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Le blog des profondeurs...
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Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

Et sinon, la vie continue à Rosmerta.
« Le conseil épiscopal et moi-même considérons que le CCFD* s’est mis en marge de notre Église diocésaine. Désormais il n’a plus sa place, au moins temporairement, dans la vie de notre Église ». Ainsi s’adresse Jean-Pie (!!!) Cattenoz, archevêque d’Avignon, au CCFD - Terre Solidaire de Vau...

LA VIE COMME ELLE VIENT

Gustavo PIZZI - Brésil 2018 1h38 VOSTF - avec Karin Teles, Adriana Esteves, Otavio Muller, Konstantinos Sarris... Scénario de Gustavo Pizzi et Karin Teles.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

LA VIE COMME ELLE VIENTLa vie passe comme un souffle. On se retourne et, déjà, les années se sont enchainées en un claquement de doigts. Les enfants qu'on berçait la veille dans le rocking-chair sont devenus de grands ados hyper-actifs, le temps a fait tranquillement son œuvre sur les visages et sur les corps. La Vie comme elle vient aurait pu être un regard en arrière nostalgique sur la vie d’une famille ordinaire : comment les rêves se sont écorchés sur les murs de la réalité, comment l’époque a changé la donne dans un monde où tout s’achète et tout se vend, comment l’amour a pu s’user en douceur. Pourtant, si la mélancolie n’est jamais bien loin, c’est un film résolument heureux et plein d’espérance, la tête haute tournée vers demain, même si demain est incertain.

Le film a le visage et la force d’Irène, il est porté par son énergie, par sa joie, par son optimisme. Irène est chef de tribu, à la tête d’une famille nombreuse de 4 garçons. L’aîné est un grand costaud champion de hand-ball, le second un rondouillard taiseux qui ne se déplace jamais sans son trombone et les deux derniers des jumeaux turbulents. Dans sa maison fissurée et rafistolée où les portes se bloquent régulièrement, où la tuyauterie est souvent capricieuse et où le désordre perpétuel règne en maître, Irène vit à deux cents à l’heure pour que chacun ne manque de rien et que la joie de vivre ait toujours le dernier mot. Car les raisons de la morosité sont nombreuses et pourraient bien effacer définitivement le pétillement dans ses grands yeux : la future maison familiale, juste en face de l'actuelle, toujours espérée, jamais terminée, laissée en chantier faute d'argent ; la petite librairie-papeterie de son mari, au bord de la faillite faute de clients ; enfin sa sœur, qui cache sous des lunettes noires les bleus des coups portés par un mari violent… Irène pourrait s’effondrer, se résigner, baisser les bras, mais quelque chose la pousse à toujours voir le beau, le tendre dans les détails de son quotidien : la virée à la plage en famille ; le clapotis de l’eau sur la bouée quand elle se laisse flotter avec l’un de ses enfants blotti contre elle ; la fierté d’un diplôme enfin obtenu courageusement en cours du soir, elle qui avait tout arrêté pour sa famille ; et puis les bras de son mari, même s’il ne répare pas les robinets cassés. Alors bien sûr, parfois, elle craque, elle pète un petit plomb en solo, elle mange des cochonneries avec frénésie en écoutant de la musique entraînante… Parfois aussi elle pleure, quand l’émotion déborde – penser que son aîné va quitter le nid pour l'autre bout du monde et un contrat de handballeur professionnel dans une équipe allemande ! – et qu’elle se laisse submerger par un souvenir, une sensation qui balaie tout…
Entre joie et tristesse, la vie d’Irène, sa vie comme elle vient, est celle d’une mère, d’une femme, d’une épouse qui jongle comme elle peut pour rester fidèle à ses rêves, ordinaires sans doute mais ce sont les siens. D’une beauté délicate, ce film raconte aussi, en filigrane, les fractures d’une société qui laisse sur le carreaux les classes moyennes, la fin des commerces de proximité et le système D qui s’impose malgré toutes les bonnes intentions de formation, de stabilité.

Vous l'avez compris, La Vie comme elle vient, c'est un film de super-héros du genre indestructible qui, grâce à leurs pouvoirs – tendresse, fidélité à leurs proches et à leurs valeurs, honnêteté vis-à-vis de ce qu’ils sont – bravent toutes les tempêtes.