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CINÉMA UTOPIA BORDEROUGE : ouverture le mercredi 12 juin
Jouez hautbois, résonnez musettes ! L’autorisation d’ouverture tant attendue est enfin arrivée. On brique les projecteurs, l’association Domino donne un coup de râteau dans le jardin, le mûrier exulte… et nous donc ! Attention ! ne vous trompez pas, ce mois-ci except...

Borderouge : L'attente et le désir…
Borderougeoises, Borderougeois !… Habitants des quartiers et petites villes alentours, Tournefeuillus en vadrouille… pardonnez nous ! Nous nous couvrons la tête de cendres, nous nous flagellons, nous nous mortifions, nous revêtons le cilice, dépités d’avoir dû annuler projections et ...

Contre temps : le ciné Borderouge ouvrira plus tard que prévu !
Nous en sommes tout désappointés, mais la Commission de Sécurité qui s’est réunie le 4 avril a demandé des compléments de dossier concernant les quelques modifications apportées au permis de construire… Nos architectes et bureau d’étude transmettent les pièces demandées cette semaine, mais la no...

Osez Le Féminisme ! Appel à contribution
Pendant le mois de mars Utopia et l’association Osez Le Féminisme Toulouse s’associent pour organiser une collecte de produits d’hygiène intime pour les femmes en situation de précarité.Les violences économiques contre les femmes les fragilisent. Trop souvent, les femmes migrantes ou SDF sont in...



HÔTEL WOODSTOCK

(TAKING WOODSTOCK) Ang LEE - USA 2009 2h VOSTF - avec Demetri Martin, Imelda Staunton, Henry Goodman, Emile Hirsch, Liev Schreiber, Jonathan Groff, Jeffrey Dean Morgan, Eugene Levy, Paul Dano, Zoe Kazan... Scénario de James Schamus d'après le roman d'Elliot Tiber et Tom Monte. Sélection officielle, Festival de Cannes 2009.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

HÔTEL WOODSTOCKWoodstock a 40 ans, ça se fête ! Pas besoin de présenter LE festival de musique symbole de toute une génération et miroir du Flower Power, époque où l'on avait encore l'illusion qu'on pouvait changer les choses en douceur. Mais ne vous méprenez pas, c'est un film sur les coulisses du festival, ici pas de live de Jimi Hendrix, Janis Joplin, Joe Cocker, Grateful Dead ou Jefferson Airplane. Pour ça, revoyons le génial documentaire de Michael Wadleigh. Non, Ang Lee a plutôt décidé de nous raconter la genèse et les coulisses de Woodstock. En évitant toute surenchère spectaculaire et en plaçant le film du côté de la comédie, il arrive à nous plonger entièrement dans cette incroyable aventure humaine. Il retranscrit parfaitement l'ambiance et les idéaux de ce passé révolu, sans donner de leçon ou tomber dans les clichés qui collent à cette époque. Adaptant le livre autobiographique d'Elliot Tiber, Ang Lee a préféré raconté la petite histoire dans la grande, celle d'un jeune homme sans qui le projet n'aurait jamais abouti mais qui finalement reste un tout petit rouage de cette extraordinaire machine à musique et à rêve.

Elliot, un jeune décorateur qui vit à Greenwich Village, rentre à White Lake, dans sa région natale des Catskills, à 150 kilomètres de New-York. Il revient filer un coup de mains à ses parents rattrapés par les dettes, qui vivotent grâce à un petit motel complètement décrépi. Bien qu'exilé à New-York, Elliot est resté président de la chambre de commerce du patelin, forte de 8 membres! Et quand le journal du coin annonce que le village voisin a refusé d'accueillir un festival de musique « rock » qui pourrait attirer des milliers de personnes, il décide de contacter les organisateurs pour récupérer l'événement qui pourrait sauver le motel familial de la faillite. Le jeune businessman alternatif Michael Lang débarque donc avec sa horde d'avocats et d'assistants, et trouve un accord avec un fermier voisin : commence alors une folle entreprise, jalonnée des obstacles les plus imprévisible, qui mènera à trois jours de fête monstre pour plus de 500 000 personnes, trois jours qui resteront gravés dans la mémoire de toute une génération.

Décidément Ang Lee nous surprendra toujours : après des films aussi différents et réussis que Raisons et sentiments, Tigre et dragon ou Le Secret de Brockback Mountain, le réalisateur change de cap avec cette comédie qui s'attaque à tout un symbole du siècle dernier, et il le fait avec un brio confondant. Utilisant judicieusement les plans séquences et le split-screen (écran partagé en plusieurs cases qui montrent des actions différentes), il montre l'effervescence et l'impressionnante organisation avant le jour J. Mais l'action reste toujours à la hauteur d'Elliot, jeune homme naïf et touchant, qui s'épanouit et s'affranchit peu à peu de sa mère à mesure que les la folle entreprise se concrétise. Autour de lui gravite une ribambelle de personnage, tous plus fou les uns que les autres. Il y a bien sûr Imelda Staunton (qu'on a déjà vue géniale dans le Vera Drake de Mike Leigh), la mère d'Elliot, patronne despotique du motel, acariâtre et pingre comme pas deux ; Emile Hirsh, le héros d'Into the wild, que l'on retrouve en vétéran de la guerre du Vietnam totalement allumé et meurtri par son voyage au bout de l'enfer. Mais aussi l'excellent Liev Schreiber en ex-marine/travesti/garde du corps, dont la seule interprétation vaut son pesant d'or. Sans oublier une troupe de théâtre nudiste très avant-gardiste. Peace and love, comme y disaient !