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Le blog des profondeurs...
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Première pierre d'Utopia Borderouge samedi 24 mars 2018 à 17h
Cela fait dix ans qu’on en parle, mais le projet finit par aboutir. Après que, à peine élu, Jean-Luc Moudenc ait remis le projet à l’ordre du jour, archis et bureaux d’études se sont attelés au travail. Pas une mince affaire. Le ciné est à cheval sur le tunnel du métro, ce qui comp...

Réveillon de Noël en vue!
Attention nombre de places limitée !Tickets à récupérer à la caisse dès à présent (5€ d’arrhes, récupérables le soir même!). Le 24 décembre pour ceux qui ne vont pas manger la dinde en famille, on organise une petite veillée en attendant minuit. Attention quelques règles sont de mise…  C'est une ...

Nuit Fantastique IX (debriefing)
Avant de célébrer dignement l’an prochain la dixième édition (n’oubliez pas de nous envoyer vos idées ou vidéos pour que l’on fasse ensemble une dixième édition immémorielle), cette neuvième Nuit Fantastique fut un festin pour les sens (ci-dessous quelques photos qui en donnent un aperçu...

Séance unique jeudi 6 mai à 19h50 à Tournefeuille, suivie d’un débat avec la réalisatrice et l'historienne Liem Khê Tran-Nu Luguern (pré-vente des places à partir du 1er mai).

LES HOMMES DES 3 KY

(Histoire de la Main d'Oeuvre Indigène indochinoise en France entre 1940 et 1952) Dzu Lê-Liêu - documentaire France 2009 52mn -

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LES HOMMES DES 3 KYCe film est l'histoire de la Main d’Oeuvre Indigène (M.O.I.) indochinoise contrainte de servir la France coloniale de 1940 à 1952. Ce film donne la parole à ces nha quê (« niaquoués ») et met en lumière cette mémoire occultée.
En 1939, la France à la veille de la seconde guerre mondiale ordonne un prélèvement d’hommes dans ces colonies. En Indochine, ce recrutement de force s’effectuera dans les villages et 20 000 jeunes gens seront enrôlés et envoyés en métropole pour aider la « Mère -Patrie ».
Enfermés dans des camps et soumis au régime du ministère des colonies, ces hommes apeurés seront traités comme des sous-hommes et loués comme main d’œuvre à des sociétés publiques ou privées pour des travaux pénibles pendant plus de dix ans.
Au début, ils travailleront dans des usines d’armements, (Poudreries de Toulouse, Bergerac…) et par la suite on les retrouve dans nos campagnes, exécutant toutes sortes de travaux, (en Arles au Salin de Giraud, en Gironde dans les vignes…). 
Leur force de travail sera ainsi exploitée par l’Etat Français et ceci pour un salaire minimum et avec l’obligation de séjourner dans des camps à la discipline très sévère et sous contrôle permanent du Ministère des Colonies.
En 1946 après la Libération de la France, et pendant la naissance du mouvement d’indépendance au Vietnam, ces travailleurs, malgré leurs statuts d’indigènes, vont s’organiser et se rapprocher des syndicats pour revendiquer des droits et une autogestion des camps.
Mais les événements vont se bousculer et une fois de plus ces hommes seront victimes du conflit colonial franco-vietnamien. Des rafles vont avoir lieux et certains seront envoyés dans des bagnes français au Vietnam. D'autres échapperont à ces arrestations et se fondront dans la population française jusqu’en 1952 où enfin leur situation sera régularisée… sous conditions.

Dans les années 90, Dzù Lê-Liêu, réalisatrice de ce documentaire et fille d'un de ces ouvriers, tente de retracer le parcours de son père : « A l'époque, aucun livre d'histoire ne mentionnait l'existence de ces hommes et j'ai donc décidé de reconstituer cette mémoire et de rechercher en France et au Vietnam des témoins de cette tragédie a qui ce film donne la parole et rend hommage ».