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Le blog des profondeurs...
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LE PASSAGE DU VERGER URBAIN V : DE L’ABSURDE FAISONS TABLE RASE !
Jamais l’ambiance d’une assemblée générale du collectif n’a été aussi détendue. Détail important : les termes d’arbitraire, grotesque, ubuesque,….pour qualifier la décision de fermeture du passage ont cédé la place à des propos conciliants, bienveillants et un tantinet vigilants pour...

Le passage du Verger Urbain V : le dénouement ?
Rappel pour celles et ceux qui ont pris 9 mois de vacances.Le Verger Urbain V, passage principal pour accéder au quartier de la Manutention est, depuis juillet 2018,  géré par les services des jardins de la ville et se trouve fermé théoriquement à 20h00 (mais de fait plutôt vers 19h30) l’hiver ...

ZONE DE DISCUSSION, DONNEZ-NOUS VOTRE AVIS.
FERMETURE DU VERGER D’URBAIN VN’hésitez pas à donner votre avis et à nous aider à trouver des solutions en vous exprimant sur ce billet.  Voir les textes ci-dessous : Urbain V, le pape de la discorde, et si ce n’était pas le sujet ?Utopia, mon amour ! Verger Urbain V, écrin ou ca...

Où en est-on avec le passage du Verger Urbain V ?
Pour vous tout à l’air identique et le jardin ferme toujours à des horaires pour le moins incertains : 19h00, 19h30… pas du tout ! Pourtant les choses bougent, Madame le Maire, par un mail envoyé à un membre du Collectif 23h59, confirme la volonté de trouver une solution qui satisfasse tou...

Communiqué du Collectif 23h59 Janvier 2019
Rappelons-le, le Collectif 23h59 a pour objet la défense de la liberté de circulation.  Il entend, au regard de ce principe,  faire rétablir la possibilité d’emprunter le passage du verger Urbain V en soirée pour rejoindre la Manutention et le quartier – comme cela était établi depuis plus...

En collaboration avec Contraluz. La séance du jeudi 4 avril à 20h15 sera suivie d’une rencontre avec Marta Alvarez Izquierdo, enseignante à l’Université d’Avignon, spécialiste de la société uruguayenne contemporaine. Achetez vos places à partir du 20 mars.

COMPAÑEROS

Écrit et réalisé par Alvaro BRECHNER - Uruguay 2018 2h02 VOSTF - avec Antonio de la Torre, Chino Darín, Alfonso Tort, Silvia Pérez Cruz, Soledad Villamil, César Troncoso... D'après le roman Memorias del calabozo, de Mauricio Rosencof et Eleuterio Fernandez Huidobro.

(ATTENTION ! Cette page est une archive !)

COMPAÑEROS« Ni vous ni personne ne ferez de moi un vaincu. » Qu’est-ce qui fait, un jour, qu’un individu résiste jusqu’à risquer sa vie ? Alors que l’être humain se sait mortel et vulnérable, où va-t-il puiser cette force insoupçonnée de dire non, quel que soit le prix à payer ? Ce sont toutes ces questions qui viennent en tête quand on voit Compañeros, « Compagnons » en français et, nul doute à avoir, il s’agit bien ici de compagnons de colère, de compagnons de combat. Ceux que la dictature montante en Uruguay dans les années 70 aurait aimé faire taire. Mais elle commettra une grande erreur d’appréciation : il est des hommes auxquels seule la mort peut rabattre le caquet… Ils s’appelaient José Mujica, Mauricio Rosencof, Eleuterio Fernández Huidobro, ils étaient de ceux-là, trois parmi tant d’autres, qui jamais ne plièrent l’échine pendant douze années, telles une nuit interminable (le titre premier du film était d'ailleurs celui-là : La Noche de 12 años).

Nous sommes donc en 1973. Après le coup d’état par lequel les militaires viennent de prendre le pouvoir. On ne peut pas dire que certains ne l’avaient pas vu venir. Dès 1964, percevant la montée fulgurante de l’extrême droite, le parti communiste, inquiet de la multiplication des agressions politiques et antisémites, redoutant dores et déjà un putsch, avait mis en place une structure clandestine armée d’autodéfense. Le mouvement des Tupamaros était né. Il tirait son nom d’un des chefs indiens qui conduisit l'une des plus importantes révoltes contre les Espagnols en 1572. Plus de quatre cents ans plus tard, voilà que l’armée assiège le pavillon où nos trois compagnons et quelques autres se tiennent cachés. Ce sera un vrai carnage. Pourtant, étonnamment ces trois-là en ressortiront vivants et se retrouveront par le destin étrangement liés. Bafoués, torturés, puis transbahutés d’une prison à une autre, simultanément, mais sans pouvoir le deviner. Plus que la torture, plus que le manque de nourriture, de soins, le pire est peut-être l’isolement le plus absolu dans lequel ils sont tenus. C’est dans leur étrange périple, une sorte de road movie carcéral, que nous plonge ce film choc, aussi éprouvant que réjouissant. Comment survit-on, telle était la question ? À coup d’humour kafkaïen, en n’abdiquant jamais ses convictions, en osant rêver, en dénichant de la poésie dans les interstices les plus improbables des plus immondes trous à rats. En écoutant les mouches voler, les cafards ramper, le clapotis de la pluie, les gémissements des autres et ces coups… Quels sont ces coups, d’abord discrets, puis de plus en plus impatients ? Un code secret peut-être ?
Dans les geôles de la dictature, pas de droits de l’homme qui tiennent. Il ne suffit pas à la nouvelle autocratie d'empêcher ses prisonniers politiques d’avoir des contacts avec l’extérieur, il faut également qu’elle les brise, les humilie par tous les moyens, jusqu’à ce qu’ils abdiquent leur humanité. Ce qu’ils ne feront jamais… Et leur exemple donnera un secret espoir au peuple, qui bien des années plus tard les élira comme ses représentants, mais c’est une autre histoire.

Compañeros est magnifiquement interprété par un trio d’acteurs fabuleux… sans compter les personnages secondaires : tant cette mère, infatigable dans ses recherches pour retrouver son fils, que les geôliers, dont l’un fera une demande incroyable à un des prisonniers…

Conférence, jeudi 21 mars à 18h30, Hôtel de Ville d’Avignon. La Frontera, de l’élection de Trump à la construction du Mur... les nouvelles relations entre les USA et l’Amérique latine par Ana Cecilia Hornedo Marín, spécialiste du Mexique contemporain et James Cohen, professeur des Universités à Paris III. Contraluz, c’est aussi des voyages (Catalogne, Chili/Bolivie, Pérou...), des stages d’Espagnol (vacances d’avril), des cours de Tango... Toutes ces informations et bien d’autres sur contraluz.fr.