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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LOS LOBOS

Samuel KISHI LEOPO - Mexique 2020 1h35mn VOSTF - avec Martha Reyes Arias, Maximiliano Nájar Márquez, Leonardo Nájar Márquez... Scénario de Samuel Kishi Leopo, Luis Briones et Sofia Gomez-Cordova.

Du 19/01/22 au 08/02/22 à Tournefeuille

LOS LOBOS« Quand l’horloge indique qu’il est une heure, les squelettes partent en goguette… chúmbala ça chúmbala ça chúmbala »… chantonne une petite voix guillerette. Lancinante comptine enfantine qui va donner le « la » à cette histoire empreinte des joies et des nostalgies de l’enfance.
« … À deux heures, les squelettes mangent un biscuit… chúmbala ça chúmbala ça chúmbala » continue de fredonner Leo du haut de ses 5 ans dans le bus longue distance qui le conduit avec son grand frère Max et sa mère Lucia loin de leur Mexique natal, vers les États-Unis, comme tant de migrants avant eux. Si l’Amérique est pour Lucia synonyme de travail, de nouveau départ, pour la fratrie, ce nom évoque avant tout la féérie de Disneyland. Pour atteindre cet Eldorado des super héros, les deux mioches se montrent prêts à toutes les concessions, à l’obéissance absolue envers leur mère qui leur promet de les y emmener… mais quand ? C’est d’abord une tout autre épopée, pleine de bouleversements, qui les attend. Trouver où se loger à bas coût, puis des moyens de subsistance, apprendre les rudiments d’une langue et des mœurs tellement étrangères. Si Léo avale sans broncher ce que lui disent les adultes, Max, qui a déjà l’âge de raison et la maturité de ceux que la vie fait trop vite grandir, va progressivement commencer à douter de la parole maternelle et comprendre qu’elle n’a guère les moyens de tenir des promesses hors de prix.

Mais la vie n’en est pas moins émaillée de moments de pur bonheur, de parties de rire qui font oublier la misère du quotidien répétitif, de la moquette à la propreté douteuse, du voisinage peu engageant. Lucia se démène pour se faire une vie et la rendre belle à ses deux loupiots. Elle part tôt, rentre tard pour ramener une maigre pitance, des sourires fatigués. On l’imagine corvéable à merci, comme tant de travailleurs précaires. Elle laisse ses fistons, en essayant de dissimuler son inquiétude, avec pour seul compagnon un magnétophone sur lequel elle enregistre des leçons d’anglais, des historiettes, les règles de bonne conduite, la consigne la plus stricte étant sans doute celle de ne jamais sortir du minuscule appartement enfin trouvé. Ce sont alors de longues heures d’enfermement, d’attente, l’apprentissage de la patience, de la solitude et… de la solidarité. Entre les deux mioches, dans cet espace rétréci, il n’est plus question de se chamailler et l’on assiste à la naissance d’une grande complicité fraternelle. Les petits riens de tous les jours, les gestes anodins prennent progressivement une autre dimension, tissent la trame invisible d’un monde à part, rempli d’évasion et de rêves. Voilà nos deux oisillons investis de super pouvoirs, transformés en loups ninja, en attendant le retour de celle qui les protège jalousement comme une louve solitaire. Autour d’eux le monde grouille, foisonne. Si les deux frères respectent au début scrupuleusement les consignes, toujours plus nombreuses, les tentations vont se multiplier de se rebeller du bout des lèvres, en toute clandestinité, de s’ouvrir à ce bouillonnement qui frappe d’abord discrètement et puis avec de plus en plus d’insistance à leur porte…

Los lobos (les loups…) est une invitation chaleureuse et vivante à partager le voyage initiatique de Max qui progressivement s’émancipe, découvre un nouvel univers, construit le sien propre, organique, plein de tintinnabulantes notes d’espoir, de poésie lucide. Il y a tant de mystères à percer, tant de choses incomprises, notamment celles qui surgissent dans les vestiges du passé, quelques notes de guitare, un père dont le seul souvenir est une photo sur une carte d’identité. «… chúmbala ça chúmbala ça chúmbala… à trois heures les squelettes dansent à l’envers… puis retourneront d’où ils sont venus… »