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ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme,
Face à l’urgence hivernale, les membres de Rosmerta, association avignonnaise de solidarité avec les migrants et de promotion des droits de l’Homme, ont mené une Réquisition Citoyenne d’un bâtiment à Avignon, au 7 rue Louis Pasteur. Ils hébergent une trentaine de personnes exilées, des familles...

TOUTES CES CHOSES QUE JE NE COMPRENDS PAS.
Il y a des choses que je ne comprends pas. Dans cette ville, il y a plein de choses que je ne comprends pas. Bon, d’accord, je donne un exemple. J’habite dans le quartier de la Bonneterie, qui a fait l’objet récemment d’une requalification, comme on dit dans le jargon technocratique, plutôt réu...

RETOUR À HOWARDS END

(HOWARDS END) James IVORY - GB 1992 2h20 VOSTF - avec Anthony Hopkins, Emma Thompson, Vanessa Redgrave, Helena Bonham Carter... Scénario de Ruth Prawler Jhabvala, d'après le roman de E.M. Forster .

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

RETOUR À HOWARDS ENDames Ivory, avec ce splendide Retour à Howards End, parvient à une sorte d'apothéose de son style. Revenant pour la troisième fois au romancier E.M Forster (après Chambre avec vue et Maurice), portant toujours sur l'Angleterre, lui le cinéaste natif des États-Unis, un regard d'entomologiste amoureux, il offre un récit d'une somptueuse perversité, servi par une troupe d'acteurs magnifiques. Dans la valse des apparences, dans les mensonges édifiés en système, dans l'élégance qui n'est plus que de la mousse cachant un précipice, il donne à voir un siècle qui commence et un monde qui meurt. Il décrit l'arrogance innocente des riches et la solitude ignorée des pauvres. Il raconte la puissance de l'argent en effleurant le comptoir écrasant d'une banque, la lutte des classes en photographiant deux tables à l'heure du thé. Le rôle du destin est tenu par un parapluie volé, et le rôle-titre par un cottage anglais… James Ivory et sa scénariste attitrée Ruth Prawler Jhabvala s'emparent avec virtuosité des mots de Forster, font parler la nature et les objets pour exprimer l'insondable hypocrisie des hommes.

Nous sommes en 1910. Trois familles qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Margaret Schlegel, une jeune femme énergique, cultivée, émancipée (Emma Thompson), a été spoliée. Elle était la légitime héritière de Howards End, cette divine maison sous les glycines, léguée sur son lit de mort par la riche Madame Wilcox (Vanessa Redgrave dans une courte mais saisissante apparition). Un jeune employé de banque impécunieux entrera dans la ronde, deviendra le père de l'enfant illégitime d'Helen, la sœur de Margaret, tandis que celle-ci épousera le veuf Wilcox (Anthony Hopkins), croyant encore pouvoir changer le monde par la force des sentiments.

Tout se lézarde, sauf les maisons, tout se flétrit, sauf la tendresse. Les bons sont punis, les méchants aussi : c'est la morale douce amère de Retour à Howards End. La splendeur visuelle et décorative ne glace rien, n'étouffe rien. La trace d'une robe grise sur l'herbe douce a la sensualité d'une étreinte, le frémissement d'un champ de narcisses dans le vent a le charme irrémédiable d'un adieu…