LA GAZETTE
(à télécharger au format PDF)

NOUS APPELER

NOUS TROUVER
(et où trouver la gazette)

NOS TARIFS :
TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limitées dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
Première séance à 4,5€

RSS Cinéma
RSS Scolaires
RSS Blog

(Quid des flux RSS ?)

EN DIRECT D'U-BLOG

Le blog des profondeurs...
(de champ)

Install-party samedi 18 juin à Tournefeuille
Vous voulez déconfiner durablement vos ordinateurs ? Envie de découvrir une informatique libre, éthique et accessible ? Vous vous sentez une affection naissante pour les gnous et les pinguins ? L’association Toulibre vous propose de venir découvrir les Logiciels Libres, et comme le premier pas v...

Sous l'aile des Anges, et le regard de Terrence Malick
Chers spectateurs, parfois je viens vous voir dans les salles afin de vous rencontrer en direct, d’échanger avec vous, de vous raconter les croustillantes anecdotes de l’exploitante du cinéma aguerrie et acharnée que je suis. C’est tellement profitable les séances collectives, c’est du cinéma. Telle...

L'œil et la Plume : retour critique de LITTLE PALESTINE / D.E.F.I. prod
Basée au Mirail, l’équipe de D.E.F.I PRODUCTION s’est donner pour nouvelle mission d’accompagner des groupes de jeunes à la découverte d’autres cinémas, d’autres films, dans d’autres salles… Plus ou moins régulièrement nous aurons des retours, écrits, filmés, radios, de ces découvertes.... Lire ...

LE DOMOVOÏ - bistrot d'Utopia Borderouge - est (enfin !) ouvert !
« Génie familier de la maison, Domovoï est originellement celui du feu du foyer. Il se fonde sur l’usage de déposer dans la nouvelle maison un feu pris dans la précédente et sur celui d’offrir au domovój, chaque 28 janvier, un pot de gruau recouvert de braises. » Merci Wikipédia, on en sait à pr...

L’OMBRE DE GOYA par Jean-Claude CARRIÈRE

José Luis LOPEZ-LINARES - documentaire Espagne / France 2021 1h30mn VOSTF - Scénario de Jean-Claude Carrière et Cristina Otero Roth.

Du 12/10/22 au 01/11/22 à Toulouse (Borderouge) - Du 21/09/22 au 30/10/22 à Tournefeuille

L’OMBRE DE GOYA par Jean-Claude CARRIÈRE« Goya est reconnu comme un surréaliste par les surréalistes, comme un impressionniste par les impressionnistes, comme un romantique par les romantiques. » Michel Cassé, astrophysicien

Que vous soyez féru de Francisco José de Goya y Lucientes (Francisco de Goya, pour les intimes) ou que vous n’en connaissiez pas grand-chose, quand le générique de fin arrivera, gageons que, tout comme nous-même, vous n’aurez plus qu’une furieuse envie : vous replonger dans l’intégralité de son œuvre, si étonnante ! Il est sublime et fou de constater combien elle résonne encore à notre époque : témoin lucide et sans concession de son temps, elle nous permet de décrypter tout à la fois l’histoire passée et quelques recoins cachés de la nôtre. Précurseuse et visionnaire, elle porte en elle une véritable révolution, lance des passerelles entre les styles classiques et les modernes. C’est avec une gourmandise sans cesse renouvelée que l’on découvre les liens surprenants ainsi tissés entre le xviiie siècle et ce qui deviendra un véritable courant d’art, l’avènement des surréalistes.
Cette plongée dans l’ombre du peintre, graveur […], ses parts sombres et lumineuses, les traces qu’il a laissées, est une véritable double, triple, voire quadruple déclaration d’amour et d’amitié à Goya par le grand scénariste (écrivain, parolier, acteur, metteur en scène…) Jean-Claude Carrière, mais aussi à l’Espagne et à l’immense réalisateur Luis Buñuel…

José-Luis Lopez Linares, déjà auteur d’un très beau documentaire sur Jérôme Bosch, nous entraîne, sans le savoir, dans ce qui s’avèrera être la dernière traversée des Pyrénées de Jean-Claude Carrière, disparu en février 2021, sur les pas du peintre génial qui imprégna les siens. « Peut-être n’est on que la somme de ceux que nous rencontrons en cheminant toute une vie durant ? »
Cette visite guidée au cœur d’une œuvre et de l’homme qui l’a créée, loin d’une démonstration didactique exhaustive, est une déambulation poétique, luxuriante, échevelée qui, en refusant les sentiers battus, nous mène vers l’essentiel, vers une humanité généreuse et sans concession. Tout naturellement, sans grands effets de manche, on s’immerge dans une philosophie gouleyante de la vie, une réflexion sur le temps qui passe, sur la transmission… L’importance du regard, celui des deux Maja, la « vestida » et la « desnuda », celui du peintre qui le saisit et l’immortalise et qui, au travers des siècles, semble toujours nous murmurer, sensuel et grave : « Qu’est-ce que tu attends ? ».

Si Goya peignit les plus grands de ce monde, il mit, de façon plus personnelle, son talent au service des plus humbles, ne les négligea jamais, affrontant leur part miséreuse, leurs révoltes, leurs souffrances : les zones ténébreuses et sordides qui donnèrent ces terribles « peintures noires », reflets de la solitude des hommes, de l’homme Francisco de Goya, renforcée par sa surdité. « Seul entre deux époques, seul, au moment où la révolution française bouleverse à jamais l’ordre des choses. Entre l’ancien monde et le nouveau, entre la servitude et la liberté. Au croisement des temps. » Goya mourut exilé à Bordeaux en 1828.