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Le blog des profondeurs...
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ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

À nos amis festivaliers, qu’est-ce donc que Rosmerta ?
Afin de palier aux carences des services de l’État en matière d’hébergement des réfugiés, l’association Rosmerta, composée de plusieurs centaines de citoyens bénévoles, occupe depuis fin décembre un bâtiment de 400 m² pour y mettre à l’abri des mineurs isolés et des familles avec enfants en bas...

RETOUR À HOWARDS END

(HOWARDS END) James IVORY - GB 1992 2h20 VOSTF - avec Anthony Hopkins, Emma Thompson, Vanessa Redgrave, Helena Bonham Carter... Scénario de Ruth Prawler Jhabvala, d'après le roman de E.M. Forster .

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

RETOUR À HOWARDS ENDames Ivory, avec ce splendide Retour à Howards End, parvient à une sorte d'apothéose de son style. Revenant pour la troisième fois au romancier E.M Forster (après Chambre avec vue et Maurice), portant toujours sur l'Angleterre, lui le cinéaste natif des États-Unis, un regard d'entomologiste amoureux, il offre un récit d'une somptueuse perversité, servi par une troupe d'acteurs magnifiques. Dans la valse des apparences, dans les mensonges édifiés en système, dans l'élégance qui n'est plus que de la mousse cachant un précipice, il donne à voir un siècle qui commence et un monde qui meurt. Il décrit l'arrogance innocente des riches et la solitude ignorée des pauvres. Il raconte la puissance de l'argent en effleurant le comptoir écrasant d'une banque, la lutte des classes en photographiant deux tables à l'heure du thé. Le rôle du destin est tenu par un parapluie volé, et le rôle-titre par un cottage anglais… James Ivory et sa scénariste attitrée Ruth Prawler Jhabvala s'emparent avec virtuosité des mots de Forster, font parler la nature et les objets pour exprimer l'insondable hypocrisie des hommes.

Nous sommes en 1910. Trois familles qui n’auraient jamais dû se rencontrer. Margaret Schlegel, une jeune femme énergique, cultivée, émancipée (Emma Thompson), a été spoliée. Elle était la légitime héritière de Howards End, cette divine maison sous les glycines, léguée sur son lit de mort par la riche Madame Wilcox (Vanessa Redgrave dans une courte mais saisissante apparition). Un jeune employé de banque impécunieux entrera dans la ronde, deviendra le père de l'enfant illégitime d'Helen, la sœur de Margaret, tandis que celle-ci épousera le veuf Wilcox (Anthony Hopkins), croyant encore pouvoir changer le monde par la force des sentiments.

Tout se lézarde, sauf les maisons, tout se flétrit, sauf la tendresse. Les bons sont punis, les méchants aussi : c'est la morale douce amère de Retour à Howards End. La splendeur visuelle et décorative ne glace rien, n'étouffe rien. La trace d'une robe grise sur l'herbe douce a la sensualité d'une étreinte, le frémissement d'un champ de narcisses dans le vent a le charme irrémédiable d'un adieu…