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(et où trouver la gazette)
NOS TARIFS :
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Fakir needs you !
Fakir (le journal fâché avec tout le monde ou presque), a eu la mauvaise idée (une fois de plus), d'aller fourrer son nez dans les affaires des riches... Le riche du jour étant Mr le PDG du gigantesque groupe Casino, Jean Charles Naouri himself qui a su, malgré la crise, préserver les intérêts des a...
On a caffouillé !
Nos plus plates excuses... Quand vous ouvrirez votre gazette (la 169e du nom), à la recherche d'une pépite de cinéma, il y a un film que
vous ne trouverez pas : Les moissons du ciel... Et c'est fort dommage vous en conviendrez. Donc nous vous
invitons à lire le texte dudit film sur ce site, ou s...
Séances en compagnie des bébés…
Les séances estampillées « bébé »… sont des séances où les parents peuvent venir avec leurs nouveaux nés… Et déguster un film pendant qu’ils roupillent dans leurs bras… Les séances sont aussi ouvertes aux autres spectateurs, il suffit de savoir qu’il peut arriver qu’un bébé fasse du bruit en suçant ...
Pétition pour une radio publique indépendante !
Pour ceux qui étaient en vacances ou qui tentaient de forcer le blocus de Gaza, Stéphane Guillon et Didier Porte ont été licenciés la semaine dernière comme des malpropres, par les seuls vrais « tyrans » de Radio France, Jean-Luc Hees et Philippe Val (voir ou revoir la dernière chronique de Guillon)...
Les petits ruisseaux : vidéo de la rencontre avec Pascal Rabaté
Venez prendre un p'tit coup de bonne humeur !!!
Nous avions esquissé un début de retransmission de certains débats avec des enregistrements
sonores et nous vous proposons pour la première fois l'image et le son avec la venue de Pascal Rabaté.
Et ça tombe plutôt bien car nous sommes très contents de...
Ciné-Psy #3
Alors nous avons un peu tardé, c'est vrai, à mettre ce billet en ligne... Mais ça valait le coup d'attendre...
Voici donc ci-dessous l'enregistrement du débat qui a suivi la projection du film Valvert, débat animé chaleureusement par Mr Guy Baillon, psychiatre du secteur de Bondy, ancien chef de se...
Soirée-débat jeudi 25 mars à 20h30 à Toulouse, dans le cadre du 34e Congrès National de France Nature Environnement qui se déroule les 25 et 26 mars à Toulouse, autour d’une économie plus respectueuse de l’homme et de l’environnement. Séance unique suivie d’un débat organisé par la délégation régionale FNE Midi-Pyrénées sur l’avenir du monde agricole (achetez vos places à partir du 11 mars).
Dominique MARCHAIS - documentaire France 2009 2h03mn -
Un superbe documentaire qui nous parle de l’impasse du monde agricole et par là même de notre rapport à la terre qui nous nourrit. Qui le fait sans leçon péremptoire, en laissant le temps de la parole aux paysans, agronomes, paysagistes qui tous dressent un constat terrible mais qui, tous, ont une esquisse de solution, si le courage politique combiné à un réel engagement des consom’acteurs sont de la partie.
Utopia a largement défendu Herbe, portrait éclairant des éleveurs laitiers bretons en plein paradoxe. Mais ce n’était un petit bout de la lorgnette… Dominique Marchais s’avoue totalement novice dans le monde rural. Il n’est pas ingénieur agronome, comme Olivier Porte, le réalisateur de Herbe, il n’a pas côtoyé durant plus de trois décennies les paysans comme Depardon. Il se revendique promeneur, amoureux des paysages façonnés par l’agriculture, à l’image des romanciers romantiques allemands pour qui la nature était une source d’inspiration infinie. Avec une légitime candeur, il veut juste comprendre pourquoi ce monde rural se bouleverse à vue d’œil, et ne semble pas tourner très rond. Pourquoi les haies et les chemins creux se sont raréfiés, pour laisser place à des paysage ouverts de champs à perte de vue ? Pourquoi les sols sont-ils morts ? Pourquoi le travail de la terre ne nourrit-il plus son homme, condamnant beaucoup d’agriculteurs à abandonner ou les obligeant à une double activité ?
Pour tenter de répondre à ces interrogations, Dominique Marchais ne s’est ni cantonné à une seule région (son road-movie rural nous conduit des riches plaines céréalières de l’Yonne au causses cévenoles qui font du si bon fromage persillé, en passant par les plateaux limousins et leurs splendides vaches rousses), ni à un seul type d’interlocuteurs. Bien sûr il rencontre de nombreux paysans (céréaliers, éleveurs laitiers bio, éleveurs ovins revendiquant leur lien avec l’industrie), mais aussi ceux qui pensent l’agriculture de demain et analysent les erreurs passées ou présentes : économiste, agronome, ou simple écrivain comme le génial Pierre Bergounioux, poète lucide et indispensable du monde paysan. Tous ces gens ont des parcours et des choix parfois radicalement différents et pourtant leur constat est sans appel : il faut faire, s’il est encore temps, un grand rétropédalage. Nos sols ont été totalement lessivés et détruits par une surproduction terrifiante et l’usage répété des intrants chimiques, et toute la technologie du monde ne fera bientôt plus rien pour les sauver et continuer à produire. On est fasciné de voir les microbiologistes analyser la teneur d’un sol de Champagne en micro organismes et comprendre pourquoi une vigne se meurt. Et pourtant les solutions, nos scientifiques les ont : il « suffirait » de reconstituer les haies, pourvoyeuses en matières ligneuses et champignons capables de reconstituer les sols. Economiquement, alors que les primes agricoles sont remises en cause et que les marges de la grande distribution ruinent les paysans, alors que l’installation de jeunes agriculteurs est devenue presque impossible à cause de la spéculation immobilière (habitat aussi bien que zones commerciales) et des blocages du syndicat agricole majoritaire, Marc Dufumier, génial enseignant à Agro Paris Tech, a aussi les réponses : sortir enfin du cycle infernal de la course à la production, justifiée par le mythe selon lequel la France devrait nourrir le monde (même si cela doit ruiner les paysans des pays du Sud), défendre des cultures à forte valeur ajoutée (notre camembert et notre champagne n’auront jamais de concurrents sérieux) et les circuits courts indépendants de la grande distribution.
Au bout de ce passionnant voyage, qui a en outre le mérite non négligeable de rendre esthétiquement « grâce » à la beauté des campagnes françaises, on se sent pris de l'irrésistible envie, en ces temps électoraux, de pousser nos candidats à prendre enfin les engagements qui s’imposent, alors que l’agriculture, pourtant source même de vie semble, étonnamment absente de leurs préoccupations.
