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TARIF NORMAL : 7€
CARNET D'ABONNEMENT : 50€ (10 places, non nominatives, non limités dans le temps, et valables dans tous les Utopia)
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Le blog des profondeurs...
(de champ)

Il y a un an déjà...
Cette année, les organisateurs en ont décidé ainsi, la dernière étape du Tour de France cycliste aura pour cadre la magnifique ville d’Avignon. Le centre-ville, dit « intra-muros », sera le siège d’une épreuve contre la montre individuelle. Après trois tours des remparts de la cité médiéva...

Mais où donc se garer pour aller à Utopia ?
  PARKING DE L’ORATOIRE Forfait : 4€ de 20h à 1hPARKING LES HALLES Forfait : 2 € de 20h à 1hPARKING PALAIS DES PAPES Forfait : 3€ de 20h à 1h, et des navettes gratuites au départ des parkings relais, gratuits et surveillés.PARKING DES ITALIENS La navette circule du lundi au jeudi de 7h à 22h28 et...

ÇA NE PASSE PAS !
Nous vous avions annoncé dans notre dernière gazette Une Soirée de clôture pour l’ouverture pour la deuxième quinzaine de juin. Tout devait être réglé, les habitants et visiteurs du quartier de la Manutention, les festivaliers, tout le monde retrouverait la liberté de circuler le soir et le bonheur ...

LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ANOTHER DAY OF LIFE

Écrit et réalisé par Raul DE LA FUENTE et Damian NENOW - film d'animation Espagne/Pologne 1h26 2018 VOSTF - Adapté du livre de Ryszard Kapuscinski, D’une guerre l’autre, Angola 1975. Film d'animation essentiellement avec quelques scènes en prises de vue réelles.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

ANOTHER DAY OF LIFEPassionnant, Another day of life est une immersion totale dans un pan d’histoire, un pays, un conflit, au plus près d’un reporter tellement humain qu’on le suit comme une part de nous-mêmes. Il aura fallu dix ans de travail en coproduction entre cinq pays pour parvenir à ce résultat. Entre images réelles, d'actualité, motion capture, animation, dessin… le duo de réalisateurs hispano-polonais fait feu de toutes techniques pour parvenir à ce résultat percutant.

1975… La Guerre du Vietnam finie, la guerre froide prend le relais. « Guerre froide », mais pas pour tout le monde. Tandis que l’empire colonial portugais s’effondre, les USA et l’URSS se partagent le gâteau pour mieux étendre leur influence. L’Angola, qui s’apprêtait à (re)devenir un pays indépendant après cinq cents ans de domination coloniale portugaise, n’est plus qu’un épicentre des enjeux entre les deux super-puissances.
« Confusão ! Confusão ! » est le mot qui court sur les lèvres de tous les habitants de Luanda quand Ricardo y débarque. La vie y grouille, peu arrivent, beaucoup fuient, notamment les descendants des colons. Immédiatement on comprend combien Ryszard Kapuściński (surnommé par tous ici « Ricardo ») est dans son élément, combien l’agitation ambiante le galvanise. Avec lui on va plonger au cœur des événements, ne pas se contenter de les effleurer en surface. Nous sommes dans une capitale, dans un pays à plusieurs vitesses, dans lequel chaque parti politique est susceptible de générer des factions armées. Qui instrumentalise qui ? C’est la première question à se poser et elle donne libre cours à toutes les suppositions, des plus raisonnables aux plus délirantes : « Confusão ! ». Ici l’ambiance est épaisse et agitée, parfois torride toujours un peu glauque. Ici il y a des vilains garçons, des mauvaises filles, des anges déchus qui se réconfortent dans l’alcool. Des princesses du peuple, qui se trémoussent sur des airs endiablés, dans les musseques de la ville (équivalent des favelas brésiliennes). Ici il y a de vrais salauds, de faux amis, ou l'inverse. Entre ceux qui subissent et ceux qui jouent double(s) jeu(x), le dessous des cartes est plus que jamais douteux. Le soir venu toute cette faune métissée se retrouve un verre à la main et s’observe au travers des volutes de fumées qui s’envolent sur des airs de vieux jazz dans les boîtes fréquentées par quelques rares expatriés souvent peu recommandables. Le temps semble s’être suspendu dans une attente insupportable. Si les rares observateurs présents s’en contentent… Ricardo, lui, à l’instar de la capitale, est au bord de l’implosion. Malgré les avertissements dissuasifs, il veut aller plus loin sur le terrain, à la frontière, là où l’action se déroule vraiment, sur la piste de l’insaisissable Farrusco et de ses troupes armées qui résistent encore aux envahisseurs… Et c’est là qu’il ira !
On ressort ébouriffés de cette aventure hyperréaliste, très bien écrite, très bien décrite, captivante.