est clair : redonner un second souffle à cette comédie musicale archi identifiée en ne gommant surtout rien de ce qui fait son charme désuet : ni le machisme des hommes, ni le côté fleur bleue, ni les coupes de cheveux, ni les blousons noirs, ni les crans d’arrêt, ni le mélo. Spielberg sert sur un plateau doré ce que le spectateur attend, avec un premier degré parfaitement assumé et déconcertant de naïveté, un peu comme un gamin à qui l’on aurait ouvert les portes d’un grande fête foraine avec pour seule injonction « allez mon p’tit gars : fais-toi plaisir ».
Et le plaisir est là, incontestablement. Dans la beauté des décors, des costumes et dans la virtuosité des scènes chorégraphiées parfaitement orchestrées, dans ce récit qui mêle une histoire d’amour impossible entre deux camps que tout oppose.

Les Jets et les Sharks. Les Jets, jeunes de la classe ouvrière blanche qui se considèrent comme les véritables Américains car nés en Amérique, même si de parents eux-mêmes émigrés d’Irlande ou de Pologne. Les Sharks appartiennent à la deuxième génération d’émigrés venus, eux, de Porto Rico. Entre eux, c’est la haine, crasse, méchante, viscérale, raciale. Et tout bascule quand Tony, ami du chef des Jets, Riff, rencontre Maria, la sœur de Bernardo, chef des Sharks. Ils tombent amoureux l’un de l’autre au premier regard lors d’une soirée dansante et forcément, c’est le début des gros ennuis. La grande force du film est d’avoir fait appel à des presque inconnus pour incarner les deux personnages principaux et d’avoir mis le paquet sur les personnages secondaires, tous très présents et charismatiques.

Que l’on ait vu ou pas la version de 1961, la seule condition sans doute pour entrer dans West Side Story est de n’être pas complètement réfractaire à la comédie musicale (sinon, bonjour le cauchemar). Le film touchera aussi incontestablement un public plus jeune, parce que la saveur d’un premier amour est toujours la même depuis la nuit des temps, avec ou sans portable. Et puis finalement, les histoires de rivalités de territoire, de racisme, de frontières, de suprématie d’un groupe social sur un autre, cela reste encore, en 2021, d’une cuisante actualité.