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Bonne année, meilleurs vœux! Solidarité: "Emigré, émigré, reste-là t'en va pas… si on ne se mélange plus, je crois qu'on est foutus!"
Ainsi chantaient Font et Val en 1984! Vous pouvez écouter cette chouette chanson là: …Les temps ont bien changé, je vous l'accorde! Pas les problémes. "Les riches toujours plus riches, les pauvres toujours plus, les gens n'ont plus le temps d'espérer ni de penser" (comme le chante Che Suda...

VENDREDI 8 FÉVRIER à 19h... un petit coup à boire, une petite cérémonie de passage de relais, un film surprise... vous êtes invités !
Elle commence joyeusement, cette nouvelle année, avec la prise en main d’Utopia Tournefeuille par ses salariés à travers la SAS SCOP* UTOPIA SANTA MAGDALENA.On en rêvait, on s’y préparait, le chemin fut long (très long) et plein de péripéties, parfois douloureuses… mais on y est ! P...

ON ATTAQUE L'ÉTAT FRANÇAIS EN JUSTICE: C'EST L’AFFAIRE DU SIÈCLE!
UN PETIT CLIC POUR UNE GRANDE CLAQUE! Quatre associations, Notre Affaire à Tous, la Fondation pour la Nature et l’Homme, Greenpeace France et Oxfam France ont décidé, au nom de l’intérêt général, d’attaquer l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques et protège nos vie...

Séance unique jeudi 6 mai à 19h50 à Tournefeuille, suivie d’un débat avec la réalisatrice et l'historienne Liem Khê Tran-Nu Luguern (pré-vente des places à partir du 1er mai).

LES HOMMES DES 3 KY

(Histoire de la Main d'Oeuvre Indigène indochinoise en France entre 1940 et 1952) Dzu Lê-Liêu - documentaire France 2009 52mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES HOMMES DES 3 KYCe film est l'histoire de la Main d’Oeuvre Indigène (M.O.I.) indochinoise contrainte de servir la France coloniale de 1940 à 1952. Ce film donne la parole à ces nha quê (« niaquoués ») et met en lumière cette mémoire occultée.
En 1939, la France à la veille de la seconde guerre mondiale ordonne un prélèvement d’hommes dans ces colonies. En Indochine, ce recrutement de force s’effectuera dans les villages et 20 000 jeunes gens seront enrôlés et envoyés en métropole pour aider la « Mère -Patrie ».
Enfermés dans des camps et soumis au régime du ministère des colonies, ces hommes apeurés seront traités comme des sous-hommes et loués comme main d’œuvre à des sociétés publiques ou privées pour des travaux pénibles pendant plus de dix ans.
Au début, ils travailleront dans des usines d’armements, (Poudreries de Toulouse, Bergerac…) et par la suite on les retrouve dans nos campagnes, exécutant toutes sortes de travaux, (en Arles au Salin de Giraud, en Gironde dans les vignes…). 
Leur force de travail sera ainsi exploitée par l’Etat Français et ceci pour un salaire minimum et avec l’obligation de séjourner dans des camps à la discipline très sévère et sous contrôle permanent du Ministère des Colonies.
En 1946 après la Libération de la France, et pendant la naissance du mouvement d’indépendance au Vietnam, ces travailleurs, malgré leurs statuts d’indigènes, vont s’organiser et se rapprocher des syndicats pour revendiquer des droits et une autogestion des camps.
Mais les événements vont se bousculer et une fois de plus ces hommes seront victimes du conflit colonial franco-vietnamien. Des rafles vont avoir lieux et certains seront envoyés dans des bagnes français au Vietnam. D'autres échapperont à ces arrestations et se fondront dans la population française jusqu’en 1952 où enfin leur situation sera régularisée… sous conditions.

Dans les années 90, Dzù Lê-Liêu, réalisatrice de ce documentaire et fille d'un de ces ouvriers, tente de retracer le parcours de son père : « A l'époque, aucun livre d'histoire ne mentionnait l'existence de ces hommes et j'ai donc décidé de reconstituer cette mémoire et de rechercher en France et au Vietnam des témoins de cette tragédie a qui ce film donne la parole et rend hommage ».