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Le blog des profondeurs...
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On n'est jamais à l'abri du meilleur… Le projet Utopia Cinéma Durable continue ! 400% son objectif initial déjà atteint, 80 000€ ! Mazette ! Une fin d'année sur les chapeaux de roue !
Drôle d’année que 2020… Nous vous souhaitons une très belle année 2021, qu’elle soit meilleure et moins confinée que la précédente, qu’elle vous apporte la santé, la réalisation de vos projets. Il nous revient à tous de bâtir des alternatives solidaires, durables, respectueuses de l’humain et de nat...

Comme un cadeau de Noël à la planète ! Vous êtes-là ! Attention J-1 : il ne tient qu'à vous…
Lors de nos permanences, dans nos halls, sur les réseaux, il n'y a pas à dire vous êtes-là !Même sur Ulule : vous êtes-là ! sur https://fr.ulule.com/utopia-pont-sainte-marie/Par solidarité, pour soutenir un projet légitime, pour faire votre part ! WE DO OUR PART ! Parce qu'on ne peut pas laisser les...

Gébé, on arrête tout, on réfléchit / L'AN 01
Si, après avoir vidé votre PEL pour aider Utopia à concrétiser le projet de cinéma du futur à Pont Sainte Marie, il vous reste 3 sous d’épargne à dilapider dans la joie et la bonne humeur…On était très heureux de recevoir Pierre Carles à Utopia Borderouge, pendant le dernier festival du film gro...

lu dans BOX-OFFICE PRO : "Vers Troyes, Utopia fait appel au financement citoyen"
Le réseau indépendant, qui a obtenu le permis de construire le 19 octobre, a lancé une vaste campagne de financement participatif pour son projet de cinéma à Pont-Sainte-Marie, dans l’Aube.« Il est temps que le cinéma passe au vert ! » Déterminée, Anne Faucon a décidé de franchir une nouvelle ét...

LA PLACE D’UNE AUTRE

Aurélia GEORGES - France 2021 1h52mn - avec Lyna Khoudri, Sabine Azéma, Maud Wyler, Laurent Poitrenaux... Scénario d’Aurélia Georges et Maud Ameline, librement adapté du roman de Wilkie Collins Passion et repentir (The New Magdalen, 1873).

Du 16/02/22 au 22/02/22 à Toulouse (Borderouge) - Du 19/01/22 au 08/02/22 à Tournefeuille

LA PLACE D’UNE AUTREC’est l’histoire d’une imposture qu’il serait difficile de transposer dans nos civilisations hyperconnectées, tant nos traces sur internet et les réseaux sociaux nous trahiraient. Mais nous sommes en 1914, quand règne la confusion de combats aussi fratricides et inutiles que la notion de frontières. À l’époque il est beaucoup plus facile d’échanger des noms et, à l’inverse, impossible de vérifier les identités autrement qu’en consultant quelques bouts de papier.

À l’arrière du champ de bataille, dans une unité de soins retranchée, s’affairent en tous sens un médecin, des infirmières. Elles pansent, consolent, écoutent, rassurent des êtres mutilés qui reviennent de tranchées où il il aurait peut-être mieux valu qu’ils restent. Cela parait insoutenable. Pour Nélie, ce ne l’est guère. Sa fonction de soignante auxiliaire, elle l’a arrachée à une existence tellement plus misérable, sans aucune perspective d’avenir. Alors cet endroit qui pourrait sembler un purgatoire lui est une sorte de refuge qui lui permet de se refaire une virginité sociale. Ici elle se sent enfin utile et à l’abri de la famine et de la domination sans cesse subie. Ceux qui la côtoient si douce, droite et digne, sont loin d’imaginer la déchéance qu’elle a dû surmonter et que nous avons découverte dans les premières séquences du film. Nul n’imagine la peur panique qui l’assaille à l’idée de l’après-guerre qui ne saurait tarder. Quel paradoxe de se sentir protégée par le carnage qui se joue non loin de l’hôpital de campagne !

Les bombardements se rapprochent, les hommes armés aussi. La voilà seule aux prises avec ceux qui pourraient l’anéantir. Elle devra son salut à une main tendue du hasard, une opportunité qu’elle ne laissera pas passer. Profitant de la pagaille générale, elle abandonne son uniforme, se fait passer pour une autre. Quand elle apparait la taille cintrée dans un costume bourgeois, l’allure fière et le verbe assuré, aucun officier ne doute qu’elle est Rose Juillet, fille d’un diplomate suisse, un pays neutre, en partance pour aller se réfugier chez Eléonore de Lengwil, une amie chère à son père décédé. Ayant sauvé sa peau, la supercherie pourrait s’arrêter là. Mais n’ayant rien à perdre, usant de la lettre de recommandation récupérée en même temps que les vêtements et les papiers, Nélie devenue Rose, tremblant de peur d’être démasquée, vient demander humblement assistance à ladite Éléonore…
Nélie est excellemment interprétée par la décidément très talentueuse Lyna Khoudri, Éléonore est incarnée par la grande Sabine Azéma. Leur duo magnifique donne chair et vie à cette rencontre improbable entre deux êtres radicalement dissemblables, deux classes sociales opposées. Tout est subtil entre leurs lèvres, riche de sens et de non dits. Le film d’époque menace de basculer à tout instant en film de genre, se jouant des codes des films d’angoisse sans jamais y succomber. Entre suspense, film social, drame sentimental, nous sommes tenus en haleine, redoutant le pire. Jusqu’à quand Nélie parviendra-t-elle a donner le change ? Quel est le détail qui la trahira ? Surviendra-t-il un jour ? Notre jeune héroïne s’accroche à son livre de chevet, aux mots de Victor Hugo, comme à un talisman. Gourmande de lectures, assoiffée de savoir, elle devient la lectrice particulière d’Éléonore, qui l’apprécie de plus en plus, tandis que son neveu, pasteur de l’église protestante, s’intéresse de près à cette nouvelle venue remarquable à bien des égards…

Jusqu’au jour où ce fragile équilibre sera menacé… Alors notre demoiselle qui a si chèrement conquis sa place dans la bonne société devra se montrer dure. Mais la grande bourgeoisie l’est-elle moins, sous ses atours de charité et de vertu ?