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Le blog des profondeurs...
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Vidéo en Poche
À partir de mi-septembre à Toulouse et Tournefeuille… « Venir avec sa clé usb pour la faire remplir au cinéma, très écologique, on vient avec son contenant. Ça me rappelle mon village quand ma maman allait chercher du lait dans sa bouteille alu » (par Momo345 sur 01net.). Vidéo en Poche es...

Fakir needs you !
Fakir (le journal fâché avec tout le monde ou presque), a eu la mauvaise idée (une fois de plus), d’aller fourrer son nez dans les affaires des riches… Le riche du jour étant Mr le PDG du gigantesque groupe Casino, Jean Charles Naouri himself qui a su, malgré la crise, préserver les inté...

On a caffouillé !
Nos plus plates excuses... Quand vous ouvrirez votre gazette (la 169e du nom), à la recherche d'une pépite de cinéma, il y a un film que vous ne trouverez pas : Les moissons du ciel... Et c'est fort dommage vous en conviendrez. Donc nous vous invitons à lire le texte dudit film sur ce site, ou s...

Séances en compagnie des bébés…
Les séances estampillées « bébé »… sont des séances où les parents peuvent venir avec leurs nouveaux nés… Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras… Les séances sont aussi ouvertes aux autres spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant ...

Pétition pour une radio publique indépendante !
Pour ceux qui étaient en vacances ou qui tentaient de forcer le blocus de Gaza, Stéphane Guillon et Didier Porte ont été licenciés la semaine dernière comme des malpropres, par les seuls vrais « tyrans » de Radio France, Jean-Luc Hees et Philippe Val (voir ou revoir la dernière chronique de Guillon)...

Les petits ruisseaux : vidéo de la rencontre avec Pascal Rabaté
Venez prendre un p'tit coup de bonne humeur !!! Nous avions esquissé un début de retransmission de certains débats avec des enregistrements sonores et nous vous proposons pour la première fois l'image et le son avec la venue de Pascal Rabaté. Et ça tombe plutôt bien car nous sommes très contents de...

WHAT'S UP DOC ?

Peter BOGDANOVICH - USA 1972 1h35mn VOSTF - avec Barbra Streisand, Ryan O'Neal, Madeline Kahn, Kenneth Mars, Randy Quaid... Scénario de Peter Bogdanovich et Buck Henry, avec David Newman et Robert Benton. RÉÉDITION EN SORTIE NATIONALE, COPIE NEUVE.

WHAT'S UP DOC ?Notre cadeau très spécial pour votre petit Noël, rien que pour vos yeux ou presque : deux copies en France en tout et pour tout, une au cinéma Grand Action à Paris 5e arrondissement, l'autre chez nous à Toulouse ! What's up doc ?, c'est une épatante comédie américaine des années 1970, signée par le trop méconnu et mésestimé Peter Bogdanovich. Une fantaisie hilarante qui est la digne héritière de la « screwball comedy » des années 30 et 40, l'âge d'or du cinéma comique hollywoodien. « Screwball comedy » pourrait se traduire par « comédie loufoque », ou « comédie excentrique », les grands auteurs du genre furent Howard Hawks, Frank Capra, Leo McCarey, Ernst Lubitsch… et parmi ses titres de gloire on ne citera que Arsenic et vieilles dentelles (1944), To be or not to be (1942), ou L'Impossible Monsieur Bébé (1938)… What's up doc, c'est de cette lignée-là, et de cette trempe-là : une cascade de situations cocasses, de quiproquos, de gags burlesques ; des personnages foldingues ; un sens fabuleux de la dérision et de l'ironie ; un rythme échevelé et une classe folle dans la mise en scène de cette tourbillonnante cavalcade. Avec Ryan O'Neal (futur Barry Lyndon) dans le rôle de Cary Grant et Barbra Streisand dans celui de Katharine Hepburn. O'Neal est très bien, même s'il n'a pas tout à fait l'envergure de l'incomparable Cary. Mais la Streisand est absolument formidable : délicieuse, malicieuse, incroyablement drôle et sexy. Pour tous ceux qui l'ont définitivement rangée dans le rayon des chanteuses bêlantes et barbantes aux côtés de Céline Dion (depuis leur trop fameux duo de Titanic), ce sera une révélation. Comme le film, dont on veut bien parier que la plupart d'entre vous ne l'ont jamais vu, n'en ont même jamais entendu parler. Eh bien voilà, c'est le moment ou jamais !

La fin du générique de début – superbe chanson de Cole Porter chantée par Barbra – nous plonge dans l'expectative : il était une fois une mallette de voyage à motif écossais, est-il écrit… Et de fait, tout commence par une histoire de sac à carreaux. D'abord il y en a un, rempli de documents confidentiels, dont le porteur, style agent secret, est pris en filature par un individu aussi louche que maladroit. Les deux hommes, le suivi et le suiveur, se rendent dans un grand hôtel de San Francisco, où nous assisterons bientôt à la multiplication des sacs : pas moins de 4 sacs à carreaux ! Celui qu'on connaît déjà ; celui, plein de bijoux, appartenant à une milliardaire sur le retour ; celui dans lequel un musicologue spécialisé dans le chant des pierres a soigneusement rangé ses précieux cailloux ; celui enfin d'une jeune femme visiblement dans la dèche qui s'est introduite dans l'hôtel à la poursuite d'un livreur de pizzas avec l'espoir manifeste d'en piquer une pour en faire son premier repas depuis un bon bout de temps !
Peut-être l'aurez vous deviné, le musicologue et l'affamée sont nos deux héros. Et sans doute l'aurez vous compris : à l'imbroglio autour des 4 mallettes va se mêler l'histoire de la séduction mouvementée de Howard Bannister (Ryan O'Neal bien sûr) par Judy Maxwell (Barbra Streisand évidemment). Lui, il est musicologue donc, venu à San Francisco concourir pour une importante bourse d'études, il est distrait, légèrement à côté de ses pompes, dans lesquelles s'emploie à le faire rentrer de gré ou de force sa fiancée-dragon, la redoutable Eunice. Elle, c'est une tornade tout simplement, imprévisible, charmeuse, oeil de braise, sourire d'enfer, esprit vif, réponse à tout, bref : irrésistible.

Il serait parfaitement vain de vous raconter comment tout ça va tourner, sachez seulement que la loufoquerie ira crescendo, avec en points d'orgue une course-poursuite grandiose – d'inspiration keatonienne cette fois – dans les célèbres rues vallonnées de la ville et une scène au tribunal à mourir de rire.